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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 18:02

La religion de l'Égypte antique, une des grandes religions polythéistes de l'espace méditerranéen antique, date d'au moins du 4ème millénaire av. J.-C. et ne disparaît qu'avec son interdiction par les empereurs romains chrétiens au 4ème siècle. 

On peut citer 4 principales cosmogonies (mythes de la création du monde) : Héliopolitaine, Hermopolitaine, Thébaine et Memphite. 

Comme toutes les religions, elle dictera la conduite des gens qui vivront (mais aussi mourront) à cette époque. nous verrons que tout ce que nous ont laissé les anciens Égyptiens, mastabas, pyramides, tombes et temples ont été construit dans le seul but de servir cette religion. Les textes de pyramides et des sarcophages datant des anciens et moyens empires, seront repris dans les tombes des vallées des roi des reines et des notables du nouvel empire. Le livre des mort les reprendra lui aussi.

La momification, si elle fut accidentelle au début sera indispensable au défunt pour vivre dans l'au delà. Les dieux se compteront par millier et un nombres aussi important de génies et de démons les accompagneront dans le monde des dieux.

En Egypte, les dieux, ou plutôt « Neterou » (au singulier « Neter ») sont en réalité les principes fonctionnels de la Nature, personnifiés.

Les Egyptiens voulaient comprendre le monde les entourant, et interprétèrent les événements les entourant comme un cycle religieux.

-la nuit avec le soleil renaissant tous les matins,

-les années avec la crue du Nile, qui apportait la joie et la peine selon la hauteur de la crue,

-la vie avec les naissances qui succèdent aux morts.

Mythe de la mort 

Chez les égyptiens de l'antiquité, les cérémonies et croyances liées à la mort représentaient une part importante de leur vie. Les préoccupations liées à la mort au cours de l'Égypte Antique étaient d'ordre religieuses et constituaient une étape importante de la vie du pharaon, frère des dieux, qui devait après son décès vivre auprès des dieux un repos éternel. Les égyptiens considéraient qu'après le décès, l'âme du défunt pouvait renaître et accéder au « royaume des morts » et au repos éternel.

Le mythe de la mort peut être décomposé en deux parties :

  • la première étape qui est le voyage du défunt vers l'au-delà avec la cérémonie de l'embaumement ;
  • la seconde étape qui correspond au jugement du défunt par le dieu Osiris lorsqu'il atteint l'au-delà afin de peut-être accéder au repos éternel.

 

Voyage vers l'au-delà – embaumement

Dans la mythologie égyptienne, le corps est divisé en plusieurs entités dont le djet, qui correspond au corps, et le ka, qui correspond au double spirituel accompagnant le corps depuis la naissance de l'individu jusqu'à son décès. Pour que le défunt puisse accéder au royaume de l'au-delà par l'intermédiaire de son ka, l'embaumement du djet est nécessaire. En effet, si le corps n'est pas embaumé, le djet devient le kâ après la mort et ne peut accéder au repos éternel. Le rite de l'embaumement fut créé par Isis lorsqu'elle embauma son époux Osiris afin de lui redonner vie. Ce rite symbolise donc la renaissance du défunt et l'accès au « royaume des morts » et au repos éternel. Les statues et offrandes présentes aux côtés du défunt dans son sarcophage permettent de l'accompagner dans son chemin vers le jugement de l'âme.

Ce chemin vers l'au-delà est pris en compte dans l'architecture des pyramides. En effet, au sein des pyramides, les couloirs s'élevant vers les sommets de la pyramide et le ciel depuis la chambre funéraire du défunt, semblent être des passages permettant à l'âme de s'élever et d'atteindre le « royaume des morts ». Le Livre des morts, placé aux côtés du défunt, avait pour but de le guider vers le « royaume des morts » et de le préparer au jugement de l'âme à l'aide de recueils et de sortilèges.

Jugement de l'âme

La pesée de l'âme consiste à mettre le cœur du défunt sur une balance et de l'autre côté une plume (représentant la déesse Maât) ; si le cœur est plus léger (ce qui signifie que le cœur n'est pas entaché de péchés), le défunt peut rejoindre le royaume des morts. Sinon, il se fera dévorer par un monstre (la plupart du temps symbolisé par la déesse Taouret ou par Ammout qui a une tête de crocodile, un corps de lion et un arrière-train d'hippopotame.) et son âme sera perdue à tout jamais. Osiris ne devint dieu du royaume des morts qu'après avoir passé avec succès l'épreuve de la pesée de l'âme. Les défunts voulaient donc s'identifier à Osiris pour atteindre le royaume des morts et reposer en paix.

Mythe du cycle du jour 

Le mythe décrit le combat que mène Rê chaque nuit contre les « forces du chaos » représenté par le serpent Apophis

afin de permettre la réapparition du soleil chaque matin sur le « monde d'en haut ».

Rê étant considéré comme le dieu du soleil, entre autres, lorsque le soleil disparaissait chaque soir à l'horizon, le dieu Rê changeait de moyen de transport pour adopter une barque sacrée et traverser le Nil souterrain. Au cours de ce périple, Rê traversait les douze portes correspondant aux douze heures de la nuit (de 5h du soir à 5h du matin) dans le monde souterrain, la douat, et devait déjouer les pièges des forces du chaos tentant de renverser à tous moments la barque du dieu du soleil. Il est aidé en cela par le dieu Seth qui, se tenant à la proue de la barque solaire, lance ses traits sur Apophis. Ce périple avait pour but la renaissance du dieu Rê chaque matin ramenant ainsi la lumière aux habitants du « monde d'en haut ». Cette renaissance de Rê, représentée par le lever du soleil, était considérée également comme la renaissance du monde et le signe que le dieu Rê avait triomphé des forces du chaos durant son périple.

On retrouve également la notion des douze portes au sein des pyramides d'Égypte dont le couloir menant au sarcophage est constitué de douze encadrements de porte, correspondant à chacune des heures de la nuit.

Ce combat entre le dieu Rê et Apophis, chaque nuit, dès le coucher du soleil, et conduisant à un nouveau lever de soleil, chaque matin, constitue donc le mythe du cycle du jour dans la mythologie égyptienne. 

