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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 23:09

neferirkare;neferirkare de l'esprit de Ba

Néférirkârê; De l'esprit de Ba

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neferirkare

La pyramide de Néférirkârê Kakaï a été commencée comme celle de Djeser en pyramide à degrés de six gradins de blocs calcaires soigneusement taillés de dimensions 72m x 52m de hauteur. A un moment de la construction on a rajouté deux gradins supplémentaires, comme on peut le voir sur la photo. On n’est pas certains que la conversion en pyramide lisse ai eu lieue, le roi étant décédé avant la fin des travaux et son fils Nioussérê (qui ne lui succède pas directement sur le trône) aura terminé la construction, l’amenant à 105m x 72m avec une pente de 53° environ. Seules les premières assises basses du monument subsistent ce qui démontre que si la pyramide n'a pas été achevée en pyramide à faces lisses l'intention y était dans le projet initial.

L’accès aux appartements royaux se faisait par la face Nord de l’édifice. Un couloir s’enfonçait dans la masse de la pyramide et arrivait rapidement à une chambre à herses barrant le passage. Un autre couloir arrivait alors à l’antichambre, située sous l’axe de la pyramide qui donnait par l’Ouest à la chambre funéraire, il formait une baïonnette comme pour éviter quelque chose. Ce dernier couloir était renforcé au début et à la fin de granit. La chambre du roi était surmontée d’un toit en chevrons supportant le poids de la pyramide.

Le roi étant décédé durant la construction du complexe, la chaussée n’était que partiellement achevée, elle a été récupérée par son successeur sur le site, Nioussérê pour son complexe pyramidal.

Le temple funéraire était un bâtiment de 60m X 40m de façade.

L’entrée était formée d’un portique à 4 colonnes qui communiquait avec la chaussée et un couloir à  12 colonnes ( incliné vers le Sud ) qui menait à une cour ouverte à colonnes elle aussi.  De dimensions de 25m x 20m, elle était la cour des offrandes du culte royal.  Autour d’elle se trouvait des magasins annexes.

L’ensemble du temple funéraire a été construit à la hâte en brique crue et les colonnes lotiformes étaient en bois. A l’Ouest et dans l’axe du couloir à colonnes prés de la pyramide, se trouvait le temple de culte avec 5 chapelles abritant les statues royales et la stèle fausse porte.

Le peu de décor non détruit de nos jours, représente le roi en compagnie de sa mère Khentkaous II et datant du règne de Néférefrê.

C’est dans ce temple que furent retrouvé les archives de l’administration du culte en papyrus. Normalement toutes ces archives auraient dû se trouver dans le temple d’accueil, lieu affecté à cette tâche, n’étant pas terminé au moment de la mort du roi et ayant été détourné par Nioussérê, toutes ces archives étaient stockées dans le temple haut.

Cette pyramide n’a pas de pyramide annexe. La pyramide de la reine Khent Kaous II était cette pyramide satellite avant d'être utilisée par Nioussérê comme tombeau pour sa mère.

neferirkare 1 Page 1

On peut voir sur cette photo, la différence de largeur d'un même niveau de la pyramide, ce qui prouve que des gradins supplémentaires ont été rajoutés à la suite.

Photo wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_de_Néferirkarê

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Seule partie du temple en pierres, le lieu de culte du roi.

Photo wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_de_Néferirkarê

comptabilité neferirkare

Une partie des archives de la comptabilité du temple.

Références : 

Pyramides, temples et tombeaux de l’Égypte ancienne, Richards Lebeau, Autremant

Les grands sages de l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Tempus.

L’Égypte des grands pharaons, Christian Jacq, Tempus.

Dictionnaire des pharaons, Pascal Vernus et Jean Yoyotte. Tempus.

L’Égypte au temps des pyramides, Guillemette Andreu, Hachette.

Histoire de l’Égypte ancienne, Nicolas Grimal. Fayard

Égypte, sur les traces de la civilisation pharaonique, H.F.Ullman.

Lire et comprendre les hiéroglyphes, Hilary Wilson, Tchou.

Paysages et paradis de l’autre monde selon l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Maison de vie.

Les cahiers de sciences et vie.

Dossiers d’archéologie.

Et diverses recherches personnelles sur le net.

 

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 23:35

 

sahoureSahouré Brillante comme l'esprit de Ba

 Sahourê; Brillante comme l'esprit de Ba

 

sahoure1

 

 

 

sahoure2

 

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google sahoure

 

Il est le premier des rois à faire construire son complexe funéraire à Abousir.

Son temple d’accueil est actuellement enseveli sous 5m d’alluvions entassés en + de 4000ans de débordement du fleuve, mais son tracé a pu être relevé et une maquette faite.  Il est très abimé et il ne reste certainement que le sol en basalte. Il possédait deux rampes de débarquement une à l’Est, la principale et une au Sud qui donnait sur une entrée munie de 4 colonnes de granit. L’entrée principale, elle donnait sur une salle de huit colonnes granitiques et son toit était orné d’or. 

À l’intérieur, après un couloir en chicane on accédait à une salle en T munie de colonnes granitiques elles aussi, ensuite venait la chaussée montante.

Elle mesurait  235m et était construite sur une rampe formée de blocs énormes en calcaire qui sont encore sur le site. La décoration des murs de cette chaussée représentait des étapes de la construction du site ainsi que des expéditions au Sinaï et en Nubie.

