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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 02:06

 1- les hiéroglyphes linéaires :

 

Le système des hiéroglyphes nécessitait beaucoup de temps dans la réalisation des détails. Il était mal indiqué pour l’écriture des documents administratifs.

C’est pourquoi il fallut simplifier ce système afin de le rendre plus simple et plus facile à tracer.

On essaya en premier à réduire le nombre de traits à effectuer pour simplifier les caractères mais en conservant la forme générale du signe ainsi que le type qui le caractérisait. Chaque espèce d’oiseau, de reptile, d’humain mais aussi les objets restait dans la même classe de caractères hiéroglyphiques.

Cependant, ces hiéroglyphes réduits appelés linéaires nécessitaient une main exercée dans l’art du dessin pour la réalisation de ces croquis. Cette écriture devint celle des livres.

Ces hiéroglyphes linéaires étaient écris à l’encre rouge et noire sur des feuilles de papyrus collées bout à bout. Les papyrus pouvaient atteindre des longueurs et largeurs variables constituant ainsi des volumes.

 

Hieroglypes Lineaires

Photo empruntée au site wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Hiéroglyphe_linéaire

2-le hiératique :

 Les hiéroglyphes linéaires exigeant une certaine habilité ne pouvaient pas être utilisés facilement et rapidement. Il fallut donc simplifier à nouveau l’écriture sacrée. Cette seconde modification produisit un genre d’écriture nouveau que les auteurs Grecs désignèrent sous le nom de hiératique signifiant sacerdotale car utilisée par les Egyptiens qui s’intéressaient aux sciences et aux lettres connus sous le nom de caste sacerdotale. Elle fut utilisée de l’ancien empire jusqu’à l’époque romaine. A partir dVIème siècle avant JC, seuls les textes religieux étaient notés en hiératique.

Contrairement aux hiéroglyphes, ils sont tracés en lignes horizontales et se lisent de droite à gauche.

 

Hieratique

Photos empruntés au site wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Hiératique

3-le démotique :

 

L’écriture démotique qui signifie populaire en Grec ( car elle est lisible par le peuple, enfin )apparaît vers -650. Elle servait à rédiger le courrier et les documents administratifs. C’est une forme encore plus simplifiée des hiéroglyphes sacrés. En effet on n’y reconnaît plus les caractères d’origine. A partir de l’époque romaine, elle servit à transcrire des textes religieux et des contes.

 

démotique

4- les autres types d’écriture.

 

Bien entendu, les Egyptiens utilisèrent les formes d’alphabet perse grec et romain suivant l’occupant. Il est à noter que le copte dérive du grec.

Pour la correspondance diplomatique, l’écriture utilisée était du type cunéiforme.

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 00:16

Pour les Egyptiens anciens, l'écriture sous forme de hiéroglyphes était sacrée voire divine. Ils étaient considérés comme une traduction de la parole des dieux,qui devait permettre de redonner la part divine du monde, de transmettre et d’expliquer le savoir hérité des dieux. Les informations transmises étaient sacrées et inspirées des dieux eux-mêmes. Le décodage des hiéroglyphes relevait du divin. C’est pourquoi le fait de lire, d’écrire et de comprendre ces symboles impliquait un accès à une connaissance sacrée et divine, chose très importante chez les anciens Egyptiens qui n’était réservé qu’à une élite , les scribes, le roi et ses ministres ainsi qu’aux prêtres.

 

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Exemple de hiéroglyphes, vu sur le site de Saqqarah aux alentours de la pyramides d'Ounas, dans le mastabas d'un dignitaire de la 5ème dynastie dont je ne connais pas le nom. On peut y lire le nom donné à la pyramide (beauté des lieux) à gauche et le nom du roi dans le cartouche.


Thot était le dieu qui inventa l’écriture et le langage, il est « celui qui a écrit le premier » possédant un savoir immense il a fait des scribes ses disciples.

La naissance de l’écriture se situerait aux alentours de -3000, mais de récentes découvertes pourrait la faire avancer de quelques siècles, vers -3200.

Sous le règne de Narmer, eut lieu l’unification des deux terres, la haute et la basse Egypte, ainsi débutait l’histoire. On a retrouvé des étiquettes portant des hiéroglyphes dans une tombe attribuées au roi scorpion, datées de -3200 environ. Ces étiquettes en ivoires servaient à identifier le contenu d’offrandes au roi. On pouvait y trouver la provenance des denrées.

Les hiéroglyphes seront utilisés pendant environ 3600 ans, du roi scorpion jusqu’à la fermeture du temple de Philae par Constantin au quatrième siècle de notre ère. A partir de ce moment, l’écriture la plus ancienne et celle qui aura duré le plus longtemps tomberont dans l’oubli, une épaisse couche de sable couvrira ce glorieux passé jusqu’à en abolir pratiquement le souvenir.

 

Le terme hiéroglyphe est appliqué aux caractères sculptés ou peints soigneusement comme l’exigeait la décoration des monuments à laquelle ils furent employés. Ils servirent aussi à la rédaction des textes religieux, les paroles divines, le livre des morts, les textes des pyramides ou des sarcophages.

 

L’écriture hiéroglyphique comporte deux catégories de signes : les signes phonétiques et les signes sémantiques (relatifs au sens), les idéogrammes relevant à la fois des deux catégories.

 

1-les caractères qui composèrent dés le départ le système d’écriture sacrée furent des imitations d’objets réels de la nature : l’idéogramme. C’est à dire un signe qui donne à une idée un mot et donc un hiéroglyphe. Un pictogramme est donc un signe mot qui est utilisé pour écrire ce qu’il représente. Il représente l’image plus ou moins conforme et détaillée de l’objet qu’il exprime. Pour indiquer qu’il s’agit d’un mot complet employé comme idéogramme, on ajoute en dessous ou à côté du signe un petit trait pour montrer qu’il n’est pas utilisé pour sa valeur phonétique.

 

2- le second est le phonogramme qui est utilisé pour le son qu’il représente. Ces caractères sont appelés phonétiques car ils ne représentent pas des idées mais un son ou une prononciation. Caque mot est ensuite suivi d’un déterminatif permettant de le classer. Le système des signes phonétiques constitue un véritable alphabet et non un syllabaire. Les phonogrammes pouvaient représenter une, deux voire trois consonnes. Les Egyptiens n’écrivaient que des consonnes.

On avait des unilitères, des bilitères, des trilitères.

