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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 02:29

 

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Rahotep

 

Rahotep était un prince de sang royal, il était marié à Nofret. Ses titres étaient : grand voyant d’Héliopolis, superviseur des armées. Il était fils de Snéfrou d’après certains et peut être son frère ou le fils de Houni. La plupart des égyptologues pencheraient plutôt pour  la filiation avec Snéfrou.

 

 mastaba de rahotep

 

 

Le mastaba est à façades de palais.

On y a trouvé une des plus belles reproduction humaine avec les deux statues de Rahotep et Nofret. Le jour de leur découverte, les ouvriers ont été effrayés par la ressemblance avec un être humain vivant et ont fui. Les peintures étaient réellement criantes de véracité avec leurs yeux incrustés de cristal.

De nos jours les deux statues, qui sont exposées au musée du Caire, sont toujours aussi vivantes, et je peux le confirmer, les ayant vues de prés.

Rahotep porte une fine moustache et il tient sa main droite serrée sur le cœur tandis que son poing gauche se trouve sur son genou. Il porte un pagne blanc et un petit collier avec un pendentif au coup.

Nofret est enveloppée dans une robe blanche, elle porte une perruque tissée noire avec un bandeau blanc décoré. Elle porte aussi un diadème ornementé de rosette. Sa main droite est sur son cœur tandis que la gauche est dans son manteau. O voit sous le manteau qu’elle portait une robe.

Ce couple de statues est le bel exemple de statutaire privée de l’ancien empire et son état actuel prouve que sa réalisation a été des plus élaborée.

 

ra hotep fausse porte

Une partie de la stèle fausse porte.

 

1

 

 

 

2

 

Nofret, remarquez la finesse de la perruque et le bout des seins.

 

 3

 

 

Rahotep

 

 sarcophage de rahotep

 

 

 

Sarcophage de Rahotep, à façades de palais.

 

 

 

Références : 

Pyramides, temples et tombeaux de l’Égypte ancienne, Richards Lebeau, Autrement

La fantastique histoires des bâtisseurs de pyramides, Zahi Hawass, éditions du rocher.

Les grands sages de l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Tempus.

L’Égypte des grands pharaons, Christian Jacq, Tempus.

Dictionnaire des pharaons, Pascal Vernus et Jean Yoyotte. Tempus.

L’Égypte au temps des pyramides, Guillemette Andreu, Hachette.

Histoire de l’Égypte ancienne, Nicolas Grimal. Fayard

Égypte, sur les traces de la civilisation pharaonique, H.F.Ullman.

Les grandes pyramides chroniques d’un mythe, J.P. Corteggiani, Gallimard.

Lire et comprendre les hiéroglyphes, Hilary Wilson, Tchou.

Paysages et paradis de l’autre monde selon l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Maison de vie.

Djéser et la IIIème dynastie, Michel Baud, Pyagmalion.

Les cahiers de sciences et vie.

Dossiers d’archéologie.

Et diverses recherches personnelles sur le net.

 

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 22:33

 

 

 

nefermaat

 

Nefermaât

 

 

`A1

 

800px-Mastaba-M16-nefermaat-Meidoum

 

 

Représentation du mastaba empruntée à wikipedia. http://fr.wikipedia.org/wiki/Néfermaât_(vizir_de_Snéfrou)

 La chapelle de Nefrmaât est à gauche celle de Atet à droite

 

 

Nefermaât était le fils de Snéfrou et son vizir. Il aurait pu être aussi, d’après certains égyptologues, le fils de Houni. Il était marié avec Atet, avec laquelle il partage la tombe.

Son nom signifie littéralement « beauté/perfection de la justice (Maât) ».

L’un de ses titres était : « superviseur de tous les travaux du roi », il a donc dû être responsable de la construction de la pyramide de Meïdoum.

Le mastaba est de grande dimension, environ 110mx72m, relevé depuis google earth, je ne connais pas la hauteur pour le moment. Il est à façades de palais et était très richement décoré de peinture, comme les rideaux de roseaux de la tombe de Hézyrê de la IIème dynastie.

Leur tombe a été joliment décorée de scènes représentant la famille recevant des offrandes tandis que les serviteurs accomplissaient les tâches de la vie quotidienne.

Elles sont particulièrement intéressantes parce qu’elles illustrent une expérience qui fut la marque de fabrique sous Snéfrou. Certaines scènes sont peintes sur du plâtre tandis que d’autres sont gravées et remplies d’une pâte colorée. Cette technique nouvelle fut un échec et fut abandonnée rapidement.

La chambre funéraire contenait un squelette décharné. Elle a été pillée très rapidement après sa construction, ce qui tend à prouver que la cour avait déjà déménagé et que la sécurité du site en était très allégée.

 

Décoration de la chapelle de Nefermaât

 CHAPELLES

 

 1

 

 

1- on y voit à droite des scènes de récolte, de pêche, de chasse aux oiseaux et de labour, à gauche sont représentés les membres de la famille avec leurs titres.

 

28

 

 Ocas meidum

 

 

2-scènes de chasse aux oiseaux avec la fameuse fresque aux oies (musée du Caire) et en dessous une scène de labour.

 

3

 

B3

 

 

3-à gauche, des scènes montrant hommes et animaux, singes, panthère et chiens.

La partie du bas et au musée du Caire.

À droite sont exposés les tires de Nefermaât.

 

4

 

 

4-les deux registres du bas montrent cinq hommes et cinq femmes portant des pains suivis d’un couple portant lui aussi des pains.

Dans la partie du haut, Nefermaât est porté par au moins quatre hommes, devant le siège, le dessin est effacé

 

5

 

 

5- la scène des deux registres du bas devait être de même nature que sur la fresque précédente mais une partie a disparu.