 

Sahourê sera le précurseur en matière de construction des temples funéraires, qui prendra de l’importance par rapport à la pyramide elle même à compter de la 5ème dynastie. L’accès au temple se faisait par une entrée sur le côté du temple parallèlement à celle de la chaussée. L’entrée annexe donnait sur un portique à deux colonnes, toujours sur place, un hall, disparu aujourd’hui, faisait suite à celui-ci. Il sera plus tard utilisé comme chapelle de la déesse Sekhmet. Il donne sur une cour ouverte entourée d’un chapiteau soutenu par 16 colonnes de granit qui portaient le cartouche du roi.

Au centre de cette cour on trouvait une table d’offrande en albâtre. Les murs étaient décorés de bas reliefs représentant des scènes de chasse et de pêche ainsi que les victoires du roi sur ses ennemis (comme toujours).

On traversait ensuite un couloir sui séparait le temple intérieur de celui de l’extérieur.

On trouvait de suite une salle contenant une chapelle à cinq statues du roi. On a retrouvé dans cette salle des décorations représentant un voyage en mer. Des petites salles sur les côtés montraient des scènes des provinces qui venaient apporter leurs offrandes.

Seulement quelques fragments de la stèle fausse porte ont été retrouvés.

 

La pyramide mesurait 79m x 47m avec une pente de 50°30.  Ses concepteurs auraient fait une erreur de 1,58m lui donnant une forme rectangulaire. Elle est formée de blocs de calcaire, donnât une pyramide intérieure de 6 degrés. Le revêtement était lui en calcaire fin des carrières de Maasara.

Une particularité architecturale a été faite durant la construction de cette pyramide. Un espace a été laissé entre la sous structure et la pyramide permettant ainsi de travailler en même temps à la structure interne et le reste de l’édifice. Espace comblé plus tard par des gravats.

inétrieur 5ème dynastie

La structure interne de cette pyramide sera le modèle jusqu'à la pyramide de Djedkarê Isési.

La structure interne de la pyramide est très simple. Un court passage descendant garni de granit rose est bloqué au fond par des herses très lourdes de granit. De là, le passage, d'1,87 m de haut sur 1,27 de large, est garni de calcaire et monte légèrement vers la chambre funéraire. La dernière partie du passage, avant d'entrer dans la chambre funéraire, est de nouveau garnie de granit. La chambre funéraire est une salle rectangulaire assez simple, directement sur l'axe vertical de la pyramide, mesurant 12,60 m x 3,15 m. Le plafond est fait d'une voûte avec trois rangées d'énormes faisceaux de calcaire taillés et disposés en chevrons. La chambre funéraire a été très  endommagée et seulement un fragment du sarcophage de basalte a été retrouvé.

La pyramide satellite mesurait 15,70m x 11,60m avec une pente de 56° .

800px-Pyramide de Sahourê Abousir

La pyramide, la chaussée et une vue du temple d'accueil, photo de wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_de_Sahourê

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La pyramide vue de la chaussée, photo empruntée à tatiana:

 http://tatiana.blogs.com/photos/pyramides_et_necropole_da/index.html

 

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Les colonnes de l'entrée secondaire du temple funéraire, photo Tatiana:

 http://tatiana.blogs.com/photos/pyramides_et_necropole_da/index.html

 

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Un pilier portant le cartouche du roi, photo de tatiana:

 http://tatiana.blogs.com/photos/pyramides_et_necropole_da/index.html

linteaux temple funéraire sahourê 

Reconstitution des hiéroglyphes des linteaux retrouvés du temple funéraire.

 

450px-Abousir Sahoure 07

 

Une colonne de la salle ouverte: photo wikipedia

 

800px-Abousir Sahoure 06

 

Photo de l'entrée du temple funéraire, wikipedia

 


Références : 

Pyramides, temples et tombeaux de l’Égypte ancienne, Richards Lebeau, Autrement

Les grands sages de l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Tempus.

L’Égypte des grands pharaons, Christian Jacq, Tempus.

Dictionnaire des pharaons, Pascal Vernus et Jean Yoyotte. Tempus.

L’Égypte au temps des pyramides, Guillemette Andreu, Hachette.

Histoire de l’Égypte ancienne, Nicolas Grimal. Fayard

Égypte, sur les traces de la civilisation pharaonique, H.F.Ullman.

Lire et comprendre les hiéroglyphes, Hilary Wilson, Tchou.

Paysages et paradis de l’autre monde selon l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Maison de vie.

Les cahiers de sciences et vie.

Dossiers d’archéologie.

Et diverses recherches personnelles sur le net.

 

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 20:41

 

abousir1

 

abousir 2

 

 

Située à environ 11 km au Sud Ouest de Guizeh, la nécropole d’Abousir s’étant sur 2km.