 

3-il existe enfin des déterminatifs, ces caractères permettent des savoir à quelle famille appartient le mot (animal, végétal…). Ce sont des caractères sémantiques qui n’ont qu’une lecture visuelle. Ils se placent derrière le mot mais ne sa prononcent pas. Il arrivait souvent que des objets très différents dans la vie s’écrivent de la même manière dans les textes dus au fait qu’il n’existait pas de voyelles. Les Egyptiens utilisèrent donc un caractère additionnel placé à la suite du mot écrit en phonétique ayant pour but de déterminer la prononciation et l’acceptation du mot en indiquant indirectement les voyelles à rajouter dans la lecture. Ils sont très importants car ils permettent d’exprimer le genre et de déterminer l’espèce de l’objet exprimé par le nom phonétique.

Ils se placent en effet à la suite des noms phonétiquement exprimés, des pronoms, des noms propres et des verbes.

 

Les inscriptions hiéroglyphiques étaient rehaussées par l’éclat des couleurs qui étaient appliquées à chaque signe selon un code spécifique.

 

Dans un premier temps, pour les inscriptions sculptées en grand sur des monuments publics, on employait la couleur à peu prés naturelle de l’objet représenté :

1-le bleu : sombre pour le ciel étoilé, turquoise pour l’eau du Nile et la mer. Les coiffures masculines étaient généralement bleues.

2-le rouge : couleur de la violence et de la victoire, utilisé pour la terre, le soleil, le sang. La peau des hommes est peinte en rouge.

3-le jaune : symbole de la chair des dieux et de l’immortalité, couleur de la Lune. La peau des femmes est peinte en jaune.

4-le vert : jeunesse, santé, eau et vie végétale

5-Le blanc : joie et gloire, les vêtements masculins sont blancs.

Les vêtements féminins varient du blanc au vert en passant par le rouge.

 

Mais les inscriptions peintes sur les stèles et les sarcophages, moins détaillés, on n’utilisait que des couleurs conventionnelles pour les images d’animaux et de végétaux.

1-les animaux et les végétaux étaient peints en vert.

2-les oiseaux : les ailes et la partie supérieure du corps étaient bleues, le reste du corps, vert et les pattes bleues et rouges.

3-les ustensiles, instruments et objets de costumes prenaient la couleur de la matière dont ils étaient faits : le bois est jaune, le bronze est vert, le fer est rouge, les vases en verre et en émail sont bleu dans le haut et rouge dans le bas.

4-le bleu était réservé aux formes géométriques et aux plans d’édifices.

 

Les hiéroglyphes pouvaient être tracés de plusieurs manières très variées voire opposées.

On les trouve représentés de haut en bas en colonnes et en lignes. On peut tracer les signes isolément ou par deux et trois selon la largeur des caractères.

Pour la lecture, il existe plusieurs sens, de droite à gauche, de gauche à droite. En général, on les trouve rangés en colonnes ou en lignes dont la lecture s’effectue de droite à gauche.

Pour définir le sens de lecture, il faut observer dans quelle direction sont orientées les têtes humaines ou animales.

Si les têtes sont dirigées vers la droite alors la lecture sera de droite à gauche et réciproquement.

Lorsque les hiéroglyphes sont placés en colonnes, la lecture se fera de haut en bas et le sens dépendra de la direction des personnages, comme indiqué ci-dessus.

Des variations existent, comme dans le cas de la tombe de Hammenhotep fils de Hapou où le nom du propriétaire des lieux est inscrit de bas en haut, alors que le texte, lui, est écrit de haut en bas.

Mais, sans exception, une langue reste elle un langue ?

Les écritures simplifiées

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 00:01

L’Egypte ancienne fascine. Les trésors architecturaux qu’elle nous a légué en plus de 3000 années d’histoire sont impressionnants. Mais parmi tous ces vestiges d’un autre temps, il y en a un qui continue d’émouvoir les passionnés que nous sommes par la beauté qu’il inspire. C’est l’écriture, les fameux hiéroglyphes.

 

D’après les apparences, l’Egypte avait développé son système d’écriture et sa langue seule, parallèlement à d’autres qui eux développèrent le système d’écriture cunéiforme. Les symboles utilisés  représentent des éléments de la flore et de la faune locale et de la vie quotidienne. Les écritures cunéiformes ont pourtant été utilisées en Egypte.

Pendant des siècles, des avants ont été tenus en échec devant le déchiffrement des hiéroglyphes, pensant qu’il s’agissait de simples dessins ornementaux sans aucun sens, même si la dimension artistique des ouvriers était bel et bien recherchée. Il fallut attendre Champollion en 1810, pour réussir le déchiffrement suite à la découverte de la pierre de Rosette. Un simple décret royal, datant de l’époque Ptolémaïque, écrit en deux langues et trois systèmes d’écriture différents, Grec, hiéroglyphes et hiératique.

Son iodée de génie fut de comprendre que les symboles n’étaient pas seulement des mots mais aussi des sons.

 

Bien sur, l’écriture Egyptienne a évolué, au cours de 3000 ans c’était écrit,

L’écriture que nous voyons sur les temples et les tombes était réservée à une élite et aux dieux. Difficile à mettre en œuvre, elle servait surtout à illustrer les récits de batailles  des rois, les textes officiels ou encore les décorations des monuments funéraires.

C’est pour cette raison qu’une simplification est apparue : le hiératique, qui veut dire sacrée. Elle était utilisée par les scribes, ce qui leur permettait de transcrire rapidement leurs documents et de les archiver.

 

Mais comme les scribes copiaient et recopiaient les documents, ils en vinrent à inventer une autre forme d’écriture encore plus simplifiée : le démotique, voulant dire populaire. Le hiératique restant utilisé pour les textes religieux, le démotique pour l’administration (l’Egypte avait une administration puissante, peut être que la France en a hérité…).

 

Il existe une autre forme d’écriture qui est le copte, dérivé du grec, mais je n’en parlerai pas, je dirai simplement qu’elle est encore en usage en Egypte en retrait par rapport à l’arabe.

Les hiéroglyphes

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Le papyrus 

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 23:54

Très certainement l'architecture est née en Egypte. Et pas seulement avec le génial Imhotep. 