 

dieux

L'énnéade

Le cosmos selon les Égyptiens

Cosmogonies

La mort

La momification

Le voyage dans l'au delà

Les dieux et divinités

Les textes des pyramides

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 20:56

L'Ennéade désigne l’ensemble des neufs premières divinités selon la cosmogonie d’Héliopolis, à savoir:


-1ère génération : Atoum
-2ème génération : Shou et Tefnout
-3ème génération : Geb et Nout
-4ème génération : Osiris, Isis, Seth et, Nephtys.

 atoum

-Atoum est le dieu créateur, c'est de lui que naîtront Shou et Tefnout. Selon les différentes traditions, il les créa soit en se masturbant et de son sperme naîtront les divinités, soit en crachant au sol, soit simplement en les nommant. En pleurant il créa les hommes de ses larmes.

Plus tard, Rê remplacera Atoum dans le rôle du père de Shou et de Tefnout.

 

creation Shou-Tefnout 

 

-Shou et Tefnout: Ils forment ainsi le premier couple divin. Tout deux n'ont qu'un unique parent, le dieu Atoum. Shou symbolisant l'air et Tefnout l'humidité, ils représentent avec leurs deux enfants, Geb (la terre) et Nout (le ciel), les quatre éléments primordiaux. Shou est le symbole de l'air, mais aussi celui du souffle de la vie. 

Tefnout est également la personnification de la déesse Lointaine. Elle prend alors l'aspect et les attributs des déesses dangereuses et incarne alors l'œil de Rê, le cycle du soleil brûlant et dévastateur.

Selon le mythe, La Lointaine, fille du soleil, s'enfuit dans le désert de Nubie où elle laisse libre cour à sa férocité. Son époux Chou et Thot furent chargés par Rê de la ramener, ce qu'ils firent après l'avoir enivrée de vin. Apaisée, La Lointaine retrouva son aspect bénéfique, l'Inondation, et rentra en Égypte.

 

 creation Geb-Nout

-Geb et Nout: Geb est le dieu de la terre, Nout est la déesse du ciel étoilé. Geb et Nout furent si proches que rien ne pouvait s'interposer entre eux. Geb fut séparé de Nout par leur père Shou, mais grâce à un stratagème de Nout ils réussirent à s'unir et enfantèrent Osiris, Seth, Isis et Nephtys. Une symbolique veut que Geb et Nout s’unissent dans le secret de la nuit pour être séparés par Shou au matin. 

Dieu de la terre, des plantes et des minéraux, Geb donne à la terre ses fruits et son eau, laissant à sa sœur Nout, le royaume de cieux. Il est l'un des quatre éléments qui formèrent le monde. La légende veut que les tremblements de terre aient comme origine les éclats de rire de Geb.

Geb est aussi le symbole de la royauté, qu'il aurait enlevée de force à son père, Shou, devenu trop vieux. Il devint ainsi le premier roi mythique de l'Égypte et donna son nom au trône de pharaon qu'on appelait le « trône de Geb ».

On le représentait sous les traits d'un homme à la peau noire ou verte, étendu sur le sol et séparé de la voûte céleste (Nout) par son père Shou. Les couleurs noire et verte étaient des couleurs très positives pour les égyptiens de l'Antiquité, car elles représentaient respectivement la terre noire fertilisée par le limon des eaux du Nil (indispensable pour assurer une bonne récolte), et le vert de la végétation, et, plus généralement, les choses vivantes. Quand il symbolise la royauté, on le rencontre coiffé d'une couronne.

Nout remplit une fonction importante dans la cosmogonie égyptienne. Elle incarne le ciel ; Son rire est le tonnerre, ses larmes la pluie. Son corps symbolise la voûte céleste et sépara la terre du déluge qui l'entourait. Selon les traditions, le corps de Nout se déploya au-dessus de la terre pour la protéger ; Ses membres qui devaient toucher le sol symbolisent les quatre points cardinaux.

Elle fait de plus figure de mère des astres. On croyait que le Soleil disparaissait le soir dans sa bouche pour voyager la nuit dans son corps et au matin réapparaître dans son giron, à l'Est. Au cours d'un cycle éternel, les étoiles traversaient également son corps pendant le jour. Ces métaphores sont à l'origine de la désignation de Nout comme « truie qui dévore ses gorets ». En dépit de ce surnom, la déesse était perçue très favorablement. Le mythe de la naissance de ses enfants fut documenté par l'auteur grec Plutarque : Le dieu-soleil enviait Nout pour sa présence éternelle dans les cieux et craignait qu'elle ne le défie pour s'emparer de son pouvoir. C'est ainsi qu'il la maudit afin qu'elle ne puisse pas enfanter pendant les 360 jours de l'année. Le dieu Thot (chez Plutarque il s'agit du dieu grec Hermès) a cependant allongé l'année de 5 jours pour permettre à Nout de mettre au monde ses enfants.

Certains égyptologues estiment que la déesse Nout pourrait avoir symbolisé le ruban de la voie lactée. La formule 176 du Livre des morts évoque le ruban astral en relation avec la déesse. De même, le Soleil aurait décliné au moment de l'équinoxe de printemps à l'endroit exact où la « tête » de cette figure se trouvait.

 

creation Osiri-Isis Seth-Nephthys Haroeris 

 

-Osiris, Isis, Seth et Nephtis:  deux couples de frères et soeurs, "Isis et Osiris" et "Seth et Nephtys"

La légende fait d'Osiris et d'Isis, son épouse, des souverains bienfaiteurs. Osiris enseigna aux humains les rudiments de l'agriculture et de la pêche, tandis qu'Isis leur apprit le tissage et la médecine. Pendant ce temps, Seth régnait sur les contrées désertiques et hostiles ainsi que sur les terres étrangères. Jaloux de son frère, il projeta son assassinat. Pendant un banquet en l'honneur d'Osiris, Seth offrit à l'assistance un magnifique coffre, jurant de le céder à celui qui l'emplirait parfaitement. Quand vint le tour d'Osiris, qui fut le seul à y parvenir, Seth fit refermer et sceller le coffre, tandis que ses complices chassaient les invités et tenaient Isis à l'écart... Seth jeta le coffre dans le Nil, qui l'emporta dans la mer Méditerranée. Osiris mourut noyé et c'est pour cela qu'il est souvent représenté le visage de couleur bleu ou vert.