Les plus anciens mastaba datent du règne de Snéfrou et le site fut utilisé jusqu'à la VIe dynastie démontrant la longévité d'un établissement pour les vivants situé à proximité. Au vu de la proximité des deux temples solaires identifiés et fouillés, certaines hypothèses placent la ville de Sakhébou dans les environs immédiats d'Abousir, rejoignant ainsi la légende conservée sur le papyrus Westcar, selon laquelle les trois premiers souverains de la Ve dynastie seraient issus de l'union du dieu Rê avec une prêtresse de cette cité.
De l'intérêt particulier que les pharaons de la Ve dynastie ont eu pour ce site, il est probable que le palais royal se situait à proximité du site. Cette partie de la région memphite était accessible depuis une retenue d'eau du fleuve qui formait un véritable lac relié au Nil par des canaux. On trouve au Sud, à 2km, le début de la nécropole de Saqqarah. Tout l’ensemble ainsi que les tombes de Dashour + celles de Guizeh, est regroupé sous l’appellation de nécropole Memphite. (texte de Tatiana, merci à elle)  

À partir du règne d’Ouserkaf (2465 à 2458), tous ses successeurs, ceci jusqu’à Niousserrê (2420 à 2396) càd pendant une période de 69 années seulement, y construiront un temple en l’honneur du dieu Soleil : Râ. Seulement 2 d’entres eux ont été découvert, ceux d’Ousekaf et de Nioussérê, le premier et le dernier.

On y trouve 4 pyramides royales attestées et une inachevée qui pourrait être celle de Shepseskârê (2438 à 2431).

Les autres pyramides sont celles de Sahourê (2458 à 2446), Néférirkârê Kakaï (2446 à 2438), Néférefrê (2431 à 2420) et Nioussérê (2420 à 2396). On trouve ensuite une petite pyramide de reine (attestée), celle de Khent Kaous 2, épouse de Néférirkârê Kakaï.

Deux autres pyramides pouvant être celles de reines se trouvent au Sud du complexe, il s’agit des Lepsius 24 et 25.

Elles sont toutes orientées Nord/Sud et les diagonales des pyramides de Sahouré, de Néférirkârê Kakaï et Néférefrê sont orientées vers la ville d’Héliopolis.

Un lot de mastabas de fonctionnaires termine la visite du site, dont ceux de Ptahshepses et de son fils, côte à côte à l’Est de la pyramide de Nioussérê.

Une particularité de cette dernière est que sa chaussée a été récupérée sur le complexe de Néférirkârê Kakaï, pyramide inachevée à la mort de son propriétaire. Nioussérê ayant intercalé sa pyramide entre celles des ses prédécesseurs sur le site.

Une autre particularité du site est la pyramide de Néférefrê, qui est décédé avant la fin de la construction, elle a été terminée en énorme mastaba carré.

Tout au Sud du site on trouve des tombes  Saïtes et à l’Ouest des tombeaux lacustres des 25 et 26èmes dynasties. La nécropole a été utilisée jusqu’à la fin de l’histoire de l’Égypte antique.

 

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Le site vu depuis Saqqarah, on aperçoit à gauche les pyramides de Guizeh.

 

P1300600

 

Le site vu depuis Guizeh, à droite la pyramide de Djeser, à sa gauche celle d'Ouserkaf, à l'arrière plan, celle de Téti. La première photo a été prise en mai, la seconde en février.

J'ai eu de la chance de pouvoir la prendre en hiver, il n'y avait pas trop de poussière ce jour là.

 

La pyramide de Sahourê

La pyramide de Néférirkârê Kakaï

La pyramide de Nioussérê

La pyramide de Néférefrê

La pyramide de Khent Khaous II

Le mastaba de Ptahshepses

Le temple solaire de Nioussérê

Le temple solaire d'Ouserkaf

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 19:25

ptah

Ptah (celui qui ouvre) est le créateur dans la cosmogonie de Memphis. « Ptah conçoit le monde par la pensée de son cœur et donne la vie par la magie de son verbe ». Il créa ensuite Atoum qui l’assista dans la formation du monde. Il était le dieu de la royauté durant l’ancien empire. Par la suite, il fera partie des 5 principaux dieux avec : Isis et Osiris, Amon et Râ.

Il est l’époux de Sekhmet et le père de Néfertoum dans la triade Memphite.

Dieu des artisans et architectes, patron des constructions, des métallurgistes, sculpteurs, des charpentiers et des chantiers navals.

Il porte plusieurs épithètes :

Ptah au beau visage, maître de vérité, maître des jubilées (heb sed), maître de justice, maître de l’éternité, Ptah qui écoute les prières.

Il est souvent représenté dans des vêtements serrés, lui donnant l’apparence d’une momie, la peau verte, portant  la barbe des dieux, le sceptre ouas, la croix ankh et le pilier djed. Ces trois derniers symboles indiquant le pouvoir créateur du dieu.

Il incarne l’essence divine dont le Soleil s’est nourri pour venir au monde.

Il joue un rôle dans la préservation de l’existence et la permanence de la fonction royale.

Il pouvait être aussi un dieu funéraire lorsqu’il était coiffé de la couronne Atef. En cette qualité il sera le dieu funéraire des nécropoles de Saqqarah et des autres sites de pyramides.

Il était également craint car il pouvait provoquer les tremblements de terre et les soubresauts de l’écorce terrestre.

Dans le temple d’Abou Simbel, la statue de Ptah est la seule qui ne reçoive pas les rayons du Soleil lors de l’équinoxe de printemps, car il était aussi le dieu des ténèbres.

 

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 19:33

Ce sont les plus anciens textes religieux connus à ce jour. Ils ont été utilisés pour la première fois dans la pyramide d’Ounas (2355 à 2335). Ils ont été découverts par hasard, en 1881, par un ouvrier voulant chasser un chien du site de Saqqarah. En le poursuivant, il découvrit l’entrée de la pyramide d’Ounas et prévint Gaston Maspéro. Celui-ci avait toujours espéré qu’ils existaient et en était d’autant plus heureux. Les textes seront utilisés de la fin de la Vème dynastie à la fin de l’ancien empire sous cette forme. On connaît 6 rois qui ont eu leur pyramide décorée de la sorte, il s’agit de Ounas, Téti, Pépi 1, Mérenrê, Pépi 2 et Qakarê Ibi de la première période intermédiaire.