Sur le haut, on y voit Nefermaât et son épouse.

   Chapelle d’Atet :

CHAPELLES

 

 1

 

 

1-à gauche, on voit en haut Nefermaât et ses titres, les deux registres du bas montrent Atet assise sur un siège aux pattes de lion avec un personnage derrière elle qui pourrait être un de ses enfants vu la taille

À droite, les deux registres du haut sont des scènes d’offrandes, le troisième montre une vache bridée suivie d’une antilope. Le quatrième registre montre une scène de pêche sur le Nil, deux hommes se tiennent debout et un héron sr trouve à la poupe.

Quatrième registre, scène de chasse aux oiseaux. Cinquième registre, une procession étrange, deux babouins, un homme et un ibis se tiennent en avançant.

 

26

 

   Cette partie se trouve au musée du Caire, on y voit bien la technique employée et ses limites. Une partie d’un homme et les pattes et la queue de l’ibis sont manquant.

 

 2

 

`2-partie de gauche, travaux  d’élevage de bovidés.

Confection d’un canot en papyrus.

Partie de droite, étalage des titres de Nefermaât

 

 3

 

   3- il ne reste plus grand chose de cette fresque

 

 4

 

   4- se sont encore des scènes d’élevage d’animaux de ferme et sauvages.

 

5

 

   5- dans se qui reste de la fresque, on peut voir une scène de construction navale et le travail de la terre. Nefermaât se tient à droite debout et de garnde taille.

 

Toutes ces scènes sont là pour montrer la richesse du propriétaire des lieux et ses domaines.

 

572px-Louvre 032007 18

Morceau de la stèle fausse porte de NNéfermaât.

 

fausse porte nefermâat

 

On peut lire tous les titres de Néfermâat.

Colonne de droite: prêtre de Bastet, prêtre de la ceinture sacrée, directeur de toutes les fonctions divines.

Ligne du haut au centre: Le noble héréditaire, le prince, gardien de Nekhen, porteur du sceau de la basse Égypte, fils ainé du roi, Nefermâat.

Colonne de gauche: prêtre-sema de Min, grand des cinq de la maison de Thot, porte parole des gens de Bounto, Chef de tous les travaux du roi.

 

 

Références : 

Pyramides, temples et tombeaux de l’Égypte ancienne, Richards Lebeau, Autrement

La fantastique histoires des bâtisseurs de pyramides, Zahi Hawass, éditions du rocher.

Les grands sages de l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Tempus.

L’Égypte des grands pharaons, Christian Jacq, Tempus.

Dictionnaire des pharaons, Pascal Vernus et Jean Yoyotte. Tempus.

L’Égypte au temps des pyramides, Guillemette Andreu, Hachette.

Histoire de l’Égypte ancienne, Nicolas Grimal. Fayard

Égypte, sur les traces de la civilisation pharaonique, H.F.Ullman.

Les grandes pyramides chroniques d’un mythe, J.P. Corteggiani, Gallimard.

Lire et comprendre les hiéroglyphes, Hilary Wilson, Tchou.

Paysages et paradis de l’autre monde selon l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Maison de vie.

Djéser et la IIIème dynastie, Michel Baud, Pyagmalion.

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Rahotep et Nofret  

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 01:06

 

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meidoum Page 1

 

index2

 

meidoum 3115

 

meidoum 3089

 

 

Le site se trouve à 80km au Sud de Memphis, entre le Fayoum et la bande cultivable du Nil. Il est si loin au Sud, qu’il ne fait plus partie de la grande nécropole de Memphis. On y trouve la fausse pyramide et quelques cimetières de dignitaires de l’époque de Snéfrou dont Nefermâat et Rahotap et Nofret dont je parlerai plus tard.

C’est la première tentative de construction d’une pyramide lisse, bien que sons aspect actuel ne nous donne pas vraiment une idée claire de la forme pyramidale.

Le début de la construction la faisait pourtant devenir une pyramide à degrés comme les précédentes. Elle devait en comporter sept. On en voit maintenant trois, tout en pouvant en deviner plutôt cinq ou six, selon l’angle sous laquelle on l’observe.

On a souvent pensé que le constructeur était Houni, dernier roi de la IIIème dynastie, mais on n’a jamais trouvé la moindre inscription portant son nom sur les lieux.

Le nom de la pyramide étant : « Snéfrou l’endurant » donne plutôt à penser que c’est pour lui que furent entamés les travaux.

Il aurait commencé les travaux en l’an 15 de son règne et aurait abandonné pour construire la pyramide rhomboïdale à 40km plus au Nord, à Dashour.

Il aurait décidé de transformer la pyramide à degrés en pyramide lisse en l’an 28 de son règne.

L’état de ruines actuel nous permet d’entrevoir les phases de construction et de mieux comprendre pourquoi la pyramide se serait écroulée. La pyramide à degrés devait être terminée quand Snéfrou a décidé de transformer l’édifice. Les  constructeurs ont donc dû installer entre les degrés et le revêtement lisse, des blocs de calcaires. Ces blocs ont été posés horizontalement, contrairement à la pyramide de Djeser qui sont posés en inclinaison de 16° qui leur donne de la tenue naturellement par simple gravité. De ce fait, certaines parties se sont retrouvées face lisse contre face lisse et seul les degrés pouvaient contenir la formidable pression exercée par la masse de l’édifice.