Après l'assassinat de son époux, Isis se mit à la recherche de son corps. Elle le retrouva à Byblos, au Liban, d'où, après maints stratagèmes, elle le ramena en Égypte pour l'enterrer et le pleurer. Seth finit par découvrir le tombeau, sortit le corps du caveau et le dépeça en quatorze morceaux qu'il dispersa dans le Nil. Isis, l'épouse et veuve fidèle, retrouva les lambeaux du corps de son bien-aimé, sauf le phallus, avalé par un poisson. Elle le reconstitua en argile, puis elle entreprit de rassembler le corps meurtri de son défunt mari, avec l'aide de sa sœur Nephtys. Elle embauma le cadavre, assistée par Anubis, lui redonnant une dernière étincelle de vigueur. Lorsqu'il fut ranimé temporairement par Isis, qui lui insuffla la vie, Osiris put la féconder. Elle lui donna un fils, Horus, « Le vengeur de son Père », qui combattit son oncle Seth dans des joutes interminables. Le tribunal des dieux finit par trancher : Horus entra en possession de son héritage et occupa le trône d'Égypte, comme Pharaon après lui. 

Reconstitué par les rites de l'embaumement, Osiris devint la première momie, Ounen-Néfer (« L'éternellement beau ») car protégé de la putréfaction, et revint à la vie telle la terre d'Égypte elle-même après chaque inondation. Devenu le dieu des morts et le Seigneur de l'Au-delà, il transforma son royaume en champs fertiles, les champs d'Ialou. Depuis, il préside le tribunal divin pendant la pesée du cœur, avec l'aspect que nous lui connaissons, les bras croisés sur la poitrine, portant la couronne Atef, momifié et gainé dans un linceul de lin ne laissant paraître que sa tête et ses mains nues qui tiennent les insignes de sa royauté sur le monde des « Occidentaux ».

-Osiris est le dieu du renouveau, les saisons.

-Isis: En tant que mère d'Horus, elle est dispensatrice de vie et déesse gardienne qui veille sur son enfant. En tant que veuve d'Osiris, elle est une divinité protectrice du défunt. Avec Nephtys, Neith et Serket, elle est gardienne du sarcophage qu'elle protège de ses bras déployés

-Seth est une divinité guerrière de la mythologie égyptienne. Il est le maître du tonnerre, de la foudre et du désordre, dieu du désert et de l'aridité, des pays étrangers.

-Nephtys est la déesse protectrice des morts.

-Haroëris est Horus l'ancien.  

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 11:50

temple solaire niousserê

Chesep Ib Râ, celui qui réjouit le coeur de Râ.

 

Le temple solaire de Niousserê fait partie d'une série de temples construits durant la 5ème dynastie. Il y en aurait eu 6, bien que deux seulement ont été découvert à ce jour.

Ils étaient construits au Nord d'Abousir, la nécropole royale de cette dynastie, seuls deux pharaons n'y sont pas enterrés, Ouserkaf et Ounas, le premier et le dernier de la dynastie. Ouserkaf a construit également un temple solaire à Abou Ghorab.

Le temple a été construit sur une terrasse naturelle surplombant de 16m la vallée, elle a été élargie pour permettre la construction du temple. Un lac naturel permettait à l'époque d'acheminer les matériaux et les fidèles au temple, il a aujourd'hui disparu.

 

temple solaire niousserê Page 1

 

 temple solaire niousserê Page 2

 

Le mur d'enceinte n'a pas été reconstitué.

 

temple solaire niousserê

 

Le temple est construit à l'intérieur du vaste enceinte qui donnait sur une porte monumentale, à l'intérieur on y accédait par le temple bas qui donnait sur une chaussée montante. Autour on trouvait autrefois des habitations. Le mur d'enceinte mesurait 100mx80m et la surface de la cour intérieure était pavée et comprenait des magasins, des abattoirs et un autel monumental en albâtre orienté sur les 4 points cardinaux sur lequel on offrait chaque jour des offrandes à Rê. Derrière l'autel, un socle pyramide de 20 m de hauteur en granit sur lequel se trouvait un obélisque de 36m de hauteur en calcaire. Il ne reste aujourd'hui que les restes du socle. Un escalier interne amenait à la base de l'obélisque. L'accès à cet escalier se faisait par la "salle des saisons" nommée ainsi à cause des magnifiques bas reliefs qui la décorait. Une grande partie de ces fresques ont été perdues durant la seconde guerre mondiale suite aux bombardements de Berlin. 

Hors de cette enceinte on a retrouvé une barque solaire en briques d'une longueur de 30m.

 

450px-Musee Caire Niouserre

 

Porte d'entrée en granit, photo empruntée au site wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_solaire_d%27Abou_Ghorab

 

restes du temple

 

Vestiges du temple, photo empruntée au site histoire.fr:http://www.histoire-fr.com/egypte_ancien_empire_3.htm 

 On voit au bas de la photo, deux des 10 vasques recevant les offrandes après que les animaux étaient abattus. Les offrandes étaient ensuite distribuées dans les différents temples.

 

autel niousserê

 

L'autel en forme de 4 signes hotep orientés sur les 4 coins cardinaux, au fond les vasques.

 

717px-Ägyptische Sammlung 07

 

Restes des fresques du musée de Berlin, photo de wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_solaire_d%27Abou_Ghorab

 

 

Références : 

Pyramides, temples et tombeaux de l’Égypte ancienne, Richards Lebeau, Autremant

Histoire de l’Égypte ancienne, Nicolas Grimal. Fayard

Égypte, sur les traces de la civilisation pharaonique, H.F.Ullman.

Et diverses recherches personnelles sur le net.

 

 

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Le temple solaire d'Ouserkaf

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 10:46

Khéops de 2551 à 2528 

 

medjenou

Medjenou

bik oui neb ou

Bik oui neb ou

nebty medjeder

Nebty Medjeder

bi tykhoufou

Khoufou

sa rakhnoum khoufou

Khnoum Khoufou

 

Le nom de Khéops fait rêver. Il incarne à lui seul la puissance et la majesté de l'ancienne Égypte au travers de sa pyramide située sur le plateau de Guizeh, la seule des merveilles du monde encore debout.

De son règne, nous ne connaissons pas grand chose, seule une statuette d'ivoire nous est parvenue, une autre, se trouvant au musée de Brooklyn le représente, elle lui a été attribuée récemment et est encore sujette à controverses.

Khéops est le fils de Snéfrou et d'Hétéphéres , il règnera de 2551 à 2528, son règne sera en grande partie dédié à la construction de sa tombe monumentale.

il épouse 4 femmes: Noubet, Hénoutsen, Méritites et Khâmérernbty, qui lui donneront 10 enfants. Dans l'ordre des reines.