Pour la première fois depuis que les Égyptiens construisaient des pyramides, un pharaon prit une décision remarquable : inscrire dans la pierre la tradition orale, le rituel qui se célébrait à l’intérieur de ces machines à ressusciter. À partir d'Ounas, la pyramide parlait.

Une longue série de hiéroglyphes en colonnes, de couleur verte (la couleur de l’écriture sacrée) offrait à pharaon le texte fondamental de la spiritualité de son époque. Peut être parce que la lecture seule des textes sacrés par le successeur du roi, dans le rôle d’Horus fils vengeur d’Osiris, était jugée insuffisante. Les textes étaient gravés de l’entrée de l’antichambre à la chambre funéraire à l’exception du serdab. La gravure étant éternelle, la présence des textes dans la pyramide garantissait la réalisation du passage dans l’autre monde, plus que la lecture des textes elle même.

Ils étaient un guide, fais pour faciliter l’accession au défunt à l’autre monde. Ils étaient composés de formules magiques, de conseils et de prières. Ils aidaient le défunt à surmonter les innombrables épreuves et dangers avant d’affronter le tribunal d’Osiris. Les premiers mots de ce livre sacré sont : « Pharaon n’est pas parti mort, ils est parti vivant. » le roi vit la vie et ne meurt pas la mort. Selon les textes sacrés, le secret de la vie réside dans la lumière. Ainsi le pharaon devient-il lumineux et rayonne-t-il à l’Orient, semblable à un nouveau Soleil.

La gravure des textes sacrés dans la pyramide d’Ounas survécue jusqu’à la fin de la civilisation Égyptienne. D’abord les rois et les reines de l’ancien empire les reproduisirent, en y ajoutant de nouveaux versets. Ensuite des dignitaires reçurent l’autorisation de les graver dans leur tombe, et lorsque la construction des pyramides prit fin on retrouvera les textes sacrés sur les sarcophages. Enfin, vint le livre des morts, du nouvel empire verra le jour sur les tombes de la vallée des rois et des reines. Les rois des époques Saïtes remettront à l’honneur les textes de pyramides et les Ptolémées les reprendront en les réinterprétant dans leurs temples.

Enfin, certains hiéroglyphes étaient volontairement mutilés, comme pour protéger le défunt. Les hiéroglyphes en forme d’animaux dangereux, serpent, lion ou crocodile, étaient gravés avec un couteau dans le corps, comme pour éviter de mordre le roi mort.

 En voici quelques formules :

formule 248 

 « Ounas est un grand, c'est d'entre les cuisses de l'Ennéade qu'Ounas est sorti. Ounas a été conçu par Sekhmet, et c'est le Shesemtet qui a mis au monde Ounas, l'étoile au front remarquable et à la démarche ample qui apporte le viatique pour Rê chaque jour. Ounas est venu vers son trône qui se trouve sur les Deux-Maîtresses. Ounas est apparu en tant qu'étoile. »

Formule 248 de la pyramide d’Ounas.

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Pyramide d'Ounas

 

O! O! Lève-toi, ô Roi! Prends ta tête, rassemble tes os, réunis tes membres, secoue la poussière de ta chair! Prends ton pain qui ne moisit pas et ta bière qui ne sûrit pas! 

Tu te trouves à la porte qui tient les humains à distance. Khentamenti vient vers toi et te prend la main. Il t'accompagne au ciel près de ton père Geb. Il jubile à ton approche, il te prend dans ses bras, il t'embrasse, il te caresse. Il te place au sommet des glorifiés, des étoiles impérissables. Ils te glorifient, ceux dont les séjours sont cachés; les grands se réunissent pour toi, les veilleurs se lèvent devant toi. 

On bat de l'orge pour toi, on te moissonne à l'épeautre. On t'en offre pour tes fêtes du premier du mois, pour ta fête du milieu du mois, sur l'ordre qu'a donné pour toi ton père Geb. 

Lève-toi, ô Roi! Tu ne mourras pas! 

Formule 373

Tu as ton eau, tu as ton débordement, tu as ton écoulement sorti d'Osiris. Réunis tes os et laisse tes membres se tendre, secoue de toi ton impureté et délie-toi de tes liens. Ouvre ta tombe, détruits les portes des murs qui l'entourent. On t'ouvre des deux battants les portes du ciel. « Bien venu! », dit Isis et « En paix », dit Nephthys, quand elles ont vu leur frère. 

Extrait de la formule 676

Je suis à la recherche des translitérations des formules 373 et 676. Je les insérerai plus tard 

 

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Pyramide de Téti avec le ciel étoilé

 

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La première pyramide à textes

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 20:16

atoum

 

Atoum est le dieu créateur dans la cosmogonie Héliopolitaine, il est celui qui se créa seul. De lui, naitra le premier couple de dieux, Shou et Tefnout., de qui naitront les autres dieux de l’ennéade. Selon les textes des pyramides, il les créera en se masturbant, selon les textes des sarcophages en crachant au sol. Une autre légende dit qu’il les nomma. On dit aussi qu’il pleura le départ des ses enfants et que de ses larmes naquirent les hommes. Dans la cosmogonie Memphite, il est créé par Ptah pour l’aider dans le cycle de création.