Sous les Ière et IIème dynasties, les constructions étaient réalisées en briques crues et en bois, matériau très rare en Egypte. Il ne reste que pu de traces des constructions de l'époque. Mais des vestiges nous sont parvenus, comme par exemple la première brasserie dans les environs d'Abydos et datée de la IIème dynastie. Plus souvent, ce qui nous reste dans les deux premières dynasties sont les tombes. Les tumulus d'Abydos ou les mastabas en briques de Saqqarah. A Abydos se trouve aussi un des premiers exemplaires de temple funéraire, en bois, qui ne subsiste que par les forages dans le sol supposés recevoir les poteaux en bois qui soutenaient l'ensemble. Ensuite viennent les temples en briques et à redans, toujours à Saqqarah et Abydos. Il y avait aussi les tombes creusées dans la roche, et qui comptaient des galeries et des chambres magasins, comme on peut le voir sous la pyramide d’Ounas avec la tombe de Hoteshekhemoui.

Et vint ensuite le génial Imhotep, et l'avènement de la pierre comme matériau de construction principal.

 

Le complexe funéraire de Djeser

La construction par rampes internes (Khéops)

Les temples

Les habitations

Les mastabas

Des mastabas aux pyramides

L'évolution des pyramides 

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 23:26

Dans cet article seront exposées les sciences qui étaient utilisées par les anciens Égyptiens et qui ont peut être été inventées par eux.

1-l'écriture

2-l'architecture

3-les bateaux et la navigation

4-la gestion des eaux du Nil

5-le calendrier

6-l'astronomie

7-la médecine

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 21:44

Qu’est ce qui a bien pu pousser Imhotep à construire un complexe funéraire aussi grandiose et complexe pour son Roi, Djéser. 

Grandiose, c’est normal c’est pour le pharaon. Compliqué, comme la religion Egyptienne, qui n’est compliquée que vue par nos yeux modernes, pensant selon notre idéologie, basée elle-même sur une religion. 

Tout d’abord, le pharaon doit avoir une tombe à la mesure de la divinité de sa fonction. A cette époque on construit en briques crues, matériau dégradable avec le temps et l’Egypte possède déjà une histoire assez longue pour connaître ce fait. Auparavant, on utilisait la pierre pour certaines parties des monuments, encadrement de porte par exemple, mais jamais encore on avait utilisé ce matériau à ce point. Imhotep sera un grand innovateur dés le début de la construction du complexe. Il sera divinisé plus tard par les Grecs, sous le nom d'Esculape.

Djéser avait terminé le complexe funéraire de Khâsékhémoui, son père ou beau père et dernier roi de la deuxième dynastie, à Abydos et Saqqarah, déjà grandiose mais en briques crues. Il était composé d’un temple, d’une tombe et d’une tombe factice.   

C’est donc vers 2700, que fut construit le premier édifice en pierre et nous pouvons considérer que l’architecture est née avec lui.   

Au départ, le roi devait être enterré dans un mastaba traditionnel, les traces en ont été retrouvées dans la pyramide et elles sont d’ailleurs visibles. Le mastaba était installé dans une enceinte l’entourant entièrement, le mur mesurant environ 10m de hauteur (on peut en voir une partie reconstituée à l’entrée du site) et était percé de 15 portes dont une seule était réelle. Avec cette hauteur, on ne pouvait plus apercevoir le mastaba du roi depuis l’extérieur. On ne peut pas savoir si le mur a été construit avant la pyramide ou le contraire.   

  La grande enceinte de 211 bastions a probablement pour modèle la véritable enceinte de la ville de Memphis réputée pour ses murailles légendaires de briques crue dont on a soigneusement reproduit l'apparence allant jusqu'à sculpter dans la pierre taillée les petits carrés imitant les poutres de bois que l'ont mettait dans les murailles de briques pour les renforcer dans leurs parties supérieures. La fidélité à l'original explique les 14 portes factices et la seule réelle.

 

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L'entrée 

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Remarquez les formes carrées sculptées dans la partie haute de l'entrée. 

      L’entrée principale donne sur un corridor à colonnades, les premières de l’histoire. Si elles sont encore timidement emmurées, elles étaient déjà construites pour soutenir un plafond de pierre. Et là, superbe supercherie architecturale, elles étaient peintes en rouge alors que le reste du couloir était peint en noir, comme pour mieux faire disparaître et leur donner symboliquement leur fonction. Des traces de cette peinture ont été retrouvées.

corridor 

Les colonnes sont sculptées en forme de gerbes de roseaux (matériau utilisé dans les habitations de l’époque pour former des poutres et des colonnes) ont dit qu’elles sont fasciculées ; c’est la forme qu’auront toutes les colonnes pour les millénaires à venir. 

colonnes 2 

Une vue des colonnes fasciculées, remarquez le plafond sculté en forme de poutres de bois.

La pierre du plafond rappelle les poutres de bois dans la forme. Entre les murs à colonnes se tenaient des statues du roi, assis ou debout, accompagné de sa famille ou non. Pour nous cela représentait des statues du roi et de sa famille, mais pour les Egyptiens de l’époque, ces statues étaient vraiment le roi et sa famille. 

 

colonnes 1 

Une niche où se trouvait une statue du roi. Tel que se trouvait le portique d'entrée à sa redécouverte. 

 

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Passé la porte d’entrée du portique, on aperçoit la forme des gongs et de la porte, sculptée dans la pierre, comme pour la représenter ouverte pour l’éternité. Il s'agit là encore d'un symbole représentant la cité de Memphis où le rois vivra son au-delà.

 

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Deux vues de la porte symbolique.

Directement en face de la sortie du portique, on trouve le mur aux cobras et derrière lui, un ensemble de magasins sur la longueur opposée à l’entrée. A l’intérieur étaient entreposées les vivres et les vêtements dont le pharaon aurait besoin dans l’au-delà. Cette rangée de cobras, déesse protectrice du Nord, garde le second tombeau du roi. On y retrouve le même type de décor que dans les tombes souterraines, que nous verrons plus tard, les fenêtres, les portes et les nattes roulées invitant à entrer.

 

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Entre les magasins et le portique se trouve une cour, où on trouve les vestiges de deux pylônes qui servaient pour la fête de l’Heb Sed, le roi prouvait sa capacité à gouverner au peuple en effectuant une course rituelle entre deux pylônes. Nous en reparlerons plus tard.  

Ensuite, c’est la pyramide ; Elle est construite en petite pierres pouvant être portées par un homme seul. Elles sont posées inclinées à 16° vers l’intérieur, de sorte qu’elles peuvent se tenir seules sans l’aide d’un mortier. 

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Sur la partie gauche de la photo, on peut apercevoir le mastaba originel et à droite les premières pierres de la pyramide inclinées à 16°. 