1-Djedefrê, Khentetenka

2-Khoufoukaf, Khéphren

3-Djedefhor, Khaoub, Hétéféres II, Bâoufrê, Méresânkh II

4-Horbaf, Khoufoumin

 

 

Khufu

 

Statuette du musée du Caire. Photo empruntée au site wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Khéops

 

khéops

 

Statuette du musée de Brooklyn

 

Pourquoi n'avons nous que deux statuettes de ce grand pharaon? Certain ont voulu y voir la haine du peuple Égyptien qui aurait détruites toutes les effigies du roi à sa mort. Hérodote parle de lui comme un despote cruel. Mais comment expliquer qu'Akhénaton, qui fut bien plus détesté que Khéops, nous ai laissé autant de représentations de lui même est de sa famille?

 

Durant son règne, la tombe de sa mère sera pillée et il la fera déplacer près de sa pyramide, elle sera retrouvée au 20ème siècle intacte avec son mobilier et son coffre à bijoux entre autres. Le sarcophage était vide mais les vases canopes contenaient les viscères de la reine, peut être que Khéops ne l'a jamais su..

La mauvaise réputation de ce roi est en partie due à Hérodote qui a écrit: " D'abord, fermant tous les sanctuaires, il les empêcha d'offrir des sacrifices; puis les força a travailler pour lui...Khéops en serait venu à ce point de perversité que, manquant d'argent, il aurait placé sa propre fille dans une maison de débauche et il aurait prescrit de se faire verser une certaine somme d'argent, que j'ignore, car les prêtres n'en précisaient pas le montant. Elle, outre qu'eel se fit verser ce que son père avait prescrit, aurait songé pour son propre compte à laisser elle aussi un monument..." Le cinéma à aussi sa part de responsabilité, les esclaves hébreux en particulier dans les dix commandements. Pour contredire tout cela, il suffit de regarder le site du cimetière des constructeurs de la pyramide qui ont laissés des documents complets dans leurs tombes. Elles ont été construites avec les restes de la pyramide elle même et les ouvriers ont voulu profiter de la proximité de la tombe de leur pharaon pour leur éternité. On ne se place pas aux abords de la tombe d'un roi détesté pour l'éternité. De plus son père Snéfrou a construit deux grandes pyramides à Dashour qui atteignent plus de trois millions de mètres cubes, bien plus que celle de son fils et une autre de taille moindre à Meïdoum, il n'a jamais été désigné comme tyran et a même été divinisé plus tard.

En réalité, on pratiqua le culte de Khéops et de son fils Khéphren durant 25 siècles, on a retrouvé des inscriptions datant de l'époque d'Alexandre. À la VIème dynastie, on comptait jusqu'à 67 prêtres affectés à son culte.

Khéops protégea les mines du Sinaï contre les bédouins et construira des temples en Haute Égypte et dans le delta.

On sait de lui qu'il était un passionné d'historiographie sacrée de l'Égypte et par les document religieux, il chercha le nombre exact des cryptes de Thot, dieu des scribes. Il éxuma un plan de temple datant de l'époque des serviteurs d'Horus qui régnèrent avant Ménes, ce plan servira à la construction du temple de Dendera.

 

Son fils Djedefrê lui succédera. 

 

 

Successeur

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 15:17


 Le contrôle de l’exécutif était entre les mains du vizir. Le terme de vizir, issu de l’arabe a été adopté par les égyptologues pourdésigner le plus haut fonctionnaire de l’état, le premier ministre en fait. Malgré les doutes de certains archéologues, il semblerait que durant l’ancien et le moyen empire  la fonction de vizir n’ai été remplie que par un seul homme, responsable de tout le pays. Sous le nouvel empire cette fonction fut divisée entre deux hommes. Le vizir de basse Egypte siégeait à Memphis (une exception durant la XIXème dynastie où il siégea à Pi Ramses) et celui de haute Egypte était à Thèbes. Nous ignorons à quelle époque exactement, cette fonction fut divisée, mais elle est attestée dés le règne de Thoutmosis III, peut être à cause des terres conquises par ce dernier. Les deux titulaires de cette fonction exerçaient indépendamment l’un de l’autre ils étaient de rang égal et chacun demeurait seul responsable de son territoire. Sous l’ancien empire, le vizir exerçait son autorité dans ses frontières traditionnelles, sous le moyen empire , sa zone d’influence s’étendit jusqu’à la basse Nubie et sous le nouvel empire, après la reconquête et la mainmise sur la basse Nubie, la Nubie échappa à l’administration du vizir et fut gouvernée par le vice roi de Koush. A la fin de l’époque ramesside, certaines fonctions du vizir furent confiées à l’administration du temple de Karnak. Par la suite, le vizirat perdit de son influence, en tous cas pour le sud de l’Egypte. Les tâches de cette fonction sont décrites dans les devoirs du viziret consignées dans plusieurs tombeaux du nouvel empire. Il est vrai que la situation du vizirat illustrée par ces textes correspond à celle du moyen empire, mais les tâches énumérées possèdent une certaine universalité. Chef de l’exécutif, le vizir était le représentant du roi. Il contrôlait et coordonnait l’administration interne de l’Egypte, il devait aussi s’acquitter de certaines tâches juridiques. Si le vizir est défini comme l’homme chargé de faire régner la Maât (justice et ordre universel), il ne faut pas limiter cette fonction à son seul rôle judiciaire. Ce terme fait de lui le responsable du droit et de l’équité. Il n’exerce aucune fonction législative, celle-ci étant réservée au roi. Chef de l’administration centrale, le vizir est également chargé de veiller au bon fonctionnement de ses services régionaux et locaux. Les fonctionnaires obéissaient à ses ordres et rendaient compte directement. En dernière instance, le vizir était responsable de la légalité et de l’exactitude du recensement des terres et des populations, qui servait de base à la répartition des corvées que l’état exigeait de la population. Le nombre d’archives administratives retrouvées en témoigne. Selon les devoirs du vizir, il avait le droit et l’obligation de contrôler l’ouverture des écluses des canaux. Cette tâche étant nationale, elle exigeait une organisation centrale. Le grenier et le trésor, chargés de gérer les recettes de l’étatétaient eux aussi placés sous le contrôle du vizir. L’importance de la fonction, explique que le vizir est été responsable de la construction de la sépulture royale. Les équipesd’ouvriers de Deir el Medineh, qui ont construit les différentes tombes de la vallée des rois,étaient t placées directement sous ses ordres. Le vizir venait de temps en temps vérifier la bonne marche des travaux. C’est à lui qu’incombait la rémunération des ouvriers et la livraison des matériaux. Sous la XXème dynastie, la situation alimentaire des ouvriers devint de plus en plus précaire et c’est vers lui qu’ils se tournèrent en le rendant responsable…. Mais, nous en reparlerons……… 

Citons quelques vizirs célèbres :


-Imhotep : vizir de Djeser et constructeur du complexe pyramidal de celui-ci, étant considéré comme le père de l’architecture par tous ses successeurs, il finira par être divinisé sous les grecs, il est le premier à avoir utilisé la pierre pour une construction massive. IIIème dynastie

-Ra-hotep, vizir de Snéfrou, IVème dynastie.