 

 

meidoum Page 2 

 

meidoum Page 3

 

  Elle s’est effondrée un jour, on ne sait pas à quelle époque, on n’a pas retrouvé d’outils laissés par des ouvriers témoins de l’accident qui pourraient prouver que l’événement se serait déroulé pendant les travaux. L’effondrement a donc eu lieu plus tard, peut être quand les paysans sont venus se servir en pierres.

Une inscription datant d la XXVIIème dynastie et portant l’éloge de cette pyramide pourrait prouver qu’à cette époque elle était encore debout.

 

La structure interne de la pyramide est assez simple, mais elle contient une grande innovation qui est la voute en encorbellement. L’entrée se situe sur la face Nord au dessus du niveau du sol. Un couloir descendant mène à deux petites chambres de chaque côté. À la fin de la descente, un axe vertical mène à la chambre funéraire, ses murs sont décorés de tuiles blanches. La chambre funéraire est à encorbellement. Elle mesure 5,9mx2,65mx5m de hauteur. On n’a pas trouvé de sarcophage dans cette chambre.

Lors de travaux récents les architectes J.Y.Verd'hurt et G.Dormion ont mis au jour deux nouvelles découvertes dans la pyramide.

La première est un passage en haut du puits d'accès à la chambre funéraire qui est suivi de deux chambres de décharges, en voûte en encorbellement comme la chambre funéraire. La seconde est celle d'un passage de 58 m (Largeur : 85 cm ; hauteur : 1,65 m) remontant dans le massif de la pyramide de manière parallèle à celui que l'on emprunte en entrant dans la pyramide. 

On trouve à l’extérieur de la pyramide une chapelle de 9,2mx9mx2,70m de hauteur contre la face Est..

Au Sud il y avait une petite pyramide satellite dans laquelle on pénétrait par le Nord.

On a retrouvé les restes d’une rampe en briques qui aurait servi à la construction.

Sur la photo satellite on devine une chaussée et peut être la forme d’un temple de la vallée, je n’ai rien trouvé là dessus. À voir.

 

Références : 

Pyramides, temples et tombeaux de l’Égypte ancienne, Richards Lebeau, Autrement

La fantastique histoires des bâtisseurs de pyramides, Zahi Hawass, éditions du rocher.

Les grands sages de l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Tempus.

L’Égypte des grands pharaons, Christian Jacq, Tempus.

Dictionnaire des pharaons, Pascal Vernus et Jean Yoyotte. Tempus.

L’Égypte au temps des pyramides, Guillemette Andreu, Hachette.

Histoire de l’Égypte ancienne, Nicolas Grimal. Fayard

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Les mastabas

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 00:58

 

snéfrou 1Snéfrou (pyramide rouge) La brillante

 

 Snéfrou, La brillante.

 

la rouge Page 1

 

la rouge Page 2

 

la rouge Page 3

 

Quand Snéfrou a construit sa pyramide à Dashour Sud, il a rencontré d’énormes problèmes de structure et a du en modifier le plan initial. Certainement mécontent du résultat, il a fait construire une autre pyramide un peu plus au Nord. Apparemment, il a fait en sorte que le premier chantier soit terminé. Ce qui porte à trois le nombre de pyramides attribuées à Snéfrou, en faisant le plus grand constructeur de l’ancien empire.

 

Elle est appelée « la rouge » à cause de la pierre locale utilisée pour la construction des gradins internes. Le parement extérieur était en calcaire fin de Tourah.

Par ses dimensions, elle est la troisième pyramide la plus haute, juste après celles de Khéops et de Khéphren. C’est la première pyramide lisse réelle. Des inscriptions trouvées à la base et  un peu plus haut indiquent que la construction aurait débuté entre l’an 15 et l’an 24 du règne de Snéfrou.

Ses dimensions sont de 221,5mx218,5 de base et 104m de hauteur avec une pente de 43°. La pente plus faible répartissait plus également la masse de la structure et évitait les problèmes rencontrés sur la précédente.

C’est la seule pyramide dont les chambres sont toutes au dessus du niveau du sol. L’entrée se trouve à 28m de hauteur au Nord.

Un couloir descendant  de 27° de pente et de 63m mène à un couloir horizontal de 7,40m suivi de deux antichambres presque identique couvertes de voutes à encorbellement. Elles mesurent 3,65mx8,36mx12,31m de hauteur.  On accède à la chambre funéraire par un court passage de 7m qui s’ouvre à 7,60m de hauteur dans la deuxième antichambre au centre de la pyramide.

La chambre funéraire mesure 4,18mx8,55m, elle est en voutes à encorbellement de 14,67m. on y a trouvé des fragments d’os humains et d’animaux.

Le complexe funéraire est assez simple. On n'a pas retrouvé à aujourd'hui de trace du temple d'accueil ou de la chaussée. Le roi serait mort avant la fin de la construction car la chapelle sur la face Est a été terminée à la hâte. Contrairement aux deux premières pyramides de Snéfrou, elle possède un sanctuaire intérieur avec deux chapelles plus petites. Personne ne peut dire actuellement si Snéfrou a été enterré là, malgrés la présence d’os humains. Un pyramidion a été découvert aux pieds de la pyramide, c’est le plus ancien retrouvé de nos jours.

 

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La pyramide de nos jours.

 

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Les restes du revêtement.

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Le pyramidion.

 

Références : 

Pyramides, temples et tombeaux de l’Égypte ancienne, Richards Lebeau, Autrement

La fantastique histoires des bâtisseurs de pyramides, Zahi Hawass, éditions du rocher.

Les grands sages de l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Tempus.

L’Égypte des grands pharaons, Christian Jacq, Tempus.

Dictionnaire des pharaons, Pascal Vernus et Jean Yoyotte. Tempus.

L’Égypte au temps des pyramides, Guillemette Andreu, Hachette.