Comme je l’ai dit plus tôt, le mastaba devait être trop petit pour être vu de l’extérieur, l’idée d’Imhotep a été de le surélever par 3 gradins pour qu’il soit aperçu. A ce moment, le roi a du intervenir pour demander à Imhotep d’agrandir l’édifice. La base a été élargie et on a rajouté encore 2 étages supplémentaires à la pyramide. Elle en comporte 6. 

Ils étaient revêtus d’un parement de calcaire blanc de Tourah dont il reste quelques vestiges aux pieds de la pyramide. 

 

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Au début du siècle dernier, les égyptologues pensaient que la pyramide de Djéser était un édifice isolé, comme à Gizeh. C’est l’invention de l’aviation qui apportera la preuve du contraire. Une forme rectangulaire autour de la pyramide rappelant une forme d’enceinte fermée est apparue sur une photo aérienne. 

 

djoser par Mariette 

En regardant le plan ci-dessus réalisé par Aguste Mariette vers 1850, on voit bien que tous les édifices construits sont sous le sable et sont confondus avec le relief ambiant. Lepsius avait donné comme n° de pyramide 33 et 34 aux maisons du Nord et du Sud. 

 

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Des fouilles furent lancées et un énorme chantier découvert. Il fallait tout reconstruire. Un français pris les choses en mains, Jean Philippe Lauer, qui donna sa vie entière au site de Saqqarah, de 1925 à son décès en 2001. Le musée Imhotep est son œuvre. Visitez le, il n’est pas très grand, mais particulièrement intéressant, le bureau de M. Lauer y a été reconstitué. Il utilisera la méthode de l’anastylose pour reconstruire ce qui pouvait l’être. Il s’agissait d’étudier les restes et reconstruire avec les matériaux utilisés à l’origine. Ca prend du temps et ce n’est pas étonnant que M. Lauer ai mis 76 ans à reconstruire le site et il reste encore du travail. Rendons lui hommage. 

 

Références : 

Pyramides, temples et tombeaux de l’Égypte ancienne, Richards Lebeau, Autremant

La fantastique histoires des bâtisseurs de pyramides, Zahi Hawass, éditions du rocher.

Les grands sages de l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Tempus.

L’Égypte des grands pharaons, Christian Jacq, Tempus.

Dictionnaire des pharaons, Pascal Vernus et Jean Yoyotte. Tempus.

L’Égypte au temps des pyramides, Guillemette Andreu, Hachette.

Histoire de l’Égypte ancienne, Nicolas Grimal. Fayard

Égypte, sur les traces de la civilisation pharaonique, H.F.Ullman.

Paysages et paradis de l’autre monde selon l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Maison de vie.

Djéser et la IIIème dynastie, Michel Baud, Pyagmalion.

Les cahiers de sciences et vie.

Dossiers d’archéologie.

Et diverses recherches personnelles sur le net.

 


L'article en pdf

Les chapelles de la fête SED

Les maisons du Nord et du Sud et leur symbolique 

Le corridor d'entrée 

La pyramide

Le grand fossé 

Imhotep

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 17:26

Les dates sont données selon des recherches et différentes sources, je les ai choisies arbitrairement, elles sont donc différentes d'autres sources que vous pourriez avoir. J'ai choisi ces dates par rapport à ma source principale qui est Christian Jacq.

-Période prédynastique, dynastie 0: lien
-Serekh
-Ny-Hor
-Hat-Hor
-Yry-Ro
-Ka
-Scorpion

-2950 à -2770, première dynastie
, capitale Abidos, en haute Egypte: début du pouvoir absolu.

-Narmer, roi de haute Egypte, il va conquérir toute la vallée du Nile, jusqu'à la méditéranée. Il réunira les deux royaumes sous la couronne double. Il est peut être aussi appellé Ménés. Voir la palette de Narmer au musée du Caire
-Ahâ fonde la ville de Memphis en basse Egypte.
-Houadj
-Oudimouh

-2770 à -2640, IIème dynastie,capitale Memphis, progrès du pouvoir absolu.

-Hotepsékhemoui
-Nebré
-Nineter
-Peribsen, il réprime une insurrection des princes féodaux de haute Egypte et transfère la capitale à Memphis. Il change la divinité qui l'identifie de Seth à Horus
-Khasekhemoui proclame culte d'état celui d'Horus avec son siège le plus important à Héliopolis.

-Ancien empire, -2640 à -2155:  

La capitale restera Memphis durant tout l'ancien empire

-IIIème dynastie, arbre généalogique

 

Extension du pouvoir absolu dans le domaine religieux

-Nekba ou Sanacht
: 2647 à 2628
-Djeser, 2628 à 2605, il fait du culte solaire, le culte du roi et s'empare du pouvoir sacerdotal. Imhotep, prince, grand prête d'Héliopolis et vice roi est le premier grand médecin et architecte de l'histoire, il sera divinisé sous les Grecs.
Construction à Saqqarah du premier édifice en pierre de l'histoire, la pyramide à degrés.
-Sekhemkhet , 2605 à 2598, il entreprend un ensemble funéraire avec une pyramide à degrés plus grande que celle de son père Djeser, mais ne la termine pas faute de temps.
-Khâba,2603 à 2599

-Houni, 2599 à 2575, dernier roi de la dynastie, peut être a t'il construit une pyramide à Zaouiét el Aryan.

-IVème dynastie, arbre généalogique

-Snéfrou, 2575 à 2551, premier pharaon de la IVème dynastie. Il a peut être régné 40ans. Il entreprend des expéditions en Nubie et dans le Sinaï. Il construira 4 pyramides, une à Seilah, une à Meïdoum et deux à Dashour.
-Khéops, 2551 à 2528, fils de Snéfrou, on ne connait pas grand chose sur lui. Une seule statuette de 10 cm à été découverte pour le moment. Il construira la grande pyramide de Guizeh.
-Djédéfrê, 2528 à 2520, lui succède, aux yeux de certains égyptologues c'est un usurpateur mais les nouvelles preuves tendraient à prouver le contraire, son fils Kaouâb meurt avant lui, donc il n'aura pas de successeur. Il se fait enterrer à Abou Roach, sa pyramide ne sera pas terminée. Il est le premier roi à porter le titre de fils de Rê. Peut être a t'il construit le grand Sphinx.
-Khephren, 2520 à 2494, fils de Khéops, demi frère de Djédéfré. Il conserve le titre de fils de Rê. Il construit la deuxième grande pyramide à Guizeh.
-Mykérinos, 2490 à 2472, fils de Khéphren. Il construit la plus petite pyramide de Guizeh.
-Chepseskaf, 2472 à 2467, fils de Mykérinos. Il achèvera la pyramide de son père décédé avant la fin de la construction. Il se fait enterrer à Saqqarah sud, dans le mastaba "el faroun". 