-Hémiounou, constructeur de la pyramide de Khéops et neveu de celui-ci. IVème dynastie

-Ptah Hotep, célèbres pour ses maximes de la bonne conduite.Vème dynastie.

-Kagemni et Mérérouka, sous Téti, aller voir leurs mastabas. Vème dynastie.

-Amenhotep fils de Hapou, XVIIIème dynastie, vizir de Amenhotep III et précepteur d’Akhenaton.

 

Les deux plus illustres vizirs de l’histoire Egyptienne ont été : Imhotep et Amenhotep fils de Hapou. Tous deux ont été divinisés, ce qui montre leur importance historique, voire religieuse…Amenhotep fils de Hapou a même eu le privilège de pouvoir se faire construire un temple funéraire, comme le roi, et de se faire édifier des statues colossales à son effigie, privilège du roi. Ce temple devait recevoir ses descendants qui ne devaient pas être délogés de cet endroit sous décret royal. Ce ne fut pas le cas très longtemps (environ 4 siècles) et les enfants des enfants de ce vizir durent quitter le pays après une longue période dhumiliation……..et quelques plaies.

 

À suivre

 

Références : 

Pyramides, temples et tombeaux de l’Égypte ancienne, Richards Lebeau, Autrement

La fantastique histoires des bâtisseurs de pyramides, Zahi Hawass, éditions du rocher.

Les grands sages de l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Tempus.

L’Égypte des grands pharaons, Christian Jacq, Tempus.

Dictionnaire des pharaons, Pascal Vernus et Jean Yoyotte. Tempus.

L’Égypte au temps des pyramides, Guillemette Andreu, Hachette.

Histoire de l’Égypte ancienne, Nicolas Grimal. Fayard

Égypte, sur les traces de la civilisation pharaonique, H.F.Ullman.

Les grandes pyramides chroniques d’un mythe, J.P. Corteggiani, Gallimard.

Lire et comprendre les hiéroglyphes, Hilary Wilson, Tchou.

Paysages et paradis de l’autre monde selon l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Maison de vie.

Djéser et la IIIème dynastie, Michel Baud, Pyagmalion.

Les cahiers de sciences et vie.

Dossiers d’archéologie.

Et diverses recherches personnelles sur le net.

 

 
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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 15:12

Dans cet articles seront débattus les sujets suivants:

1-Le roi et la fonction royale.

2-Les vizirs

3-Les nomes

4-L'organisation de l'état

5-L'armée

6-La police

7-Les fonctionnaires

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 15:11

En vertu de la doctrine royale, le pharaon exerce une fonction divine. Il est l’incarnation terrestre du dieu roi Horus, comme en témoigne la titulature royale, où le nom d’Horus apparaît depuis la plus haute époque.

Ajouté à sa nature divine, consignée dans la doctrine royale, ce rôle le rend apte à s’acquitter de sa mission. A partir de la IVème dynastie, l’origine divine du roise traduit par le titre de fils de Rê. Depuis le règne d’Hatshepsout, cette origine est figurée dans un cycle de scènes, qu’on appelle le « mythe de la naissance », le père divin étant, sous le nouvel empire, Amon Rê.

L’état Egyptien était une monarchie absolue. De droit, le souverain était maître de tout et de tout le pays. En vertu de son rang, il exerçait seul le pouvoir législatif. C’était lui qui dictait les lois et les décrets. Il nommait les fonctionnaires et les prêtres, lesquels exerçaient leurs tâches en tant que représentants de son autorité. Les pouvoirs législatif et exécutif ne faisaient qu’un, et s’incarnaient dans la personne du roi.

Les Egyptiens ne possédaient pas de termes propres pour désigner l’état, lequel se définit par des expressions désignant le roi, ou la royauté. Cette singularité linguistique confirme la position centrale du roi dans le pays : le roi est l’état.

Les sources nous présentent le roi comme celui qui prend toutes les décisions au sein de royaume. Les sources évoquent la présence d’un conseil, mais le roi pouvait passer outre à ses objections et suggestions. On faisait ce que disait le roi et cela était juste. Il est vrai que les textes ne décrivent aucune situation réelle ; leur objectif était de prouver la grandeur, la sagesse et la supériorité du roi, mettant en relief son pouvoir suprême et divin.

Le roi était le chef des armées et sa présence personnelle est attestée lors de campagnes militaires extérieures dans de nombreux, pour exemple Ramses II à la bataille de Qadesh, semi échec, sauvé de justesse par le gros des troupes. C’était le roi qui décidait de la guerre ou de la paix et envoyait l’armée au combat.

Le roi ne régnait pas seulement sur le territoire Egyptien. A l’époque de l’expansion territoriale, il exerçait son autorité sur les territoires conquis de la Nubie aux pays du proche orient (on a retrouvé une stèle de Thoutmosis III près de Bagdad). Il entretenait des relations diplomatiques avec les pays étrangers. Nous les connaissons principalement grâce aux archives de Tel el Amarna, qui contenaient de très nombreuses tablettes d’argile qui consignaient la correspondance entre l’Egypte et les pays du moyen orient. Le souverain était également compétent en matière de commerce extérieur, les expéditions les plus connues étant celles qui furent lancées vers Pount sur ordre du roi. Il n’y a jamais eu ni conquête ni invasion du pays de Pount. A partir de Thoutmosis IV, les rois scellèrent des alliances en épousant des princesses des pays avec lesquels ils venaient de conclure la paix. Les relations pacifiques entre les états étaient ainsi symbolisées une fois encore par la personne du roi, à travers son mariage. 

 

Références : 

Pyramides, temples et tombeaux de l’Égypte ancienne, Richards Lebeau, Autrement

La fantastique histoires des bâtisseurs de pyramides, Zahi Hawass, éditions du rocher.

Les grands sages de l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Tempus.

L’Égypte des grands pharaons, Christian Jacq, Tempus.

Dictionnaire des pharaons, Pascal Vernus et Jean Yoyotte. Tempus.

L’Égypte au temps des pyramides, Guillemette Andreu, Hachette.