Histoire de l’Égypte ancienne, Nicolas Grimal. Fayard

Égypte, sur les traces de la civilisation pharaonique, H.F.Ullman.

Les grandes pyramides chroniques d’un mythe, J.P. Corteggiani, Gallimard.

Lire et comprendre les hiéroglyphes, Hilary Wilson, Tchou.

Paysages et paradis de l’autre monde selon l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Maison de vie.

Djéser et la IIIème dynastie, Michel Baud, Pyagmalion.

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 01:21

 

 

Mehou était l'un des vizirs du pharaon Pépi Ier de la VIe dynastie. Il entame sa carrière sous le règne d'Ounas et franchit les différentes étapes de l'administration royale recevant les plus prestigieux titres qualifiant les plus prestigieuses fonctions du gouvernement sous le règne de Téti, et achève donc cette ascension "royale" par la haute charge de vizir. Outre les titres et fonctions liées à cette haute fonction étatique il porte également les titres de Chancelier de Basse-Égypte, de Gouverneur de Haute-Égypte et de Gardien du Diadème.

 

Il épouse en première noce la princesse Ikou, et a également deux autres épouses Nébet et Nefretkaous. De ces unions il a un fils nommé Kahotep qui est enterré dans le mastaba de son père.

 

Le mastaba du vizir Mehou se trouve au nord-est de la pyramide d'Ounas, jouxtant l’enceinte de Djéser. Il date de la fin de la Ve dynastie et du début de la VIe dynastie.

 

Le mastaba comprend une cour à portique soutenu par deux piliers de section carrée qui ont reçu sur chacune de leur face une représentation de Mehou légendée de son nom et titres. Ce portique abrite, aménagé dans son sol, le puits permettant d’accéder au caveau ainsi qu’une stèle fausse porte destinée à recevoir les offrandes et à faciliter le passage de l’âme du monde des vivants au monde des morts. Peinte en rouge imitant le granite, matériau coûteux et dont, en dehors du roi et ses épouses, rare sont les nobles courtisans qui pouvaient se l’offrir, cette stèle déroule en longues colonnes de hiéroglyphes, gravés et peint en jaune, les formules laudatives qui devaient accompagner le culte du défunt. Une seconde stèle de même nature est conservée au fond d’une chapelle réservée aux offrandes. Sur ses murs des reliefs d’une rare qualité détaillent les nombreuses processions de porteurs d’offrandes qui s’avancent tous vers le fond de la chapelle et la stèle fausse porte. Cette dernière est encadrée par deux tableaux figurant Mehou en habit d’apparat, assis devant une table d’offrande richement garnie et assistant au défilé en son honneur.

 

Le mastaba comporte toutes les scènes funéraires classiques, richement détaillées et a conservé une belle polychromie. Un relief intéressant est représenté sur le mur sud du corridor principal qui distribue les pièces du mastaba. Il s’agit du défilé des quarante domaines appartenant aux temples funéraires de Néferirkarê Kakaï, Djedkarê Isési, Ounas et Téti, et dont Mehou avait la charge. Ce détail nous apprend donc qu’à l’époque de Téti, sous le règne duquel Mehou servit, le culte funéraire de souverains appartenant à une autre dynastie avait toujours lieu. Si la transition entre les deux dynasties s’était fait sentir aux plus hauts degrés de l’État, notamment au niveau de la famille royale, les institutions et fondations en place avaient été donc maintenues voire renouvelées, preuve supplémentaire d’une passation des pouvoirs en apparence réglée. Le nouveau souverain souhaitait se rattacher à ces ancêtres et s’attirer ainsi leurs bonnes grâces.

 

Le mastaba comporte également une petite chapelle funéraire annexe également décorée. Elle appartient à Mérirê-Ânkh et contient une stèle fausse porte traitée de manière analogue à celles de Mehou.

  Textes de wikipedia :http://fr.wikipedia.org/wiki/Mehou  

 

 

 méhou fausse porte Page 1

 

 

 

 fausse porte mehou 2

 

 

 

 

Ligne et colonnes 1 :

 

1

Puisse le roi donner un apaisement, puisse Anubis donner un apaisement, celui qui préside dans la chapelle du dieu, celui qui préside à la place de l’embaumement, celui qui est sur sa montagne, le seigneur de la terre sacrée, de sorte qu’il (Méhou) soit inhumé dan la nécropole.

 

 

Ligne 2 :

 2 

Puisse le roi donner un apaisement, puisse Osiris qui réside à Busiris donner un apaisement, de sorte qu’il chemine sur les beaux chemins de l’occident en vieillissant de belle manière.

 

Ligne 3 :

 

3

 

Puisse le roi donner un apaisement, de sorte qu’on invoque pour lui des offrandes à toutes les fêtes chaque jour dans les durées de l’éternité, le directeur du temple, le chambellan du roi, Méhou.

 

Ligne 4 :

 

4

Puisse le roi donner un apaisement, puisse Osiris donner un apaisement, de sorte qu’il chemine sur les beaux chemins, qu’il soit enterré dans le bel occident et qu’il sélève vers le grand dieu.

 

Ligne 5 :

 

 5

Le prince, le gouverneur, l’ami unique, le prêtre ritualiste, le préposé de la chambre intérieure (la tombe), le directeur du temple, le chambellan du roi, le directeur des 6 grandes cours, Méhou.

 

Ligne 6 :

 

6

Le vizir, les directeur des scribes des archives royales, le directeur des deux greniers, le directeur des deux maisons d’argent, le vénérable auprès du grand dieu, Méhou.