Il incarnait le Soleil avant que Râ ne le remplace dans le panthéon Égyptien.

Il est Kephri au levant ( le scarabée qui sort de terre au petit matin pour rouler sa boule de bouse symbolisant la course du Soleil), il devient Râ au zénith .Sous le nom de Râ-Atoum, il est un vieillard courbé au Soleil couchant.

C’est lui qui tient le compte du nombre d’années de règne des souverains.

Il a comme animaux sacrés, l’anguille, la mangouste d’Égypte (l’ichneumon) ou le serpent. Il est souvent représenté sous l’apparence d’un roi coiffé de la double couronne ( ici c'est le némés) et tenant le sceptre Ouas et la croix ankh dans ses mains.

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 00:30

Lorsque le Ka se sépare du Khet, c'est-à-dire lorsque l’esprit divine abandonne le corps, le soutien vital disparaît puis vient la mort. Si pour toutes les choses créées, la mort correspond à la destruction de l’individu, elle provoque aussi pour l’homme la libération de son Ba, l’âme, et détermine le début de la vie dans l’hypersensible, au-delà de l’empire terrestre.

Puisque dans la pensée Egyptienne il n’y avait pas de solution de continuité entre le royaume terrestre et celui du ciel, et que les actes des vivants avaient un contact direct avec celui des morts, les rites funéraires et le culte de défunts prenait la plus grande importance. Dans le rite funéraire, la première grande opération était la momification du cadavre, modèle voulu et habité par le Ka divin et pour cette raison souvent indispensable au défunt pour conserver sa connaissance de lui-même et de sa propre identité jusqu’à ce qu’il soit identifié avec le dieu Rê. Voir l’article sur la momification.

A la suite de cette opération, la procession funéraire partait de la maison de la vie. En tête il y avait le baldaquin fleuri avec le précieux sarcophage, suivi par les parents et les pleureuses, des femmes et des fillettes qui « fondaient » en larmes en se jetant continuellement de la terre sur la tête. Puis le long cortège du mobilier funéraire : meubles, vêtements, bijoux du défunt ainsi que des ouchbétis, des figurines représentant des serviteurs qui continuaient leur devoir dans l’au-delà…

Photo 001

Une fois arrivée au Nile, la procession reprenait sur le fleuve sacré, source et vie de l’Egypte, et avec lui commençait en imagination le voyage pour le Nile céleste. Une étape idéale était Abydos, le grand sanctuaire d’Osiris, où tout Egyptien rêvait d’avoir au moins sa sépulture symbolique, une stèle, à côté de la grande relique du dieu roi des vivants et des morts.

Arrivé à sa propre nécropole, le cortège rejoignait le tombeau. Dans la chapelle ou dans la chambre des offrandes s’accomplissaient les rites de purification de la momie avec eau et encens. Puis commençait le rite essentiel de l’ouverture des yeux et de la bouche. En tête des parents et des pleureuses, un prêtre lisait les formules magiques du livre des morts. La momie se trouvait devant la stèle sacrée, qu’est sensée tenir Anubis, tandis que la fille et l’épouse pleuraient, inconsolables. Le Kher-Heb à la peau de léopard, c'est-à-dire l’héritier du défunt en tenue de prêtre, aspergeait la momie de parfum et l’encensait. Deux prêtres versaient des onguents et procédaient à l’ouverture des yeux et de la bouche réellement avec un scalpel et l’antique hachette sacrée en silex. Cette fonction magique avait un effet direct sur le plan astral, de sorte que le mort pouvait en effet voir et parler dans l’au-delà. Ils étaient en fait, deux actes fondamentaux de la création : la naissance des créatures humaines et divines par les yeux et la bouche de Rê.

Avec cette cérémonie, prenait fin la préparation du défunt pour le grand voyage. Le sarcophage avec tout son mobilier était descendu dans la chambre souterraine, tout était scellé et le puit était obturé jusqu’au sommet et muré. Puis commençait l’autre phase très importante pour le rapport entre vivants et défunts : le culte des morts.

 Photo 002

 Le culte est fondé surtout sur les prières et sur les offrandes qui constituent l’aliment spirituel en faveur non seulement du défunt, mais aussi des figurants. Les prières sont le rapport entre le Ka vivant le Ka mort, de même que les supplications et les manifestations d’affection et de regrets sont celles du Ba vivant et du Ba défunt.

Prières et supplications assurent l’appui du Ka de la famille, donc l’intégrité du Ka du vavant et l’acheminement vers la fusion de l’âme du mort avec son propre esprit.

Les offrandes ont le même pouvoir en ce qu’elles alimentent aussi bien le propre Ka des inivités au banquet funèbre que celui du voyageurs dans l’au-delà. Le lait de figues, le pain, la bière et le blé (symbole de la résurrection) alimentent le corps et l’âme ; tandis que l’eau, le nitrate et l’encens alimentent le corps spirituel. La communion entre vivants et défunt est d’autant plus complète lorsque l’on sent la présence du Ka de tous et, dans la rencontre alternent avec les prières et les versets magiques les demandes d’aide, de conseils, et aussi les lamentations et les remerciements, de sorte que le contact est continuel et que la famille reste unie à celui qui voyage dans la barque du Soleil.