Histoire de l’Égypte ancienne, Nicolas Grimal. Fayard

Égypte, sur les traces de la civilisation pharaonique, H.F.Ullman.

Les grandes pyramides chroniques d’un mythe, J.P. Corteggiani, Gallimard.

Lire et comprendre les hiéroglyphes, Hilary Wilson, Tchou.

Paysages et paradis de l’autre monde selon l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Maison de vie.

Djéser et la IIIème dynastie, Michel Baud, Pyagmalion.

Les cahiers de sciences et vie.

Dossiers d’archéologie.

Et diverses recherches personnelles sur le net.

 

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 15:07


 La royauté représente l’un des piliers de la civilisation Egyptienne. Même les empereurs romains se soumirent en Egypte à sestraditions et Decius (249-251 APJC) était le dernier à faire une offrande au dieu Khnoum au temple d’Edfou plus de 3000 ans après les premiers témoignages de l’existence d’une royauté Egyptienne. Bien que cette institution évolue durant les siècles, elle resta telle quelle sans que son fondement ne s’altère. En montant sur le trône, le roi devenait un homme dans un rôle de dieu, descendant sur terre d’Horus et assis sur le trône de Geb.

 

Le roi et la Maât.

 

La plupart des effigies du roi le représentaient non pas dans son individualité historique, mais dans le rôle de celui qui maintient et développe l’ordre universel, auquel il est assujetti au plan des ses activités religieuses et culturelles.  A la base de ses actes, il y a la Maât qui est le principe fondamental de la vision du monde Egyptien. Maât représente l’harmonie entre la vie et le monde, mais aussi la solidarité sociale et une gestion responsable du pays. Comme on peut l’observer le rituelroyal du matin, le dieu solaire a installé le roi sur terre pour qu’il réalise la Maât et pour repousser Isfet, qui représente le chaos et linjustice. Et le roi est responsable devant

la Maât. Il n’est pas au dessus de  l’ordre, il en répond. Les dieux, les rois et les hommes vivent de la Maât.  Le roi n’est que l’exécutant temporel, mortel de cette tâche éternelle, conscient de s’inscrire dans une longue lignée de représentants qui l’ont précédé ou qui le suivront.

Le roi étant le garant de l’ordre, samort constitue une menace pour le monde. Ainsi son successeur recrée-t-il  le monde en entrant dans ses fonctions et réunit symboliquement les deux pays.

C’est ainsi qu’il faut comprendre l’évocation de la première campagne du roi ou sa simple représentation en tant que commandant en chef de l’armée, même s’il n’a pas mené de guerre, y voir le roi massacrant les ennemis.

D’après l’idéologie royale, le cœur du roi, sa pensée et sa volonté sont de nature divine, il est la perfection. En temps de guerre, la parole du roi est la décision adéquate, le bon jugement. Son discours est convaincant, ses paroles sont magiques et engendrent ce qui est nouveau.

 

La naissance et la régénération du roi :

 

L’origine divine du roi qui a été élu déjà dans l’œuf est reprise dans les mythes de la naissance du roi dieu. Selon trois célèbres cyclesd’images ( Deir el Bahari pour Hatchepsout, Louxor pour Aménophis III et au Ramesséum pour Ramses II) la reine temporelle reçoit d’un dieu le futur roi. Sous l’ancien empire, il s’agit de Rê ou d’Horus, sous le nouvel empire d’Amon, à l’époque des Ramessides de Ptah sous la forme du bélier. C’est khnoum, le dieu de la création, qui façonne l’enfant, lequel est ensuite mis au monde, nommé, élevé par des nourrices divines et enfin consacré roi. Parmi les autres formes de légitimation du roi, il y a la transmission de la fonction royale par son père, de même que dans le mythe, la royauté d’Osiris est transmise à son fils Horus ou encore son élection personnelle par un dieu (voir la stèle de Thoutmosis IV aux pieds du Sphinx de Gizeh).


A partir du moyen empire, le roi prenait son successeur assez tôt au trône comme corégent, ce qui garantissait une stabilitépolitique réelle.

Pour se régénérer et assurer la continuité du pouvoir, le roi, à qui les textes promettaient un nombre illimité d’années de règne, célébrait normalement, la première fois et au bout de trente ans de règne et ensuite tous les trois ans, la fête Sed (fête du renouvellement), nous verrons que cette période de trente ans ne sera pas

toujours respectée, en particulier lorsque une légitimation du pouvoir le nécessitait, on pense à Akhenaton entre autre. La veille, on enterrait une statue du roi, comme symbole de sa mort, et le lendemain, au levé du soleil (qui se régénère) le roi

« rajeuni » réaparaîssait sur letrône. Il était couronné une nouvelle fois et témoignait de sa nouvelle force vitale en effectuant une course devant les dieux, voir la cour du complexe de Djeser, construite pour cette célébration.

Aménophis III se flattait d’être le premier à avoir célébré cette fête conformément aux écritures anciennes, car, d’après lui, pas une seule génération d’hommes n’avait célébré correctement la fête Seb depuis le temps de Rê. L’aveu du vieillissement est l’expression de la nature humaine du roi qui, dans de nombreux contes, récits et aussi descriptions, est représenté à l’opposé de l’image idéale transmise par l’idéologie. Dans ces textes, nous apprenons que le roi Amasis aimait boire, que le roi Sasobek était parjure et que le roi Néferkarê aurait été homosexuel.

 

Le roi, chef du pays et maître du monde.

 

Après son couronnement, le roi est présenté en tant que maître de la guerre, grand bâtisseur, celui qui rend le culte et chef des deux pays. Toutes les entreprises accomplies dans ces domaines  servaient au renouvellement permanent de la création et à l’expansion de ce qui est.

Le roi est le père nourricier du pays, il est le garant de la vie des hommes qu’il protège contre la faim, la pauvreté et la violence. L’enseignement loyaliste formulait ainsi le salut d’un pays assuré par la toute puissance du roi : « il est le discernement de ce qui est dans les cœurs, se yeux scrutent tout corps. Il est le dieu solaire sous la conduite duquel  on vit, celui qui est sous son ombre aura beaucoup de serfs. Il est le dieu

solaire grâce aux rayons duquel on voit, qui illumine les deux terres plus que le soleil… il fait plus verdir qu’une grande inondation et il remplit l’Egypte d’arbres fruitiers. »

Le roi peut disposer du monde sans limite, par exemple par la puissance magique de ses paroles. On peut lire sur la stèle de Qouban de Ramses II : « quand tu t’adresse à l’eau, élève toi, sur la montagne ! L’océan primordial surgit sur ton ordre.