 

Ligne 7 :

 

7

 

Le prêtre ritualiste en chef, celui aux bras gracieux, l’ami unique, le prêtre Sem, le contrôleur de tous les pagnes, le contrôleur de ceux qui appartiennent aux dieux, Méhou.

 

Ligne 8 :

 

8

Le chancelier du roi de basse Égypte, l’ami unique, le directeur de la haute Égypte, le directeur de tout ce qui est jugé, Méhou.

 

Ligne 9 :

 

9

L’ami unique, le préposé du diadème, le directeur des deux tombes, l’ornement royal, Méhou.

 

 

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 23:39

 

 

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Stèle fausse porte du mastaba de Ptahhotep I, le père d'Akhethotep.

 

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Les restes de la salle à colonnes du même mastaba.

 

dsc0087 resize

 

Gros plan, on voit le nom de ptahhotep à gauche.

 

ptah-hotep 0515 resize

 

L'entrée de nos jours.

 

mastaba de Ptahotep Page 4

 

Mur décoré du corridor d'entrée.

 

mastaba de Ptahotep Page 3

 

La chapelle de Ptahhotep II.

 

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La table d'ofrande de la chapelle.

Toutes les illustrations viennent de GARIS DAVIES Norman The Mastaba of Ptahhetep and Akhethetep, les photos sont de moi et de Tatiana:  http://tatiana.blogs.com/photos/sakkarah_mastaba_de_ptahh/index.html

 

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 23:21

 

ptah hotep Page 8

 

Le mur Est est le plus décoré de la chapelle et il est divisé en deux parties. Du côté gauche, il y a Ptahhotep qui est accompagné de son fils ainé du même nom. Il assiste aux « activités agréables accomplies par le pays tout entier » les travaux des champs.

Du côté droit, on voit Akhethotep accompagné de son fils ainé Ptahhotep et qui supervise les « contributions des forteresses des villes du Sud et du Nord du domaine funéraire… »

Le décor évoque la vie de la campagne avec les pêcheurs et les paysans. On y voit plusieurs scènes de reproduction animale.

Les scènes sont distribuées en sept registres principaux, parmi lesquels le 4ème et le 5ème sont subdivisés en deux sous registres.

Ptahhotep est de grande taille, il porte un collier large et un pendentif. Il est vêtu d’un pagne et porte une perruque, il a dans la main droite la canne de sa fonction. Dans sa main, il tien un morceau d’étoffe le symbole du titre de propriété.

Le texte se trouvant au dessus de lui nous explique qu’il surveille «  les agréables spectacles du pays tout entier ». ses titres sont inscrits à la fin du texte.

Son fils ainé est l’inspecteur des canaux, il porte le même nom que lui. Il est représenté de plus petite taille et tien dans sa main un oiseau par les ailes et de l’autre la canne de son père se qui symbolise qu’il partage une partie de ses pouvoirs et qu’il lui succédera

Seshemka, autre inspecteur des canaux, suit en retrait le fils de Ptahhotep.

 

 ptah hotep Page 1b

 

 

Partie de gauche :

Premier registre

Il est endommagé. On y voit les scènes de passage d’un gué par un  troupeau et le ramassage du papyrus qui sera mis en bottes et transporté.

Second registre

On y voit des scènes de jeux physiques entre jeunes hommes

Ce sont des représentations de occupations journalières, mais aussi d’une image idyllique de la force de la jeunesse.

Troisième registre

Il est consacré au travail de la vigne.

A gauche, un serviteur du Ka arrose la vigne qui pousse sur un grillage. La suite est un scène de vendanges et le pressage par cinq hommes, le raisin est ensuite placé dans un morceau de tissus qui sera tordu pour en extraite le maximum de jus. Un homme se trouve dans une position acrobatique pour écarter au maximum les deux grands bâtons entre les quels se trouve la pièce d’étoffe avec le mou.

Quatrième registre

Il est divisé en deux demi registres.  On y voit les animaux des bords du désert, des chiens, des antilopes et un petit couple de hérissons dont un a attrapé une petite sauterelle. Un chasseur tien en laisse deux chiens et une vache avec son veau est attaquée par un lion. Plus loin des scènes de chasse avec des chiens dressés attrapent un oryx et une gazelle.

 

 ptah hotep Page 2a

 

 

Cinquième registre

Scènes de la vie du fleuve. À gauche, un homme prépare des poissons à sécher. Un enfant aide un homme à la fabrication de cordages avec des tiges de papyrus. Ce qui servira à confectionner des embarcations dont on voit les étapes successives dans le demi registre de dessous. Le travail de l’enfant est d’assister son père qui lui apprend le métier ; le texte l’explique : "ô vigoureux garçon, porte moi les cordes". Le garçon répond: "ô père, voici la corde pour toi".

Sixième registre

On y voit le travail des chasseurs de volailles des bords du Nil. Le scribe en chef Oupemneferet ordonne aux hommes de tirer sur le filet dans lequel se trouvent les volatiles. Ils iront soit dans la basse cour soit à la broche.

 

ptah hotep Page 2b

 

 

Septième registre

Ce registre décrit des scènes de joutes entre bateaux sur le fleuve qui ramènent des paniers du produit de la chasse fluviale, œufs, petits gibiers ou oiseaux.

À gauche on voit un homme qui mange des produits sur un table, il s’agit peut être du sculpteur qui a décoré la tombe comme en témoigne le texte au dessus de lui : »son mehenkh bien aimé et fidèle, le chef sculpteur Ankhenptah » .

Le fait de s’être fait représenté sur le décor de la tombe de Ptahhotep, lui permettait une vie éternelle prés de celui-ci.