Cette continuité avec la vie se manifeste pleinement dans les peintures rupestres qui sont parties intégrante de la « maison de la vie »du défunt. Il y a de nombreux tombeaux où le propriétaire, représenté sur les montant des portes, semble venir à notre rencontre pour nous servir de guide dans sa maison et nous présenter les siens et son épouse, nous raconter sa vie quotidienne, ses voyages, ses actes glorieux au service de Pharaon et ses œuvres paternelles envers ses amis, sa famille ou même le commun des mortels. On pense à Ptah Hotep et ses maximes. Comme dans un film magique, nous assistons au merveilleux spectacle d’une vie sereine qui se reflète continuellement dans la vie paradisiaque de l’au-delà.

 

Le voyage dans l'au delà

Les textes des pyramides

La momification

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 00:21

Au début de l’histoire, il y a le pharaon qui guide son peuple, ordonné comme dans une pyramide. La route à suivre lui est indiquée par les textes sacrés qui résument toute la science de l’univers visible et invisible. Nous trouvons un exemple de cette science très ancienne dans les textes des pyramides, gravés sur les parois de la pyramide d’Ounas pour la première fois vers 2325.  

Lorsque le pharaon finira par devenir son propre guide, il y aura de nombreux livres des morts, textes des sarcophages et livres de la Douat, destinés à toute âme en route vers l’au-delà. Ces textes supposent la connaissance du royaume des mortss à travers la fois religieuse et contiennent des règles de comportement, des formules magiques, des rituels sacrés, des prières secrètes, de façon à mettre le voyageur en mesure de surmonter les différentes épreuves qui l’attendent. Tout ceci va d’une synthèse étroite du rapport entre l’âme et l’esprit universel à une conscience de en plus profuse qui complique les rapports et les remplit d’images que progresse la conscience individuelle et que complique la puissance de la foi ancienne. Même l’équilibre et la continuité entre vie terrestre et vie dans l’au-delà varient et oscillent entre deux extrêmes : soit fuir une immortalité toujours moins compréhensible pour s’ancrer désespérément dans la vie terrestre, soit exalter la vie dans l’au-delà pour se libérer de cette vie tourmentée et angoissante.  

On trouve un exemple du mépris de la vie et de l’admiration de l’au-delà dans un chant de -1790 environ :

« Voici, la mort se tient devant moi comme la guérison de l’infirme, comme la sortie au grand air après une longue maladie. Aujourd’hui la mort se tient devant moi comme un parfum de myrrhe ; comme un repos sous la tente aux heures de brise… aujourd’hui la mort se tient devant moi et m’attire comme la vue de sa maison pour celui qui a été si longtemps prisonnier »

Photo 003 

Le grand et ultime voyage commence par la séparation du Ka spirituel du corps matériel (a). Le Ba, âme de l’homme est détaché de la vie terrestre et tourne désorienté autour du cadavre. La compatissante Isis l’accueille sous ses grandes ailes affectueuses (c)et le confie au savant dieu Anubis afin qu’il le réconforte et lui serve de guide et de soutien jusqu’au jugement divin (b).

 Photo 005 

Tous deux se dirigent vers les confins du monde et exactement vers l’une des quatre montagnes qui soutiennent le ciel : celle à l’ouest d’Abydos (d), la ville sacrée d’Osiris. Ce très haut mont dépassé, l’âme, avec le bateau de Kheper descend dans la « galerie de la nui » (e) où coule le fleuve des enfers.  Anubis réussi à mener la barque sur les rapides vertigineux du fleuve sillonné par les sinuosités du serpent Apophis (h). La barque pénètre au cœur des enfers, dans le royaume des choses secrètes.

  Les berges et les eaux du fleuve grouillent d’êtres monstrueux qui se jettent sur les voyageurs. Des babouins gigantesques (f) tentent de les capturer avec un filet ; des serpents armés de longs couteaux, des reptiles à cinq têtes affamés, des dragons, jaillissent continuellement de la terre et des eaux. Ce ne sont que hurlements, menaces, lamentations d’ombres errantes, d’êtres refusés par l’esprit, de larves humaines sans tête et ennemies d’Osiris (g). A la défense et au réconfort prodigués par Anubis participent des êtres divins qui, en silence, se serrent autour de l’âme du défunt presque détruite par l’épouvante. Finalement, on arrive aux limites du royaume ténébreux de la Douat. Pour en sortir, il faut franchir sept portes (i), et pour entrer dans la grande salle d’Osiris, il faut passer dix pylônes l). Chacune des portes est gardée par une divinité : le dieu sorcier, le gardien, l’interrogateur,. Pour passer, l’âme doit connaître les paroles magiques voulues, et le nom secret du gardien du seuil, après quoi elle peut dire :  "ouvrez moi la porte et soyez mes guides". Passées les sept portes, commence le passage des pylônes et chaque maître du pylône lui révèle son nom secret pour l’éternité.

Photo 004

Après le dernier pylône, l’âme entre dans la grande salle d’Osiris. Tout autour se tiennent les dieux de l’univers, les Ka cosmiques, images du dieu absolu lui-même dans lequel ils se reflètent en mille couleurs, (dans le tombeau de Thoutmosis III sont présents 741 dieux). Au milieu s’élève une pyramide à degrés, que l’âme, fatiguée par sa longue épreuve, monte aidée par le bon Anubis (m). Sur la plate forme du sommet de la pyramide, il y a quatre grands juges, les couples qui ont donné origine au créé : Shou et Tefnout (air et feu), Geb et Nout (terre et ciel). Ces juges sont présents avec Osiris. Ils sont l’expression pure de la création divine. Aux pied du dieu roi de l’au-delà, il y a la balance pour la pesée du cœur.