Le roi est le maître de l’Egypte que les dieux lui ont confiéeet il est ainsi le seul propriétaire du sol et de ses produits. Il détient des privilèges royaux et une position de monopole économique. Il gère les butins de guerre ainsi que les richesses des pays étrangers qu’il contrôle. En tant qu’instance suprême il désigne les fonctionnaires sur

les postes importants de l’administration, il représente le pouvoir juridique suprême et en tant que tel veille au respect des lois.

En tant que maître du monde  triomphant des ennemis de l’Egypte qui symbolisent le chaos, le roi massacre les ennemis dans une scène souvent représentée qui constitue un motif constant de l’idéologie royale. Le roi combat la rébellion des ennemis étrangers et aspire en même temps à repousser les frontières de l’Egypte en Asie et en

Afrique. Le roi est maître du monde, il est au dessus de tout le pays et de tous les pays étrangers. D’après une inscription provenant de Bouhen, la frontière méridionale va aussi loin que souffle le vent et la frontière septentrionale va jusqu’au bout de l’océan.


L’autre monde, le monde du chaos, est celui des animaux sauvages, que le roi combat en chassant le gros gibier (lion, éléphants et hippopotames), chasse dont il a le privilège.

 

 

 

Le roi et le culte :

 

Tout comme envers les hommes, le roi a des devoirs envers les dieux et , d’après une maxime du rituel matinal, le roi devait, « pour satisfaire les dieux, présenter uax dieux une offrande divine et aux morts une offrande funéraire ». Seul le roi était habilité à célébrer le culte et à édifier les lieux de culte, mais dans la pratique, il déléguer cette tâche aux prêtres. Le roi était le médiateur entre les dieux, qui n’étaient présents sur terre qu’indirectement dans les temples et les statues divines, et les hommes.

La stèle de restauration de Toutânkhamon décrit bien, en évoquant l’hérésie

Amarnienne, ce qu cela implique, en fin de compte, de se détourner des dieux.

« Lorsque sa majesté Toutânkhamon apparut en roi, les temples des dieux et des déesses sombraient dans l’oubli, depuis Elephantine jusqu’aux marais du Delta… ; leurs sanctuaires allaient disparaître et étaient devenus des ruines, envahis par les mauvaises herbes, leurs chapelles étaient comme si elles n’avaient jamais existé et leurs salles un chemin de piétons. Le pays était malade et les dieux se détournaient de lui. Si l’on envoyait un soldat en Syrie pour élargir les frontières de l’Egypte, il ne pouvait y parvenir aucunement. Si l’on implorait un dieu pour lui présenter une requète, il ne venait pas. De même, lorsqu’on implorait une déesse, elle ne venait pas non plus. Leurs cœurs étaient devenus faibles dans leurs êtres et ils détruisaient leurs œuvres. »

Le culte avait pour objectif d’apaiser les dieux et d’assurer leur bienveillance à l’égard du pays. Le renoncement du culte mènerait le monde à sa perte.

L’héritage culturel de l’Egypte antique est marqué par les monuments que le roi, en maître d’œuvre, a fait construire en l’honneur des dieux (excepté les tombeaux). La signification du mot monument en Egyptien ancien était « qui reste ».

 

La royauté dans l’histoire :

 

me si on a une certaine continuité dans la royauté Egyptienne, on assiste tout au long des trois millénaires de l’histoire Egyptienne à une évolution dans la conception de la royauté.

On retrouve des traces de l’origine de la royauté Egyptienne dans la seconde moitié du IVème millénaire avant JC. Les premiers tombeaux que l’ont attribue à des rois à Hiéraconpolis et à Abydos, des palettes, des massues décorées et la pierre de Palerme (qui comporte la liste des rois jusquà la Vème dynastie témoignent de l’existence d’une royauté et d’une idéologie royale depuis au moins 3200 avant- JC.

Des découvertes plus récentes sont venues enrichir notre perspective et ont rendu l’origine de la royauté Egyptienne moins remarquable mais plus compréhensible.

Les recherches montrent que l’évaluation de la position de roi depuis l’ancien empire a évolué. Alors que l’on considérait le roi de l’ancien empire comme un dieu il est clair aujourd’hui que ce roi était considéré comme un homme. Mais dans l’idéal, il remplissait ses fonctions de manière si parfaite qu’il devenait l’égal des dieux et que

sa nature même était identifiée à la nature divine, en particulier à celle du dieu solaire. Depuis Aménophis III le roi, qui était assimilé au dieu solaire Rê, était déjà vénéré de son vivant comme un dieu. Dans un texte datant de l’époque de Ramses II, « le roi est


caractérisé comme le dieu créateur vivant « Khnoum », comme roi divin né comme Khépri dont Rê est le corps, engendré par Rê que Ptah-Tatenen a conçu, il est ici fils , image et manifestation du dieuqui l’a intronisé, il porte le pshent , est fils la couronne blanche , héritier de la couronne rouge qui unit les deux terres en paix. »

Le moyen empire souligne que la royauté est absolument nécessaire au bon fonctionnement de la société et de l’économie. Ceci est énoncé clairement dans l’enseignement pour Mérikarê : « la royauté est une bonne institution ».

Sous le nouvel empire, les entreprises du roi ne sont plus toujours une évidence, elles sont fondées et considérées comme des actions exceptionnelles et historiques.

On peut lire à propos de des conquêtes de Thoutmosis Ier que rien de tel n’avait pu être relevé dans les annales de prédécesseurs depuis les descendants d’Horus (les premiers rois). Le récit de Ramses IIà propos de la bataille de Qadesh, dont l’objectif était d’aider à conclure lapaix avec le royaume Hittite, ce qui constituait un

événement unique sur le plan historique, prend ici une place particulière. Dans ce récit une nouvelle tendance se fait jour, que l’on observe depuis le nouvel empire : le dieu intervient à plusieurs reprises dans l’histoire, ce qui diminue l’importance de la

royauté et permet avec la XXIème dynastie la création de l’état Thébain du dieu Amon. Les rois des époques ultérieures encouragent désormais les références au passé de la culture Egyptienne. Tout comme leurs sujets, ils sont conscients de vivre dans

un espace demémoire collective englobant plusieurs millénaires qui s’impose à leurs yeux et … est éclairé chronologiquement et historiquement jusque dans les moindres recoins. C’est à cette époque que remonte l’apparition du titre de roi Pér-âa « la grande maison » dans la tradition hébraïque, qui marque l’introduction de la notion de pharaon dans le langage moderne.