 

 ptah hotep Page 2c

 

 

Partie de droite :

Ptahhotep apparaît de nouveau sur le côté droit. Cette fois il est coiffé d'une perruque noire plus longue et une fausse barbe courte. Son vêtement reste un court pagne triangulaire. Il tient en main sa canne de fonction.

Au-dessus de sa tête se trouve un texte : "Voir le tribut, les contributions des forteresses et des villes du Nord et du Sud".

Cette fois il est précédé par son autre  "fils aîné, qu'il aime, le sab-ad-mer Akhethotep". Le fils tient la partie inférieure de la canne de son père et de l'autre main un oiseau.

Ptahhotep surveille la présentation d'animaux, soit capturés dans le désert, essentiellement des herbivores dont on essaiera de domestiquer certains, soit d'animaux d'élevage, surtout du bétail.

Premier registre

Six hommes luttent,  l'un d'entre eux s'appelle Akhethotep et pourrait être le fils de Ptahhotep. À droite, six autres hommes amènent un prisonnier devant eux.

Second registre

Quatre hommes tirent des traîneaux sur les quels sont posés des cages. On y trouve un lion et un léopard. A côté, deux hommes portent des balances avec des animaux capturés, entre les deux, un homme tient une gazelle sur son épaule. Khoumhotep  promène se chiens.

Troisième registre

Six hommes avec cinq antilopes.

Quatrième registre

L'une des vaches est en train de mettre bas. Le petit sous registre du dessus montre du bétail entravé.

 

 

 ptah hotep Page 1a

 

 

mur ouest 

 

Le mur ouest est composé de deux stèles fausses portes et d’une partie centrale comportant la scène des offrandes et les titres de Ptahhotep.

La fausse porte de gauche est classique du type utilisé pendant la Vème dynastie alors que celle de droite est du type d’apparat. C’est devant la stèle classique que se trouve la table d’offrande.

Sur la scène central, Ptahhotep est assis devant une table d’offrandes remplie de pain. Il est vêtu d’un pagne en peau de léopard, tenue des prêtres Sem, la queue va jusqu’à la chaise, on voit les griffes de l’animal sur ses deux épaules tandis que la partie haute de la tenue est nouée sur celle de gauche. Il porte à son nez un vase contenant certainement un parfum.

Au dessus de lui se trouve la liste de ses titres, dont ceux de prêtre des pyramides de Niousserê, Menkouhor et Djedkarê Isési, le pharaon qui régnait à cette époque.

 

ptah hotep Page 9

 

 

Au sommet de la partie centrale, entre les deux fausses portes, se trouve une liste détaillée des offrandes et des cérémonies en rapport avec elles.

En face de Ptahhotep, se trouve quatre registres comprenant les personnages liés au culte funéraire.

En haut, les prêtres lavent le mobilier funéraire, brulent de l’encens et récitent les formules rituelles.

Sur les trois registres suivants, les hauts personnages viennent apporter leur offrandes.

Il est à noter que que la partie gauche du bas et les offrandes n’ont pas été peintes. Peut être Ptahhotep était il décédé à l’époque des finitions. Souvenons nous du pot de peinture oublié.

Sous la table il ya une liste courte d’offrandes résumée par : «  des milliers de pain, de bière, tissus, vêtements, bœufs, antilopes, oies ».

 

 ptah hotep Page 4

 

 

La stèle fausse porte de gauche est du style classique. Elle est surmontée d’une corniche en relief. La décoration de cette fausse porte reprend en intégralité les fonctions de Ptahhotep en résumant sa carrière terrestre. C’est au pied de celle-ci que l’on trouve la table d’offrande.

Chaque jambage de la stèle porte deux colonnes de textes. L’espace entre les architraves représente la table d’offrande.

Les quatre jambages sont terminés par Ptahhotep et son nom. Les deux du centre le représentent debout tandis que les deux autres assis, dont un, à gauche, porté par quatre hommes. Le texte indique qu’un prêtre, qui récite, fera chaque jour un tour d’inspection.

Le texte du jambage gauche commence par »entrer dans sa demeure d’éternité en paix parfaite, étant bienheureux devant Osiris »

À droite on lit : « traverser l’eau en paix parfaite… pris en main par ses pères… »

Les jambages du milieu portent les formules "hetep-di-nesou" habituelles. : "Puisse le roi donner une offrande invocatoire…".

 

La seconde stèle fausse porte est du style d’apparat. Elle ne comporte aucune inscription, pas de nom du propriétaire ni ses titres. Elle remplit quand même la fonction de porte entre les deux mondes.

Elle ressemble en bien des points au mur se trouvant derrière le sarcophage de Ounas dans la première pyramide à textes, peut être que les fausse portes d’apparat des tombes des hauts dignitaires de la Vème dynastie auront servi de modèle pour les pyramide qui suivront, Ptahhotep a servi Ounas vars la fin de sa vie.

Elle représente les décors de façade de palais et comporte tous les élémnts de ce type de constructions.

Ainsi Ptahhotep aurait combiné trois symboles : un passage vers l'au-delà, un passage dans le palais de son souverain et un passage vers sa propre habitation terrestre.

A l’origine cette porte était entièrement décorée et peinte, la couleur est partie avec le temps.

On trouve au centre une rainure portant quatre portes qui ont en leur sommet, un rouleau représentant les portes ouvertes, à cette époque les systèmes de fermetures étaient des tresses de roseaux roulées.

De chaque côté, les grands espaces verticaux sont décorés de structures géométriques rappelant des mâts de navires. Ces "mâts" sont peints comme s'ils étaient attachés à la base par des cordes passant à travers des nœuds.

