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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 02:54

 

Sanacht ou Nebka, 2647 à 2628


sanacht

Sanacht

sanacht2

 Sanacht

 

 nebka

Nebka

 

Manéthon l’appelle Necherphés et lui donne 28 ans de règne, le papyrus de Turin lui en donne 19. Tous deux sont exagérés.

Il s’agit du premier roi de la IIIème dynastie.

Il y a controverse sur son nom exact, et généralement la plupart des spécialistes s’accordent pour dire qu’il s’agit d’un seul et même roi, Nebka ou Sanacht.

Son nom de naissance, Nebka, n’apparaît que dans la tombe d’un haut fonctionnaire et pourtant il est un personnage important du papyrus Westcar.

Il aurait été le fils ainé de Khasekhetmoui et de Nimâathâpy et donc frère de Djeser. D’autres pensent qu’il aurait plutôt été son beau frère en épousant Inetkaes, sœur de Djeser. D’après des sceaux retrouvés dans la tombe de Khasekhemoui, c’est Djeser qui aurait enterré sa mère, étant donc le roi en place à ce moment. Mais si le règne de Nebka a été court, Djeser a très bien pu enterré Nimâathâpy.

L’histoire de son règne est assez floue, comme beaucoup de faits de la IIIème dynastie. Nous ne connaissons pas grand chose de son règne, mais il apparaît qu’il aurait construit un temple, une statue de Khasekhetmoui et une barque durant les années 13, 16 et 18 d’après la pierre de Palerme. L’exploitation des mines de cuivre dans le Sinaï aurait repris durant cette époque.

Nous ne connaissons pas l’emplacement de sa tombe, peut être que la structure de briques entourée d’un mur à Abou Rawash lui appartient, comme le pensent certains spécialistes dont Zahi Awas.

À ce jour, nous ne savons pas à coups sûr si Nebka et Sanacht sont une seul et même roi, ni d’ailleurs s’il a réellement été le premier de la dynastie.

 

sanacht

Sanacht au Ouadi Maghara

 

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 20:26

Ouserkarê 2300 à 2298 ?

 

ouserkârê

Ouserkarê

 

Son nom n’est pas mentionné par Manéthon et le papyrus de Turin a une lacune durant la période de son règne. Il est aussi possible qu’il soit le roi Ity, dans ce cas, son règne serait parallèle à celui de Téti.

Il apparaît entre les règnes de Téti et de Pépi Ier, il aurait pu être corégent avec la reine Ipout de son successeur et en aurai profité pour usurper le trône. Peut être par la violence en assassinant Téti.

Comme il reste peu d’objet de son règne, nous ne connaissons pas vraiment la vérité et son règne lui même peut être discuté. Mais  son nom est confirmé par une inscription sur le sarcophage de Ânkhesenpépi IV, réplique exact de la pierre de Palerme et donnait la chronologie de la VIème dynastie. Il aurait subit la damnation de la mémoire qui consistait à l’effacement de son nom sur les monuments comme pour certains rois du nouvel empire.

Aucun signe de complexe funéraire ne nous est parvenu, du fait du court règne de ce roi.

 

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 15:59

Téti 2325 à 2300

 

Horus Sehoteptaoui 1

Sehoteptaoui

sema bik nebou

Sema Bik Nebou

sehotep nebty

Sehotep Nebty

téti

Téti

sa ra téti

Sa Ra Téti

 

Statue of Teti Quibell Saqqara 1

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Statue_of_Teti_Quibell_Saqqara_1.jpg

 

Téti est le premier roi de la VIème dynastie.  Il succède à ounas dont il est soi le petit fils (sa mère serait dans ce cas Sheseshat, fille d’Ounas) soi le gendre (dans ce cas il aurait épousé Ipout la fille d’Ounas).  Certains disent qu’il a épousé Ipout pour assurer sa souveraineté.

Dans le cas où il est le petit fils d’Ounas,  son père serait Shepsiptah qui serait lui même un fils d’Ounas, sa légitimité n’aurait donc pas à être discutée. Méhou a peut être été son frère.

Pendant son règne, la capitale restera à Memphis. Il entretiendra des relations commerciales avec Byblos et enverra quelques expéditions militaires au pays de Canaan.