On site des rois qui auraient pu régner durant la dynastie.

En un peu plus d'un siècle, cette famille aura construit les plus grandes pyramides, se sera la seule à entreprendre de tels projets avant l'avènement de Hatchepsout et de Ramses II, plus d'un millénaire plus tard.
Djedefptah ou Khentkaous aurait pu régner avant d'épouser Ouserkaf et de fonder la 5ème dynastie


-Vème dynastie: arbre généalogique

-Ouserkaf, 2465 à 2458, neveu de Mykérinos. Il a un règne court. Il se fait construire une pyramide à Saqqarah prés de celle de Djeser. Il construira un temple solaire à Abou Ghorab.
-Sahourê, 2458 à 2446, il creuse le canal de Bubastis qui relie la méditerranée à la mer rouge et crée une puissante flotte militaire. Première expédition au royaume de Pount. Première pyramide à Abousir
-Néférirkarê-Kakaï, 2446 à 2427, perd le pouvoir religieux et juridique. Sa pyramide est à Abousir.
-Réfénefrê, Sa pyramide est à Abousir.
-Chepseskarê,
-Niouserrê, 2420 à 2396,construit un  temple Solaire à Abou Ghorab . Sa pyramide est à Abousir.
-Menkaouhor, 2396 à 2388
-Djedkarê-Izézi, 2388 à 2355, Il ne construit pas de temple solaire, contrairement à ses prédécesseurs mais construit sa pyramide à Saqqarah sud. Il mène une politique extérieure dans les mines, Sinaï, Abou Simbel, Byblos et le pays de Pount. Les vizirs de l'époque prennent de l'importance et laissent de riches tombeaux dont celui de Ptah Hotep, connu pour ses maximes célèbres.
-Ounas, 2355 à 2325, dernier roi de la Vème dynastie, construit une pyramide à Saqqarah, la première décorée des textes des pyramides et également de l'enseignement de Ptahhotep.

La Vème dynastie semble avoir ouvert l'Egypte sur l'extérieur. Les reliefs du temple de Sahourê montrent des représentations de pays vaincus et le retour d'une expédition maritime.
On arrête généralement la période classique de l'ancien empire au règne d'Ounas, la décadence de la première période intermédiaire débutant avec la VIème dynastie

-VIème dynastie: arbre généalogique

L'ancien empire est à son apogée mais les féodalités menacent le pouvoir central. Il y a une autre menace, l'absence d'héritier mâle quand Mérénrê est assassiné.

-Téti , 2325 à 2300, monte sur le trône après s'être marié avec une fille d'Ounas, pour légitimer son pouvoir, il pourrait être ausi le petit fils ou le fils d'Ounas. Il mène une politique de pacification et d'alliance avec la noblesse et continue les relations internationales. Il aurait été assassiné. Sa pyramide est à Saqqarah.
-Ouserkarê,usurpateur ou corégent de Pépi Ier, règne deux ans.
-Pépi Ier, 2300 à 2268, monte sur le trône très jeune et règne plus de 40ans. Il aurait eût un règne difficile, une conspiration dans son harem le prouverait. Il mène une politique de présence en menant des grands travaux dans les sanctuaires de haute Egypte: Dendera, Abydos, Eléphantine et Hiérakonpolis.Sa pyramide est à Saqqara.
-Mérenrê Ier, 2268 à 2254 fils de Pépi, poursuit la politique de son père dans les mines. Il garde le contrôle de la haute Egypte et mène des campagnes en Syrie, en Palestine et en Nubie.
-Pépi II, 2254 à 2160, demi frère de Mérenrê, débute son règne à 10ans. Il aurait gouverné pendant 94ans. Cette longévité entraînera une crise dans l'administration et une dure lutte pour la succession.Cette crise est due au fait que les fonctionnaires n'ont connu, pendant prés d'un siècle, qu'un seul roi, ce phénomène se reproduira avec Ramses II et à la fin du moyen empire.Sa pyramide est à Saqqarah.
-Mérenrê II, aurait régné un an avant d'être assassiné.
-Nitocris, épouse de Mérenrê II, première femme pharaon, lui succède et aurait régné de 6 à 12 ans
La succession de Nitocris entraînera la chute de l'empire qui laissera arriver la première période intermédiaire qui durera environ 150ans.

La première période intermédiaire:-2155 à -2135  ou -1998 lien

Les quatre dynasties qui couvrent cette première période intermédiaire sont très mal connues, tout comme les évènements précis qui se sont déroulés durant cette période d’un siècle et demi.

VIIème et VIIIème dynastie:

Selon Manéthon, la VIIème dynastie comprendrait 70 pharaons ayant régné chacun 70 jours, Manéthon étant surtout connu pour son sens de l'exagération, ceci prouve néanmoins le degré d'anarchie qui s’est installé dans le pays à la mort de Nitocris.

La VIIIè dynastie aurait compté 17 rois dont 5 reprennent le nom de couronnement de Pépi II : Néferka Rê. Il s'agit peut-être de ses descendants directs, ses fils ou ses petits-fils.

IXème et Xème dynasties:2134 à 2040

La IXème dynastie voit les princes Hiérakonpolis, capitale du riche vingtième nome de Haute-Egypte, prendre le pouvoir avec l'aide d'Assiout. Mérib Rê Khéty Ier fonde la IXème dynastie. Lui succèdent Néferka Rê, Nebkaou Rê, Khéti II, Setout. Ils engagent la lutte contre les envahisseurs « asiatiques » dans le Delta et parviennent à les en chasser. Mais à l’intérieur, ils se heurtent aux princes de la ville d'Apet (Thèbes), qui s'attribuent eux aussi la dignité royale.

Les rois de la Xè dynastie se posent en successeurs de la lignée Memphite, mais reconnaissent l'existence de leurs rivaux thébains en Haute-Egypte. Le pays est divisé : au nord règnent les souverains d'Hérakléopolis (Méri-Hathor, Néferka Rê VII, Mérika-Rê…) alors qu’au sud Antef « l'Ancien » fonde une lignée royale qui fera la grandeur de l’Egypte au Moyen Empire.

Le moyen empire - 2134 à -1785: lien
La capitale est Thèbes, retour du pouvoir central.
Le passage de la 1ère période intermédiaire au moyen empire est flou.