Les espaces étroits sont emplis de motifs ressemblant à des chaînes qui rappelleraient celles utilisées pour les dresser ou les abaisser. Ces nœuds sont serrés à leur sommet tandis que les cordages s'affaissent en tas au pied.

 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 15:59

 ptahotep

Ptahhotep

Ptahhotep (Ptah est satisfait) était un haut dignitaire de la Vème dynastie. Il a été haut fonctionnaire sous trois souverains de cette dynastie, Menkaouhor, Djedkarê Isési et Ounas.  L’âge respectable qu’il a dû atteindre lui a valu de rentrer dans la légende avec ses maximes célèbres. Ses titres étaient : inspecteurs des prêtres de la pyramide de Isési, des prêtres purs des pyramides de Niousserrê et Menkaouhor, inspecteur des canaux, premier après le roi, bâton du peuple, gouverneur de la grande maison, directeur de la grande cour, chef du secret de tous les ordres du roi…

Le titre de vizir n’apparaît uniquement que sur le sarcophage de Ptahhotep et suffit pour lui être attribué officiellement.

On pénètre dans une antichambre avant de pénétrer dans la chapelle, l’accès de celle-ci se trouve une petite ouverture dans la partie Sud de la salle à colonne du mastaba. On a retrouvé dans cette antichambre un petit pot de peinture, peut être est ce un reste de celle utilisée par le maître Ptahenankh, qui est cité dans le mastaba.

Vers l’Est se trouve un petit couloir qui mène à une salle aujourd’hui très endommagée peut être par Mariette, son découvreur, pour y installer un escalier qui permettait de pénétrer sur le site.

 

Pour entrer dans la chapelle, un étroit passage de 1mx2,2m nous donne l’accès. Le plafond est constitué de deux énormes dalles rainurées et peintes en rouge, imitant les troncs de palmier. Comme partout dans la chapelle, les murs sont plaqués de calcaire fin de Tourah, sculptés et peints, seule la partie basse est constituée de pierre de moindre qualité. Les dimensions de la chapelle sont de 5,3mx2,3x3,75m de hauteur.

Nous sommes certains que les couleurs étaient encore éclatantes à l’époque de la découverte et que celles-ci se sont dégradées pendant les 50ans qui ont suivi. Une restauration serait peut être à envisager.

 

La décoration des murs de l’entrée montre des animaux et des produits de ferme. Sur le mur Est, on peut voir des bœufs sur le registre du haut tandis que sur les autres on découvre des produits et animaux divers.

 

entrée est

 

Sur le mur Ouest, les trois registres du bas montrent des produits de ferme tandis que celui du haut décrit diverses volailles en le nommant, oies, canards et pigeons.

 

entrée ouest

 

Sur le mur Nord de la chapelle, au dessus de l’entrée, nous trouvons Ptahhotep assis sur sa chaise aux pattes de lion qui reçoit le rapport d’une personne qui lui tend un rouleau, pendant que des serviteurs s’occupent de sa toilette et de son apparence.

On s’occupe de sa barbe et de sa perruque, on lui oint les pieds d’huile parfumée et une autre personne lui apporte des pièces de lins, derrière lui on lui apporte une boite.

Sous on siège on voit un serviteur qui tiens en laisse trois chiens et un singe.

Un harpiste et un accompagnateur lui jouent de la musique sur le registre du haut.

Derrière eux quatre nains s’occupent des bijoux que portera le maître.

 Sur les deux registres du milieu, on compte onze personnes dans une position de soumission, agenouillés.

Le dernier registre montre encore des musiciens et une personne qui se sert dans un grand panier plein de victuailles.

Il semblerait que cette partie du mur représente le début de la journée du vizir.

 

mur nord haut

 

L’autre partie de ce mur,  représente des scènes d’offrandes et de boucherie.

Le registre du haut dit : "Apporter les biens au responsable de la ville de pyramides…Ptahhotep".

 Second registre : "Apporter les tributs, les choses qui germent, et toutes bonnes choses par les serviteurs du ka…".

 

 i

 

Les troisième et quatrième registres  se voient comme une bande dessinée, en effet, des bouchers découpent le bétail en discutant. On voit ainsi au troisième registre, un homme qui tire sur la patte d’un bœuf et étant sa main vers le chef des prêtres ouab et lui dit « vois ce sang » auquel le prêtre répond « il est pur ».

Au dernier registre, les deux hommes de gauche qui coupent la patte d’un bœuf crient » voyez ce cœur ». a droite un homme qui porte un récipient ordonne aux bouchers « donnez moi ce sang ».

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 23:26

 

mastaba de ptahotep

 

mastaba de Ptahotep Page 2

 

mastaba de Ptahotep Page 1

 

Il s’agit d’un groupe de tombes situées à l’Ouest de la pyramide de Djoser, les mastabas D62 et D64. Le premier est celui de Ptahhotep l’ancien, père de Akhethotep I et grand-père de Ptahotep II, tous deux propriétaires du mastaba D64. Ptahotep II aura deux fils qui seront nommés Akhethotep et Ptahhotep .  Ce dernier Akhethotep aura un mastaba qui serait le numéro E17 situé au Nord de la pyramide d’Ounas et au Sud Est de celle de Djoser.

Ptahhotep II est celui qui a écrit les fameuses maximes du même nom, qui serviront de base à la doctrine de vie des coptes chrétiens.

Toute cette famille de courtisans a vécu à la Vème dynastie et Akhethotep I et son fils Ptahhotep II ont été vizirs.

Ptahhotep II aurait été fonctionnaire sous Mekaouhor, Djedkarê Isési et Ounas, période assez longue pour l’époque, ce qui donnerait foi à la légende selon laquelle il aurait vécu 110 ans quand il a écrit ses maximes.