On lui attribue au moins quatre épouses dont, Ipout (fille d’Ounas),  Khouit et Ouretimés, la quatrième pouvant être la propriétaire d’une pyramide anonyme dans le complexe de Pépi Ier.

De ces reines il aura trois fils (dont Pépi Ier) et neuf filles (toutes nommées Sheseshat). Toutes ses filles seront mariées avec de hauts fonctionnaires et trois d’entre elles à Kagemni, Mérérouka et Isi tout trois vizirs de Téti.

Son successeur aurait dû être Pépi, mais un usurpateur du nom de Ouserkarê le sera pendant deux ans.

Pendant son règne, les hauts fonctionnaires se construiront de très grands mastabas, comme Mérérouka et Kagemni. On peut considérer que ces signes prouvent que la richesse se transfère de l’état à la cour ce qui devrait entrainer, à termes, la chute de l’ancien empire.

La fin du règne de Téti est très obscure, on parle d’un meutre du roi par ses gardes du corps ou des eunuques pour le compte d’Ouserkarê. Nous n’avons pas de preuves de ces faits mais le fait de voir qu'Ousekarê soit son successeur aurait tendance à prouver cette thèse. Certains avancent aussi la possibilité qu’Ouserkarê aurait été co-régent avec Pépi Ier pendant l’enfance de ce dernier.

Le complexe funéraire de Téti se trouve à Saqqarah Nord, il este entouré des tombes des trois de ses reines et des hauts fonctionnaires de son règne. Elle est la deuxième pyramide à textes de l’histoire, la seule se visitant à Saqqarah.

 

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 00:46

 

 

Ounas, 2355 à 2325

 

ouadjtaoui

Ouadjtaoui

  bik nebou ouadj

Biknebou Ouadj

  nebty ouadjem

Nebty Ouadjem

  ounas 1

Ounas

  sa rê ounas

Sa Ra Ounas

 

Ounas est le dernier roi de la Vème dynastie, il succède à son père Djedkarê Isesi. Sa mère aurait été Meresankh, mais la filiation est assez incertaine. Comme pour la plupart des pharaons de cette époque, nous ne connaissons pas grand chose de son règne. Mais nous savons qu’il aurait livré plusieurs expéditions militaires dans les régions de Palestine (à Rétjenou et contre les Shasous). Plusieurs indices nous indiquent aussi des expéditions pour ramener des blocs de granit d’Éléphantine servant à la construction de son temple funéraire.  Il a laissé des traces de son nom d’Élephantine à Byblos.

Il a eu deux épouses, Nebet et Khenout, elles lui donneront 1 fils (ounasankh) pour la première et trois ou quatre filles pour la seconde (Seshseshat, (peut être la mère de Téti), Hemetrê Hémi, Khentkaous et Ipout qui épousera Téti.

Sous son règne, le peuple aurait connu une longue famine.

De son règne le fait le plus marquant est très certainement  son complexe funéraire qui, bien que sa pyramide soit de taille assez réduite, environ 43m, possède une des plus longue chaussée montante et un important temple d’accueil (le seul encore visible de nos jour à Saqqarah). La pyramide a la particularité d’être la première pyramide à textes. Ce qui ne manquera pas de donner à Ounas une grande notoriété durant toute l’histoire Égyptienne. Khamouaset, fils de Ramses II conduira une grande restauration de sa pyramide quelques mille ans plus tard.

Il aura plusieurs vizirs : Néfer-Sekhemsekhat, Ihi, Niankhba, Akhethotep et vers la fin de son règne : Kagemni. Ptahhotep a certainement aussi fait partie de son entourage, car quelques versets de  la sagesse de Ptahhotep sont inscrits sur la base de la pyramide.

 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 22:23

 

La pyramide d’Ounas est la première à recevoir les textes qui sont les premiers textes religieux qui nous sont parvenus.  Comme on peut le lire dans l’article qui leur est consacré, il sont un mode d’emploi pour faire passer le roi du monde des vivant vers celui des morts. Dans la vie de l’au delà plus exactement. 

 

nécropole de memphis

 

La pyramide de Ounas se trouve au premier plan.