La XIème dynastie: arbre généalogique

-Montouhotep Ier, 2130 à 2134,"Montou est satisfait" étend son pouvoir sur la basse egypte.
-Sehertani-Antef, 2134 à 2118, il se proclame roi lui même et transfère le pouvoir de Hérakléopolis à Thèbes.
-Antef II, 2118 à 2069
-Antef III, 2069 à 2061

-Montouhotep II, , c'est à partir de ce règne que l'on considère la 1ère période intermédiaire terminée. Il construit un temple funéraire à Deir el Bahari.
-Montouhotep III, 2010 à 1998,
Ces deux rois vont rétablir la charge de vice roi chancelier et juge suprême.
-Montouhotep IV, 1998 à 1991, Il envoie une expédition pour trouver la pierre pour sa demeure d'éternité. Elle est conduite par son vizir et prince Amenemhat.
On a connaissance de noms de rois ayant régné à la suite de Montouhotep IV. Ils feraient partie de cette dynastie, mais n'auraient été que des souverains locaux. Ci-dessous la liste.
-Antef Kakarê
-Libkhenetrê
-Seqerseni

La XIIème dynastie: arbre généalogique

-Amenemhat Ier, 1991 à 1962,  il est le vizir de Montouhotep IV, voir plus haut, il prend le pouvoir à sa mort, en s'appuyant sur le peuple et la petite bourgeoisie. Il associe son fils Séssostris au trône. Cette pratique durera toute la XIIème dynastie, le fils étant le bras du père, càd l'armée. Amenamhat, va rendre fertile 2000km² de terre dans le fayoum en creusant un canal jusqu'à un lac artificiel creusé plus tôt. La frontière sera déplacée au delà de la troisième cataracte au coeur du Soudan.
-Sesostris Ier, 1971 à 1962, il achève la conquête de la basse Nubie sur la deuxième cataracte et contrôle le pays de Koush de la deuxième à la troisième.
-Amenemhat II, fils de Sesostris, règne trente ans, étend son empire en Palestine et Syrie.
-Sesostris II, 1897 à 1878, règne pacifique
-Sesostris III, 1878 à 1842, il fixe la limite de son autorité à Semna en Nubie et construit des forteresses qui communiqueront en signaux de fumée.
-Amenemhat III, 1844 à 1797, termine le projet de son arrière grand père au Fayoum. Il construit une grandiose résidence au même endroit appelée par les Grecs le "labyrinthe".
-Amenemhat IV, 1798 à 1789, il améliore le réseau de canaux du Fayoum.
A la fin de ce règne, encore une fois, la situation du pays va se dégrader, dû certainement à la longueur des règnes de Sesostris III et d'Amenemhat III. Pas de successeur mâle, le pouvoir est entre les mains d'une femme.
-Néfrousobek, 1789 à 17851ère femme pharaon dénommée comme telle, règne trois ans

La seconde période intermédiaire:-1785 -1580 lien

La XIIIème dynastie:

Cette dynastie semble être la suite légitime de la précédente, on fait pourtant commencer la seconde période intermédiaire par elle. Rien ne donne l'impression d'une rupture brutale, le pays ne va pas s'effondrer pendant le siècle et demi qui précède l'invasion par les Hyksôs.
On compte 65 rois durant cette dynastie qui durera 40 ans.

De la XIVème à la XVIIème dynastie:

-Neferhotep Ier restera 11ans au pouvoir. Il a autorité sur le delta at au sud.
-Sobekhotep IV, règne de 8ans, c'est sous son autorité que les Hyksôs ( Cananéens)  prendront le pouvoir.

Les Hyksôs:

-Salitis, premier rois pasteur Hyksôs, il fonde la ville de Avaris.
-Apophis, battu par le roi de haute Egypte, dernier roi pasteur.
Tous deux sont des rois Hyksôs.

-Kâmosis, il bat et repousse les Hyksôs en moyenne Egypte.
-Amôsis, il conquiert la Nubie jusqu'à Abou Simbel, il pénètre dans le delta détruit Avaris et chasse les derniers hyksôs jusqu'en Palestine. Il réprime une rébellion des princes du nord et rétablit le pouvoir sur toute l'Egypte.

La XVIIème dynastie est une dynastie fantôme qui survit en basse Egypte durant la domination Hyksôs, elle est contemporaine des XIV XV et XVIème.

Le nouvel empire -1580 à -1085: lien

La XVIIIème dynastie:  les Thoutmosides:
arbre généalogique:

La capitale  sera Thèbes pendant toute la dynastie, avec une exception pendant le règne d'Akhénaton

-Amôsis, 1580-1558, c'est le frère de l'Amôsis de la XVIème dynastie. Règne de 1580 à 1558, il continue la consolidation du pouvoir. A sa mort, son épouse Ahmés-Néfertary assure la régence de son fils Aménophis Ier (Amenhotep?)
-Aménophis Ier, 1558-1530, il pousse la frontière à l'Euphrate. Premiers heurts avec les Hittites.
-Touthmosis Ier, 1530-1520, il épouse la soeur d'Aménophis, Ahmés (le précédent roi n'est pas son père, Aménophis ayant perdu son fils Amenemhat). De cette union naîtra une fille, Hatchepsout. Touthmosis construira les temples de Karnak et installera des obélisques un peu partout dans cette ville. Il sépare la sépulture de temple funéraire pour la première fois et installe sa tombe dans sa "demeure de million d'années" dans la vallée des rois. Tous ces successeurs en feront autant.
-Touthmosis II, 1520-1505, fils de Touthmosis Ier mais pas de Ahmés, il épousera Hatchepsout. Ils auront une fille mais le roi aura un fils d'une de ses concubines. Sur le plan politique, il réprime des rebellions et affermit son pouvoir absolu.
-Hatchepsout, 1505-1484, à la mort de son père, le jeune Touthmosis III est trop jeune pour prendre le pouvoir, c'est Hathepsout qui régnera pendant plus de 20 ans. Elle se fera couronner roi.
-Touthmosis III, 1505-1450, il ne règne réellement qu'à partir de 1416, à 22ans. On l'appellera le Napoléon Egyptien ( bien entendu pas durant l'Egypte antique........). Voir l'article complet à son sujet.
-Aménophis II, il conclut la paix en faisant épouser son fils Touthmosis IV une princesse Mittannienne, Mitenya fille d'Artatâma.
-Touthmosis IV, 1424-1408, il se fera couronner en racontant un rêve qu'il aurai eu: le grand Sphinx de guizeh qui  lui demandait de le désensabler en lui promettant de le placer sur le trône.
-Aménophis III, 1408-1372, Il épouse Tyi, fille de Sutarna, roi Mitanniens, roi de Babylone. Elle exercera un grand pouvoir sur le roi. Seconds heurts avec les Hittites.Il épouse Tyi, fille de Sutarna, roi Mitanniens, roi de Babylone. Elle exercera un grand pouvoir sur le roi.
-Aménophis IV, plus tard  Akhénaton " celui qui est aimé d'Aton", 1372-1354, il change son nom après avoir remplacé la religion officielle par celle plus mystique et monothéiste d'Aton. Il se dit que le dieu unique aime tous les hommes qui sont égaux devant lui et qu'il en est le prophète. La capitale sera déplacée à Akhet-Aton, ville entièrement neuve construite sur la rive Est du Nile. Souverain tyrannique sous prétexte de religion (déjà).
Il épousera Néfertiti qui aura une grande influence sur la religion de son époux, "prophète?".......
-Toutankhaton, deviendra Toutankhamon, 1354-1345, il reste à Akhet Aton sous la régence de Néfertiti avant de retourner à Thébes et rétablie la religion officielle sous influence du clergé. Il meurt mystérieusement à 18 ans, certainement assassiné. Avec sa mort la religion hérétique disparaîtra définitivement.
-AÏ, en épousant Néfertiti, il conservera le pouvoir 4 ans, avec sa mort Akhet Aton disparait. L'Egypte tombe dans l'anarchie.
-Horemheb, 1340-1314, ancien général et ami d'Akhénaton renie son ancienne foi et détruit toute trace du pharaon hérétique, sa mémoire sera même maudite. Il arrêtera une famine générale en réprimant avec vigueur la corruption de l'administration (déjà aussi).