 

  Le seul mastaba à pouvoir être visité, est celui de Akhethotep I et Ptahhotep II le D64. Il a été restauré et est en parfait état. À l’époque de sa découverte par Mariette, il se trouvait être différent si on en croit le plan effectué à cette époque par l’archéologue. Voir plus loin.

 

 

 DSC00587 resize

 

dsc0087 resize

 

 

 

  Deux photos du mastaba D62 de Ptahhotep l'ancien.

 

On pénètre dans le complexe par une petite rampe qui donne sur une avant cour. Juste en face de nous se trouvent les restes du mastaba D62, partiellement en ruines et donnant sur l’Est. Tout de suite à gauche nous arrivons sur le mastaba D64, double.

L’ensemble est composé de douze pièces dont quatre sont décorées et d’un corridor décoré lui aussi.

L’entrée du bâtiment est un renfoncement rectangulaire portant deux piliers et qui devait être couvert donnant sur l’entrée haute et étroite.  Un long couloir de 7m x 2m est partiellement décoré et fait partie du complexe funéraire d’Akhethotep. De ce corridor ont peut accéder à trois salles par trois sorties différentes. L’une d’entre elles donne sur une salle, à l’Est, très endommagée, qui devait certainement être prévue pour une extension à un des fils du propriétaire. La deuxième donne sur deux salles annexes qui aboutissent directement à la chapelle d’Akhethotep et se situent prés de l’entrée. La troisième au fond du couloir prés de la niche donne sur une grande salle à quatre piliers.

De cette salle nous pouvons accéder à quatre pièces différentes : le corridor d’entrée à l’Est, la chapelle d’Akhethotep à l’Ouest, aux deux salles annexes précédemment citées au Nord et à une petite pièce menant à la chapelle de Ptahhotep au Sud.

La chapelle d’Akhethotep est en forme de T renversé et la fausse porte se situe dans la partie verticale de ce T càd à l’Ouest.

La pièce donnant sur la chapelle de Ptahhotep mesure environ 2mx3m.

La chapelle proprement dite mesure 5mx3m environ et est entièrement décorée.

Je n’ai pas encore trouvé de plan du complexe souterrain pour le moment.

Trois types de pierres ont été utilisées pour la construction de ce tombeau familial : le  calcaire fin de Tourah pour les parties décorées, une pierre calcaire jaunâtre  pour les parties du plafond et les extérieurs et enfin une pierre plus grossière pour tout ce qui est des bourrages et de la maçonnerie.

 Pages-de-mariette_mastabas.jpg

Un extrait d'un recueil de Mariette au moment de la découverte, on voit bien que le bâtiment n'était pas encore totalement mis à jour.

 

Références : 

Pyramides, temples et tombeaux de l’Égypte ancienne, Richards Lebeau, Autrement

La fantastique histoires des bâtisseurs de pyramides, Zahi Hawass, éditions du rocher.

Les grands sages de l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Tempus.

L’Égypte des grands pharaons, Christian Jacq, Tempus.

Dictionnaire des pharaons, Pascal Vernus et Jean Yoyotte. Tempus.

L’Égypte au temps des pyramides, Guillemette Andreu, Hachette.

Histoire de l’Égypte ancienne, Nicolas Grimal. Fayard

Égypte, sur les traces de la civilisation pharaonique, H.F.Ullman.

Les grandes pyramides chroniques d’un mythe, J.P. Corteggiani, Gallimard.

Lire et comprendre les hiéroglyphes, Hilary Wilson, Tchou.

Paysages et paradis de l’autre monde selon l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Maison de vie.

Djéser et la IIIème dynastie, Michel Baud, Pyagmalion.

Les cahiers de sciences et vie.

Dossiers d’archéologie.

Et diverses recherches personnelles sur le net.

 

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L'article sur Ptahhotep

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 23:28

 Sekhemkhet, 2605 à 2598?

 

sekhemkhet

 

   Sekhemkhet

   nebty hetepren

  Nebty Hetepren

  hetepren

     Hetepren

  téti

     Téti

  djoser téti 

     Djoser Téti

  itéti

     Itéti

 

De lui, nous ne connaissons pas grand chose, même les dates de son règne sont obscures.

Il serait le fils ou le frère de Djoser et son successeur. Il aurait régné de six à sept ans selon la plupart des Égyptologues. Il semble qu’il fut l’un des grands rois de la IIIème dynastie.

Il aurait envoyé des expéditions dans  le Sinaï pour la turquoise.

On ne connaît de lui que la pyramide inachevée de Saqqarah, qui aurait du être plus haute que celle de son prédécesseur : Djoser, elle est en ruines actuellement et il semble qu’elle l’a toujours été.

 Il aurait été marié à Djoseret-Ankh-Nebty.

 

sekhemkhet ouadi maghara

Relief de Sekhemkhet à Ouadi Maghara.

 

Références : 

Pyramides, temples et tombeaux de l’Égypte ancienne, Richards Lebeau, Autremant

La fantastique histoires des bâtisseurs de pyramides, Zahi Hawass, éditions du rocher.

Les grands sages de l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Tempus.

L’Égypte des grands pharaons, Christian Jacq, Tempus.

Dictionnaire des pharaons, Pascal Vernus et Jean Yoyotte. Tempus.

L’Égypte au temps des pyramides, Guillemette Andreu, Hachette.

Histoire de l’Égypte ancienne, Nicolas Grimal. Fayard

Égypte, sur les traces de la civilisation pharaonique, H.F.Ullman.

Et diverses recherches personnelles sur le net.

 

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