 

En pénétrant dans la pyramide d’Ounas, après avoir franchi la salle des herses, les textes tapissent pratiquement l’intégralité des murs à l’exception de ceux de la chapelle. Sur les parois entourant le sarcophage ont été peintes des imitations de tapisseries de roseau tressé identiques au décor du mastaba de Hézyrê ou de la façade des maisons du complexe de Djeser, qui sont en fait des façades de palais. Nous pouvons voir qu’il y a un sens de lecture que le roi devra effectuer pour arriver jusqu’à la vie éternelle. Ce sens est décris sur le schéma ci-dessous.

 

texte et roi


En rouge, le sens de lecture des textes en noir le sens rituel de sortie du roi vers le ciel.

 

Le roi doit partir de son cercueil et traverser toutes les pièces décorées ainsi que la chapelle (non décorée par les textes mais certainement contenant une statue du roi par niche).  Ces textes sont placés de façon précise dans l’espace qui permettront au Ka du roi suivre le parcours magique lui permettant  de sortir de sa tombe.

Tous les espaces dans la pyramide correspondent à un rite connu par le mort et non par les vivants.

-la chambre funéraire est la Douat, espace dans lequel le défunt attend pour sa résurrection. C’est le point de départ.

-le passage entre la chambre funéraire et l’antichambre est la porte qui permet de quitter la Douat.

 -l’antichambre est l’horizon  de l’au delà (qui se situe sous l’horizon visible).

-le couloir d’entrée est la porte donnant accès au ciel.

Le roi repose dans la Douat. Le sarcophage est la personnification de la déesse Nout. Le plafond est décoré du ciel étoilé. Les textes qui sont gravés derrière le sarcophage font débuter le chemin du défunt et sa recherche de résurrection.  La décoration en façade de palais est accompagnée des formules de protection, les ennemis et les mauvais esprits pouvant attaquer le mort.

Sur la paroi Sud de la chambre funéraire, on trouve les chapitres décrivant les offrandes et sur la paroi qui lui fait face le rite de résurrection.

Le roi répond par les textes gravés au delà de l’entrée de la salle

Il doit ensuit passer dans la lumière par le passage entre la chambre funéraire et l’antichambre.  Elle représente l’Akhet, l’horizon

Il lui reste à franchir le passage entre l’antichambre et le couloir qui mène au ciel et à l’extérieur de la pyramide. Il est revenu à la vie.

La chapelle à trois niches est libre de textes et de décoration. Si on en croit Bernard Mathieu, cette salle sans décor serait le serdab et contiendrait donc trois statues du Ka du défunt. D’après lui, les textes expliqueraient que le roi sort de la Douat pour retourner dans la Douat.

Donc le roi devrait retourner dans une autre région de la Douat située à l’Ouest assimilable à à la tombe secrète d’Osiris. On lui donnerait le nom de la silencieuse, ce qui expliquerait quelle ne contienne pas de textes.

En conclusion, je pourrais ajouter que l’agencement intérieur de la pyramide et en parfaite harmonie avec les textes funéraires et que tout a été construit pour faire progresser le roi le plus simplement possible, bien que la facilité n’entre pas en ligne de compte dans la religion Égyptienne.

 

Visite guidée :

 

intérieur 1 

 

Les salles décorées se trouvent à partir du couloir horizontal juste après la salle des herses.

 

caveau 

 

Le caveau avec le décor en façade de palais.

 

 

ciel étoilé

 

Le ciel étoilé de la chambre funéraire, dans le triangle formé se trouve le début des textes, les formules de protection.

 

façade est chambre funéraire

 

 

La façade Est de la chambre funéraire.

 

antichambre 3

 

L’antichambre, au fond la chapelle Serdab et à gauche le couloir de sortie.

 

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Les textes des pyramides

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 03:23

 

 

Tout autour du complexe de Djéser on aperçoit, par avion, une large bande de sable qui entoure le site. Il s’agit du grand fossé. De 40m de large, il s’étend sur plus de 750m en faisant le tour des murailles et serait profond de 2 à plus de 20m. des fouilles récentes ont montré qu’il avait été taillé comme un escalier de géant, avec des marches de 20m x 1,5m dont les niveaux successifs s’abaissent vers l’Ouest. Se serait le premier des grands travaux pharaoniques de l’histoire, comparable à la sculpture monumentale du Sphinx ou à la découpe de la montagne d’Abou Simbel. La marche la plus septentrionale a permis de découvrir une galerie souterraine menant à une sorte de chasse rituelle et contenant des restes d’animaux.