Le moment décisif est enfin arrivé, l’âme est seule devant le dieu suprême et doit démontrer qu’elle n’a jamais fait de mal contre personne (n). De grands et lumineux idéaux ont guidé celui qu’on juge devant le dieu suprême pendant toute sa vie : «Si tu es grand après avoir été petit,  si tu as été riche après avoir été pauvre ne soit pas avare de tes richesses parce qu’elles te sont venues comme un don de dieu….Si donc tu cultives tes champs et qu’ils sont fructueux , ne remplis pas seulement ta bouche, souviens toi de ton voisin, car l’abondance t’a été donnée par dieu… » Ptahotep, dans se maximes que l’on répéta pendant deux mille cinq cent ans avertit : « Ne sème pas la crainte parmi les hommes car dieu te combattra dans la même mesure… » Mais le plus grand monument que l’Egypte antique nous ai légué est contenu dans les phrases que prononce Nefertem-Rê au grand jugement : « J’ai donné du pain à l’affamé, j’ai, donné à boire à celui qui avait soif, j’ai vêtu celui qui était nu, j’ai fait passer le fleuve à celui qui n’avait pas d’embarcation, j’ai ensevelis celui qui n’avait pas d’enfants… ».On remarque que les piliers de la bonté humaine sont répétés dans de nombreux mastabas, ils font partie des idéaux qui, cinq milles plus tôt, préparaient la voie menant au royaume des cieux. Une fois que l’âme a révélé ses actions, son cœur est placé, sur un plateau de la balance et sur l’autre une plume de Maât, déesse de la vérité et enfin la balance se débloque. Thot note les opérations, tandis que de la terre émerge Ammout, monstre crocodile-léopard-hippopotame (n), prêt à dévorer l’âme perdante et- l’entraîner dans les ténèbres de Sokaris. Si le cœur est plus léger que la plume, l’âme est justifiée et le Ka spirituel lui redonne la vie pour l’éternité. Voir le papyrus du scribe Hinefer. Ensuite commence la vie dans le paradis, c'est-à-dire dans les champs de Ialou : d’abord, l’âme se purifie de tout déchet terrestre en se baignant dans le lac du lotus (o), après quoi redevenue pure et jeune, comme dans le sein de la déesse Mout, elle travaille, heureuse dans les champs du paradis et reunie aux siens elles chasse pêche le long du Nil céleste (p).

 Photo 006

La dernière étape du grand voyage vers l’éternité prend trois aspects importants.

-le premier est déjà contenu dans la pensée antique où la personnalité humaine, une fois régénérée et justifiée, continue à opérer en tanat que partie du tout et de la volonté divine, s’unissant à l’armée d’Horus pour combattre le mal et la souffrance sur terre.

-le second, càd l’anéantissement de son âme dans le nirvana Egyptien, se reflète dans un très belle image des contes de Sinouhé : « fut enlevée au ciel et ainsi se trouva uni au disque du Soleil et son corps retourna à celui qui l’avait engendré… »

-le troisième, la découverte de son propre Etre dans l’absolu, est chanté par l’âme béatifiée : «  je suis Rê et Rê est moi… l’Etre est en moi, le non Etre est en moi… je suis maître de l’âme de dieu qui m’enferme dans son sein. »

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Les textes des pyramides

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 00:02

La cosmogonie, c'est la science qui relate de la création de l'univers.

Les Égyptiens en avaient quatre principales, celles de Memphis, d'Héliopolis, d'Hermopolis et enfin de Thébes.

Les dieux créateurs étaient tous différents, et c'est dans un signe d'unification des différentes croyances que les pharaons étaient tantôt fils de Râ, tantôt apparentés à d'autre dieux. Citons Séthi, qui tenait sont nom du dieu Seth ou Amenhotep, du dieu Amon.

Les différents dieux de chaque mythe de la création ont tous été introduits dans le panthéon Égyptien.

1-Le mythe de la création de memphis est certainement le plus simple. C'est Ptah le créateur du monde. Il le fait par la pensée et il suffit qu'il prononce le mot pour que la création apparaisse. Il crée toute chose et tout être simplement en énumérant le nom de chaque chose et être, il a donné naissance aux dieux. Il engendre Atoum pour qu'il exécute sa volonté. Ptah apporte la culture aux hommes et devient le maitre de la Maât.

 

2-À Hermopolis, c’est de l’océan glacé que surgit huit génies (c’est l’ogdoade). Ces huit génies formèrent la volonté de créer. Ils se regroupèrent en quatre groupes et sont la personnification des éléments du chaos précédant la création. Il s’agit de Heh et Hehet, infinité spatiale ; Kekou et Keket, les ténèbres profondes ; Noun et Nounet, l’eau initiale ; Amon et Amonet, ce qui est caché. Le premier des noms est masculin (tête de grenouille) et le second est son double féminin (tête de serpent).