La XIXéme dynastie: -1314 à -1200, les Ramessides: arbre généalogique

Capitales à Thébes et Tanis

-Ramses Ier, 1314-1312, ancien général et vice roi de Horemheb, prend le pouvoir à la mort du roi
-Séthi Ier,1312-1298, père de Ramses, il repousse Muwatallu, roi des Hitittes. Il occupe Qadesh magrés la résistance des Hitittes.
-Ramses II, 1298-1235, il transfère la résidence royale à Avaris. Durant la première campagne militaire, il repousse l'armée des Hitittes(18000 hommes et 2500 chars à faux), mais s'arrète à Qadesh. seconde campagne, il repousse les rebelles de Palestine incités par les Hitittes. Devant la menace grandissante des Assyriens, Hitittes et Egyptiens signent le premier traité de paix de l'histoire. Il construira de nombreux temples et statues à son effigie, Abou Simbel, le Ramesseum, les temples d'Amon à Louxor et à karnak..........Il était l'époux de Néfertari, "la belle est venue".
-Mineptah, 1235-1224, il disperse avec l'aide des Hitittes les peuples de la mer qui menacent le Delta. Exode des hébreux hors d'Egypte.
-Séthi II, 1224-1209 il tente de calmer la crise économique. Menace des Lybiens sur le Delta. Se bat contre Amenmes pour la succession et fini par le battre. Il épouse Taousert.
-Siptah, 1209-1202, fils de Séthi II
-Taousert, 1202-1200, à la suite de la mort de Siptah, elle se retrouve seule à gouverner le royaume.
Voir l'article consacré à la succession de Ramses II

Au vu de la longévité de Ramses II et de la durée de son règne, l'Egypte va commencer une longue période de troubles qui conduira à la troisième pèriode intermédiaire à la fin de la XXème dynastie.

La XXéme dynastie: -1200 à -1085, les Ramessides:

Capitale: Thébes, reprise du pouvoir et décadence

-Sethnekht, règne deux ans, il détruit les bandes Lybiennes et restitue les biens volés.
-Ramses III, 1198-1188, fils du précédant, il continue de reconstituer l'empire. Il met fin aux attaques des peuples de la mer. Il instaure le service militaire en Egypte. En luttant contre la corruption qui sévit jusque dans le harem, le roi est victime d'un attentat qui lui sera fatal.
-Viennent ensuite une longue liste de rois qui porteront le nom de Ramses, parvenus au pouvoir par d'interminables querelles de palais, de Ramses IV à Ramses XI.
-Ramses XI, 1100-1086, tente en vain de résister à la toute puissance de Aménhotep Hérihor, grand prêtre d'Amon, qui devient vice roi et pratiquement maître de l'empire.

Suite au décès de ce souverain, l’Egypte, depuis longtemps en crise, sombra dans la troisième période intermédiaire.

A suivre ......

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 00:14

L'Egypte est un pays à 70% désertique traversé pratiquement du Nord au Sud par le Nil, bordé à l'Ouest par le désert Libyen et à l'Est par le désert du Sinaï.

La bande étroite formée par le fleuve est la seule partie cultivable de l'Egypte. Elle lui doit tout. En effet le fleuve, jusqu'à l'inauguration du barrage d'Assouan dans les années 60, faisait bénéficier la terre stérile du désert des inondations périodiques annuelles et déposait son lot de limon fertile. Les pluies abondantes du printemps sur les hauts plateaux Ethiopiens arrachaient tous les ans le limon pour le redéposer plus en aval le long des bords du fleuve. En fait cela continue mais le barrage retient tout et en aval il n’y a plus d’inondations, les paysans doivent fertiliser eux mêmes par un système de canaux et de pompes assez ingénieux mais très ancien. La bande fertile ne dépasse pas 40km de large. La civilisation Égyptienne s’est formée sur les rives du fleuve et il n’est pas étonnant qu’il ai été divinisé très vite.

Sur ces rives était, pour les anciens, la terre des vivants et au delà, était la terre des morts sur la rive Ouest.

Du Nord au Sud,  on compte plus de 90 pyramides réparties sur plusieurs sites, qui sont les tombes des souverains des ancien et moyen empires. Ensuite, les rois se feront inhumer dans la vallée des rois.

Les sites principaux de pyramides sont :

Abou Rawash, Guizeh, Abousir, Saqqarah, Dashour, Meïdoum, Licht et dans le Fayoum.

 

Plus au Sud, on trouvera des temples dédiés aux dieux et d’autres dédiés aux pharaons morts.

Karnak et Louxor dans l’antique Thèbes, Abou Simbel, Philaë , Edfou et bien d’autres.

L'histoire de cette civilisation aura aussi une part très importante.