Ce fossé pourrait représenter le canal qui bordait la ville de Memphis, d’après JP Lauer, ce qui va dans le sens que la muraille du complexe représenterait elle même  les murailles de la  ville. Pour Nabil Swelin, se serait plutôt une sorte de nécropole des nobles qui leur permettrait de servir le défunt roi. Pour Miroslav Verner, il s’agirait de la carrière ayant fourni le calcaire nécessaire à la construction du complexe, exception faite du calcaire fin de Tourah. Beaucoup pensent qu'il rejoignait une rampe d'accés venant de l'Est et servait de couloir permettant d'accéder au site du roi, on y pénétrait par le Sud et on en ressortait à l'endroit ou les deux extrémités se rejoignent.

Par la suite, le fossé fut comblé pour permettre les installations des pyramides d’Ouserkaf et Ounas ainsi que les nombreuses tombes qui les accompagnent.

Au moment où il a été creusé, les Égyptiens ont évité les tombes de Hotepsekhemoy et Ninetjer qui se trouvaient au Sud du futur complexe. La pyramide d’Ouserkaf se trouve à l’intérieur du périmètre et celle d’Ounas, juste au Sud de celui-ci.

 

 

1

 

Vue aérienne

 

2

 

Reconstitution

 

 

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Retour Saqqarah 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 00:24

 

 

ounas 3c

 

ounas mastabas

 

idout

 

L'entrée de la tombe de Idout, souvent fermé.

 

P5082086.JPG

 

ounasankh2

 

ounasankh1

 

ounasankh3

 

Trois photos de la tombe de Ounasankh, fils de Ounas, trés dégradée, une restauration serait une bonne idée.

Les deux dernières photos sont de Tatiana.

 

DSC00578

 

DSC00579

 

DSC00580

 

Trois vues des tombes rupestres, un peu au Nord du complexe d'Ounas.

 

mehou

 

DSC00575

 

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DSC00574

 

Quatre vues des restes du mastaba de Méhou, il ne reste pratiquement que les murs.

 

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La fausse porte de Méhou

Le mastaba de Méhou

Le mastaba de Khénou

L'hypogée de Méréry

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 00:02

 

hézyrê

Hézyrê

 

En 1860, Auguste Mariette a découvert le mastaba de Hézyrê, au Nord de la pyramide de Djoser à environ 500m de celle-ci. Il l’a d’abord numéroté A3 avant qu’il ne prenne le numéro S2405.

 

hezyre sat

 

 

Photo aérienne de Saqqarah Nord

 

Il en a extrait cinq des onze panneaux de bois qui la décoraient, trois sont exposés au musée du Caire.

Ce mastaba est daté de la IIIème dynastie. Il est de grandes dimensions, 39mx17,40m. Il est légèrement désaxé par rapport à l’axe Nord-Sud. Les murs de la tombe étaient plats excepté du côté Nord-Est.

 

mastaba de hézyrê noté

 

 

On pénétrait dans le mastaba par le Nord, un premier couloir, à droite menait à une grande salle qui débouchait sur un vestibule et une entrée ( la vraie) sur le couloir extérieur.

En continuant droit devant l’entrée, on accédait au serdab par un couloir en chicane et diverses salles. De ce côté, on débouchait sur les mastabas environnants qui appartenaient à la famille du défunt (S2406, 2408 et 2411-12). Le corridor extérieur est interrompu par une niche placée dans l’angle Sud- Ouest du mastaba S2406 , en continuant un peu au Nord sur 9 mpar le côté Ouest duquel il y a une niche complexe qui est à la hauteur de la onzième niche du couloir principal. Dans ce stade de la construction, durant laquelle on suppose que le propriétaire vivait toujours, la sépulture serait assimilée à l'une des deux niches principales, dont celle au sud est la plus grande.

À la suite, on arrivait sur le couloir extérieur et juste en face, par un accès plus petit, au corridor peint dans lequel les onze niches contenant autant de panneaux de bois sculptés aux titres de Hézyrê, dont trois se trouvent au musée du Caire. Six seulement sont en état actuellement et des restes des cinq autres ont été retrouvés.