Un texte du temple d’Edfou relate leur apparition :

«  Au sein de l’océan primordial apparut le terre émergée. Sur celle-ci les huit vinrent à l’existence. Ils firent apparaître un lotus d’où sortit Râ. Puis il vint un bouton de lotus d’où émergea une naine que Râ vit et désira. De leur union, naquit Thot qui créa le monde par le verbe. »

Depuis la création, les huit reposent dans le monde souterrain et se chargent du lever quotidien du Soleil et du cours du Nil.

 

3-À Héliopolis, c’est l’ennéade.  Atoum se créa seul (dans le sein de Noun) et créera les dieux Shou et Tefnout en se masturbant ou en crachant par terre. Lire l’article complet à ce sujet.

À noter que Noun, l’océan primordial protégea Shou et Tefnout des puissances démoniaques symbolisées par des serpents. Noun sera donc appelé le père des dieux.

 

4-La cosmogonie thébaine combine les trois précédentes.

Le serpent ailé Kematef, celui qui accomplit son temps, émergea de Noun à l’endroit où serait plus tard Thèbes. Il mit au monde Irta, celui qui a fait la terre.

Irta forgea l’univers dont la terre et les huit dieux principaux. Ils se rendirent à Héliopolis, ou Hermopolis (selon la croyance) pour créer le Soleil, Atoum et Ptah.

A la suite, comme ils étaient épuisé, ils se rendirent à Thèbes pour s’endormir à jamais aux côtés de Kematef et Irta.

Dans cette combinaison, les dieux créateurs Ptah et Atoum sont honorés et les cosmogonie de Memphis et Héliopolis se rejoignent. Belle façon de faire de la politique.

 

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 18:58

Pour les Égyptiens, l’univers était divisé en trois régions différentes, le monde souterrain, la terre et le ciel. Le monde souterrain abritait le royaume des morts et des dieux de l’au delà, notamment Osiris. Le monde terrestre appartenait aux être vivants et aux hommes. Le ciel abritait les divinités cosmiques, le dieu solaire Râ, la lune et les étoiles.

La terre était un disque ceint par les eaux primordiales du Noun.

Elles avaient pour centre l’Égypte. Du fait que les eaux du Noun entouraient également les deux autres parties du monde,  l’univers était baigné par un incommensurable océan primordial. Le Nil lui devait aussi son existence, le Noun le crachait régulièrement lors des crues annuelles. Il avait donné naissance aux terres. Sil l’on en croit l’un des mythes de la création, le Noun aurait en premier lieu donné naissance à la butte primordiale, le Benben, de et sur laquelle serait nés l’ensemble des êtres vivants.

 

Au dessus de la terre, on imaginait le ciel comme une sorte de voûte, il s’agissait surtout d’un décor traversé chaque jour par le dieu solaire Râ, dont la barque s’enfonçait le soir dan l’horizon occidental vers le monde souterrain. Durant la nuit, il poursuivait sa course en direction de l’Est pour réapparaître le matin à l’horizon oriental. Pendant son voyage nocturne, le ciel accueillait le dieu lunaire et les divinités stellaires. Quatre piliers disposés aux quatre coins du monde soutenaient le ciel.

 

Le monde souterrain abritait entre autre le royaume d’Osiris, dieu des morts. C’est là que se rendaient les défunts, là qu’ils se présentaient devant le tribunal de l’au delà présidé par Osiris, et là que commençait, s’ils étaient justifiés, leur existence bienheureuse au royaume des morts. Parallèlement, l’au delà était considéré comme un  monde rempli de dangers et de terreurs que seul l’initié était capable de surmonter.

Chaque nuit, le dieu solaire Râ surgissait dans ce monde hasardeux qu’il traversait d’Ouest en Est en douze heures, debout dans une barque tirée par diverses divinités et protégée par d’autres, dont Seth, le puissant et violent dieu auquel on attribuait le rôle d’ennemi divin. Cette protection était nécessaire, car d’innombrables êtres démoniaques menaçaient Râ, parmi lesquels son ennemi le plus terrible, le puissant dieu serpent Apophis. Au cours de son voyage nocturne, Râ apportait la lumière, source de vie, aux êtres habitants le monde souterrain.

Étrange religion qui fait de Seth, qui a tué son frère Osiris et dispersé ses membres aux quatre coins du monde un protecteur du dieu Soleil.

sethapopis

Râ dans sa barque, protégé de Apophis par Seth. 

Le monde terrestre appartenait aux vivants, son centre était l’Égypte. Le Nil constituait l’axe Nord/Sud. Les frontières en étaient, la première cataracte, la mer Méditerranée et les montagnes de l’Est et de l’Ouest derrière lesquelles se couchait et se levait le Soleil.

Au delà de ces lignes se trouvaient les pays étrangers, les royaumes ennemis où régnait le désordre et le chaos.

 

La voûte céleste ressemblait à une sorte de baldaquin soutenu par les quatre piliers aux quatre coins du monde. Selon une autre conception, il s’agissait de la déesse Nout penchée sur la terre : ses mains et ses pied touchaient le sol (Geb gisant à ses pieds), représentation des quatre piliers et son corps formait la voûte céleste. C’est là que le dieu Soleil effectuait sa course et que la Lune se levait et se couchait et que les étoiles apparaissaient. Le soir, Nout avalait le Soleil et accouchait de lui le matin. De la même manière la Lune et les étoiles parcouraient le corps de la déesse durant la journée. La pluie s’expliquait par un écoulement des eaux de l’océan primordial qui entourait aussi le ciel. 

nout et geb

Nout et Geb

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Les cosmogonies

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