Je parlerai aussi des sciences des anciens, de l’art, de leur religion si complexe et passionnante, de politique et de bien d’autres choses.

 

Je vous remercie de votre visite.

 

Références : 

Pyramides, temples et tombeaux de l’Égypte ancienne, Richards Lebeau, Autremant

La fantastique histoires des bâtisseurs de pyramides, Zahi Hawass, éditions du rocher.

Les grands sages de l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Tempus.

L’Égypte des grands pharaons, Christian Jacq, Tempus.

Dictionnaire des pharaons, Pascal Vernus et Jean Yoyotte. Tempus.

L’Égypte au temps des pyramides, Guillemette Andreu, Hachette.

Histoire de l’Égypte ancienne, Nicolas Grimal. Fayard

Égypte, sur les traces de la civilisation pharaonique, H.F.Ullman.

Les grandes pyramides chroniques d’un mythe, J.P. Corteggiani, Gallimard.

Lire et comprendre les hiéroglyphes, Hilary Wilson, Tchou.

Paysages et paradis de l’autre monde selon l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Maison de vie.

Djéser et la IIIème dynastie, Michel Baud, Pyagmalion.

Les cahiers de sciences et vie.

Dossiers d’archéologie.

Et diverses recherches personnelles sur le net.

 

L'article en pdf

 

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 17:38

SAQQARAH EST DJESER, DJESER EST SAQQARAH.

 

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Voilà comment Jean Philippe Lauer a décrit le site durant les 75 années de travail qu'il lui a consacré. En effet, l'imposante pyramide à degrés de Djeser se dresse, majestueuse, au milieu de centaines de tombes de toutes les dynasties. Et on ne voit qu'elle avec ses 62m de hauteur.

De ce site on peut apercevoir au Nord, les pyramides d'Abousir de la 5ème dynastie et au Sud les pyramides de Dashour des 5ème  et 12ème dynasties. Avec un peu de chance on peut apercevoir au loin et au Nord, si la météo le permet, les pyramides de Guizeh. Tout cet ensemble fait partie de la nécropole de Memphis.

 

saqqarah

nécropole de memphis3

saqqarah

saqqarah2

Deux vues aériennes du site de Saqqarah.

On trouve à Saqqarah 11 pyramides de plusieurs dynasties différentes, ce sont celles de:

Djeser, la pyramide de Djeser 3ème  dynastie

Sekhemkhet, 3ème  dynastie

Téti, 6ème  dynastie

Ouserkaf, 5ème  dynastie

Ounas, 5ème  dynastie

Pépi 1, 6ème  dynastie

Pépi 2, 6ème dynastie

Djedkarê Isesi, 5ème dynastie

Qakarê ou Ibi, première période intermédiaire

Menkaouhor, 5ème dynastie et attribuée récemment à ce roi

Mérenrê, 5ème dynastie 

 

On trouve aussi à Saqqarah, les mastabas de différentes personnalités de l’ancien empire :

Ptah-Hotep, vizir de Djedkarê Isesi

Méréroukâ et Kagemni: vizirs de Téti

Ti

Hézyrê 

Méhou vizir de Ounas à Pépi Ier 

La cour du roi Ounas dont:

Khénou

Herymerou dit "Merrery"

Le pharaon Shepseskaf de la 4ème dynastie et arrière petit fils de Khéops

Niankhnoum et  Knoumhotep

Et bien d’autres

La tombe de Horemheb, général de la 18ème dynastie, avant qu’il ne monte sur le trône succédant à Ay.

On y trouve aussi le Sérapéum et des tombes d’animaux sacrés.

Au Nord du complexe de Djeser se trouve la grande muraille ou Hait el moudir, le mur du directeur.

Saqqarah fut, dés les premières dynasties, la nécropole royale de Memphis, toute proche.

Des mastabas des rois et de leur cour y furent construits pendant tout l'ancien empire et la nécropole fut occupée pendant toute l'histoire de l'Egypte antique.

Elle fut délaissée quelque peu sous le moyen empire qui avait déplacé sa capitale à Thébes.

Durant le nouvel empire,  avec le renouveau de Memphis, les nobles et courtisans y sont revenus en construisant de véritables tombes chapelles funéraires, comme celle d'Horemheb.

Vers la fin de l'histoire antique de l'Égypte, les mastabas des anciennes dynasties ont été usurpées, comme le prouvent les fouilles menées par les égyptologues du musée du Louvre aux alentour de la chaussée d'Ounas. 

 

civilisation

Juste pour rire un peu.

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 23:34

Bonjour à tous,

Je me présente, je m'appelle Eddy, je suis agé de 45 ans, je vis en Tunisie et je suis marié et père d'un petit garçon de 3 ans.

J'ai toujours été passionné par l'antiquité et en particulier l'Égypte antique.

Ce site sera consacré à l'Egypte antique et en particulier à l'ancien empire.

En faisant des recherches sur internet sur l'Egypte antique, je me suis aperçu que la plupart des sites n'étaient pas complets à mon idée. J'ai donc pris la décision d'y ajouter mon blog, qui je l'espère, va rassembler les grandes idées de tout internet et des livres que je possède sur le sujet, même si mon site sera à son tour incomplet, je rajouterai des articles et les corrigerai au fur et à mesure que je développerai mon sujet.

N'hésitez pas à me faire part des éventuelles erreurs, j'en tiendrai compte.

Je recommence un blog que j'ai du arrêter suite à une erreur qui va être réparée avec celui-ci.

J'y apporterai mes photos ainsi que celles d'autres personnes qui m'ont donné l'autorisation de publier les leurs.

Les Hiéroglyphes ont été créés grâce au locigiel Jseh, dont je préconise l'utilisation à tous ceux qui en ont l'utilité. Il est entièrement gratuit.

Les traductions ont été, pour la plupart, rélisées par "les ateliers de Nebty", un forum de passionnés assistés par un spécialiste. Le lien de ce site est dans mes sites amis, allez le visiter.

Les plans et projections 3D ont été construites avec Sketchup de google, gratuit lui aussi.

Un grand merci à Tatiana, Jean Marie, Florian, Marc et Marc ( un Belge et un Français), Jean Louis pour leurs soutien et leurs photos et surtout à mon épouse qui est très patiente avec moi.

Comme vous pourrez le remarquer, il n'y a aps de copyright, tout est gratuit, l'article en pdf accompagnant chaque article est téléchargeable à volonté. Pour moi la culture doit être accessible à tous et gratuite.

Bonne lecture et n'hésitez pas à me contacter.

Eddy

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