Dans ce corridor, on trouvait aussi la première représentation des scènes de la vie qui a disparu à cause de l’usure du temps. Ces décors étaient des représentations des rideaux de roseaux tressés et peints comme Quibell les a dessinés. On trouvait dans chaque niche des représentations de divers ustensiles de la vie quotidienne, table de jeu, balance, tables, lits, vêtements, appuies têtes, ustensiles de toilette, vaisselle et tables d’offrandes, le tout dans un état très dégradé.

Le registre du haut devant avoir été une liste des bien du propriétaire des lieux.

Les onze panneaux étaient placés au fond de chacune des niches du couloir intérieur, en faisant face à un mur peint, posé prés du sol, et étaient appuyés sur un dalle de pierre. Ils mesuraient 1,15mx0,40m et étaient maintenus au murs grâce à une pièce de bois rectangulaire.

En 1860, A. Mariette  a trouvé les cinq premiers panneaux situés au sud du couloir, les autres ont  été trouvés par J. Quibell, en 1912, et quelques uns dont je ne connais pas le nombre, sont restés in situ, et sont irrémédiablement perdus. Le Français a dénombré quatre panneaux, puisque l'un d’entre eux était très abîmé, et dans une publication du musée, en 1876, les a mentionnés sans indiquer dans quel ordre ils apparaissaient dans le couloir.

Une tentative, pour reconstruire la position originale de chaque panneau et, quelle fonction ils avaient dans la décoration a récemment  été réalisée par W. Woods, en 1978. De la dite étude , a surgi que le panneau dans laquelle Hezyrê est assis,  serait la première de la série, en étant l'unique panneau dans lequel  est représentée la titulature complète du propriétaire. De plus, les autres quatre panneaux, dans lesquels le défunt apparaît debout, sont d'une moindre qualité en détails et montrent un chapelet plus abrégé de commentaires.

Il est possible que après le onzième panneau, se trouvait une table d’offrandes où les visiteurs pouvaient y placer de quoi le défunt avait besoin dans l’éternité.

 

 

 a

 

 

hézyrê

 

 

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Les panneaux de bois du musée du Caire

 

rideaux de roseaux 3

 

Une reconstitution de la décoration des murs devant les panneaux de bois, d'aprés Quibell.

Sans titre1

 

 

Intérieur de la tombe d’après Mariette

 

 

Références : 

Pyramides, temples et tombeaux de l’Égypte ancienne, Richards Lebeau, Autremant

La fantastique histoires des bâtisseurs de pyramides, Zahi Hawass, éditions du rocher.

Les grands sages de l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Tempus.

L’Égypte des grands pharaons, Christian Jacq, Tempus.

Dictionnaire des pharaons, Pascal Vernus et Jean Yoyotte. Tempus.

L’Égypte au temps des pyramides, Guillemette Andreu, Hachette.

Histoire de l’Égypte ancienne, Nicolas Grimal. Fayard

Égypte, sur les traces de la civilisation pharaonique, H.F.Ullman.

Les grandes pyramides chroniques d’un mythe, J.P. Corteggiani, Gallimard.

Lire et comprendre les hiéroglyphes, Hilary Wilson, Tchou.

Paysages et paradis de l’autre monde selon l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Maison de vie.

Djéser et la IIIème dynastie, Michel Baud, Pyagmalion.

Les cahiers de sciences et vie.

Dossiers d’archwéologie.

Et diverses recherches personnelles sur le net.

 

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 03:08

 

Ce sont les plus vieilles triades de l'Égypte retrouvées à ce jour.
Chacune représente le roi accompagné de la déesse Hathor, déesse de l'amour de la joie de la musique et de la beauté. Elle a les traits de Khâmernebti II l'épouse et sœur de Mykérinos. Ils sont représentés avec la personnification d'un des nomes où la déesse est importante.

Sur la diade, il semblerait qu’il soit accompagné de son épouse.

Toutes ces statues ont été retrouvées dans le temple bas de la pyramide du roi par Georges Reisner en 1908 au moment où il dégageait le site. Des fragments retrouvés sur place laissent à penser qu’il pourrait ya avoir eu une triade par division administrative.

Elles sont en schiste et mesurent entre 92,5cm et 95cm.

Sur toutes les statues, le roi est représenté plus grand que les autres personnages présents, il tient dans ses mains des rouleaux de papyrus ou des sceaux royaux, il porte un pagne plissé et un ceinture. On peut le voir très musclé et robuste. Un léger sourire orne les visages de tous les personnages.

La déesse est représentée portant le disque solaire entre les cornes. Les personnages féminins portent une longue robe moulante.

Au musée du Caire, on peut le voir debout, la jambe gauche légèrement avancée, comme la déesse et portant un pagne et la fausse barbe royale ainsi que la couronne blanche de basse Égypte.

Le personnage représentant le nome se trouve à gauche du roi et, sur les deux premières du musée du Caire, il a les traits de la reine et a la même taille que la déesse, ils représentent les nomes du chacal et du sceptre des villes de Hardaï et Ouaset. Le troisième personnage de ce même musée est un nain, il est le représentant du nome de la Bât, de la ville de Hout-Sekhem.

À noter que sur la triade du nome du chacal, les personnages des bords tiennent le roi par la taille de leur bras intérieur.

 

04---triade-2-domaine-public

 

Le nome est celui de la Bât.

 

em18 640

 

Nome du chacal.

 

em41 640

 

Nome du sceptre

 

La triade de Boston est différente des autres, sur celle-ci, le roi est debout à gauche de la déesse qui est assis sur un trône. Le roi est toujours représenté avec la jambe gauche légèrement avancée et porte la couronne blanche. Le nome est celui du lièvre de la ville deKemnou. Il a les traits de la reine mais est représenté plus petit. La déesse tient le roi de sa main gauche par la taille et lui touche le bras droit de sa main droite.

Enfin la dernière triade de Boston est trop endommagée pour pouvoir faire le moindre commentaire excepté que le représentant du nome est masculin et doit avoir la même taille que le roi.

Sur la diade, le roi porte le Ménes et a la jambe gauche légèrement avancée, sont épouse le tient tendrement par la taille et sa main gauche effleure son bras gauche, elle porte une perruque.

 

triade boston

 

Nome du lièvre, musée de Boston.

 

triade boston 2

 

Gros plan

 

288px-MenkauraAndQueen MuseumOfFineArtsBoston

 

La diade, musée de Boston.

 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 01:48

 

Le papyrus

Le principe de fabrication du papier de papyrus réside dans la superposition de fines tranches de la tige de la plante, humidifiées, placées en couches et positionnées perpendiculairement les unes sur les autres et compressées.

 

 

250px-Cyperus papyrus6 

 

Normalement, seul un côté du papier était utilisé, sur lequel un traitement à base de colle était appliqué afin d'éviter que l'encre ne coule. Chaque morceau ne dépassait pas un demi mètre de longueur, mais on pouvait assembler de nombreuses feuilles les unes aux autres, pour former de longs rouleaux (comme le papyrus Harris, qui mesure 40 mètres de long). En raison de leurs prix élevés, les papyrus furent rapidement remplacés par les ostraca (tessons de vases ou de poteries).

Dans les climats secs, comme en Égypte, le papyrus se conserve convenablement, mais dès lors qu'il est humidifié, la structure se désagrège et l'encre va se diffuser dans les fibres végétales, comme ce fut le cas des manuscrits importés en Grèce et en Italie. Certains exemplaires extraordinaires ont été retrouvés en Égypte, comme les papyrus d'Éléphantine, et les découvertes d'Oxyrhynque ou de Nag Hammadi. À Herculanum, la Villa des Papyri qui contient la bibliothèque du beau-père de Jules César fut préservée de l'éruption du Vésuve, et possède de nombreux papyrus intéressants, dont tous n'ont pas encore été récupérés.

 

papyrus Prisse

 

L'enseignement de Ptah-hotep

 

 600px-PapyrusWestcar photomerge-AltesMuseum-Berlin

 

 

Le papyrus de Westcar, Khéops demande à ses enfants d'écrire un conte, ce papyrus permettra de revendiquer le trône à Ouserkaf et de fonder la Vème dynastie.

 

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Un traité de médecine.

 

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Le papyrus de Hunefer

 

 

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