La fin réelle de la royauté Egyptienne sacheva avec la victoire du christianisme qui remplaçait la foi en un roi, fils du dieu solaire et garant du salut dans ce monde par la foi en Jésus et en Dieu.

Références : 

Pyramides, temples et tombeaux de l’Égypte ancienne, Richards Lebeau, Autrement

La fantastique histoires des bâtisseurs de pyramides, Zahi Hawass, éditions du rocher.

Les grands sages de l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Tempus.

L’Égypte des grands pharaons, Christian Jacq, Tempus.

Dictionnaire des pharaons, Pascal Vernus et Jean Yoyotte. Tempus.

L’Égypte au temps des pyramides, Guillemette Andreu, Hachette.

Histoire de l’Égypte ancienne, Nicolas Grimal. Fayard

Égypte, sur les traces de la civilisation pharaonique, H.F.Ullman.

Les grandes pyramides chroniques d’un mythe, J.P. Corteggiani, Gallimard.

Lire et comprendre les hiéroglyphes, Hilary Wilson, Tchou.

Paysages et paradis de l’autre monde selon l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Maison de vie.

Djéser et la IIIème dynastie, Michel Baud, Pyagmalion.

Les cahiers de sciences et vie.

Dossiers d’archéologie.

Et diverses recherches personnelles sur le net.

 

 

 

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 14:26

 

Mais qui est donc ce Sphinx? Il possède une tête humaine reposant sur un corps de lion, çà on le sait, mais qui est cet homme et qui l'a construit?

Je ne veux pas donner une version définitive et encore moins résoudre l'énigme, mais apporter diverses explications qui pourront donner des idées. A vous de voir.

P1300656


1-présentation des lieux:

Le sphinx se trouve orienté vers l'Est ( le levant ), il est légèrement décalé vers le Sud par rapport à l'axe perpendiculaire de la pyramide de Képhren. Il possède un temple qui donnait directement sur le lac artificiel creusé pour la nécropole de Guizeh, lac qui a servi pour l'acheminement des pierres nécessaires à la construction de tous les édifices du site. Ce lac était relié à un canal artificiel lui aussi, ce canal a reculé d'environ trois cent mètres vers l'est au fil du temps.
On peut remarquer sur les photos aériennes que la chaussée de la pyramide de Képhren n'est pas perpendiculaire à sa pyramide et qu'elle évite bien le sphinx. Donc le sphinx aurait pu être construit avant la pyramide de Képhren.

SPHINX THÉORIE


2-hypothèses:

A-le commanditaire est Khéops, c'est possible car le sphinx se trouve aux environs de l’une des carrières d'où sont sorties les plus grosses pierres de sa pyramide. Il était le roi bâtisseur de la démesure ( comme son père Snéfrou ). La chaussée de sa pyramide est elle aussi décalée par rapport à son axe, ce qui laisserait la place au palais (qui dépasserait des limites du plan ci-dessus).

B-le commanditaire est Képhren, c'est possible car dans ce cas il aurait commencé par le sphinx et aurait construit sa pyramide plus tard en utilisant la même carrière. Il n'aurait pas pu construire la chaussée de sa pyramide perpendiculairement à sa pyramide sans déplacer son palais, voir ci-dessus, à noter que la chaussée de la pyramide de Khéops l'évite elle aussi. Il a donc été obligé de contourner le sphinx, ce qui tendrait à prouver que la construction du sphinx est antérieure à celle de la pyramide de Képhren, mais ne prouve pas qu'il ne l'a pas construit lui même.

C-le commanditaire est Dédéfrê, c'est encore possible, car ayant fait construire sa pyramide à Abou Roach au Nord de Guizeh, il aurait voulu laisser une trace sur le lieu de sépulture de sa famille, la IVème dynastie. N'oublions pas que le règne de Djédéfrê est antérieur à celui de Képhren.

Mais qui est l'homme qui a servi de modèle pour la tête du sphinx?

Les archéologues ont longtemps hésité sur la personne, mais peuvent maintenant s'accorder sur Khéops.
En effet, si l'ont n'est pas certain du constructeur, nous avons, non des preuves, mais des arguments en faveur de Khéops.
Nous n'avons en notre possession que deux statues de ce grand roi, une modeste statuette en ivoire de 10cm de hauteur qui se trouve au musée du Caire et une tête en granite de 54cm qui se trouve au musée de Brooklyn ( attribuée à Khéops depuis peu de temps ).
Par contre, ils existe de nombreuses représentations de Képhren et de Djédéfrê.
Ce qui nous aide à comparer, sans nous donner de preuves concrètes.

khéops

La tête de Brooklyn


Khufu


Statuette du musée du Caire. Photo empruntée au site wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Khéops

Si on considère que ces deux statues sont à l'effigie de Khéops, on peut y voir un visage large et carré et des lèvres charnues.

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Statue en diorite de Képhren au musée du Caire, elle fut retrouvée dans les vestiges du temple de la vallée de la pyramide.

Là, nous en sommes certains, il s'agit de Képhren, on peut voir que son visage est plus fin et allongé et que ses lèvres sont plus fines.


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sphinx

Comparaison des visages de Képhren et du sphinx.

 

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Buste de Djédéfrê, musée du Louvre

Là aussi, nous savons qu'il s'agit bien de Djédéfrê, le visage est plus fin et les lèvres sont plus fines.

Les oreilles du sphinx sont larges et décollées tandis que dans la statutaire des deux autres pharaons, les oreilles sont étirées et plaquées contre les tempes.

Maintenant il faut observer le némes de ces rois, chez le sphinx, chose qui était de coutume à son époque, le némes est complètement plissé et ne possède pas de bandeau sur le front, ce bandeau est un plis de l'étoffe et n'apparaît qu'avec l'avènement de Djédéfrê. Les ailes sur le sphinx sont profondément incurvées, elles sont planes chez Képhren.

La fausse barbe du sphinx a été ajoutée un millénaire plus tard par Toutmosis IV, le sphinx n'en possédait pas à sa construction. Aucune des représentations de Khéops que nous connaissons ne possède de fausse barbe. Elle n'apparaît qu'avec Djédéfrê et ses successeurs et toutes les statues représentant Képhren et Djédéfrê ont une fausse barbe.

L'uraeus, le cobra frontal, sur le sphinx se dresse du bord inférieur du némes et, au contraire des uraei de Képhren, il est travaillé en haut reliefs et présente les détails naturalistes de la gorge du serpent et des écailles de la coiffe.

3-conclusion:

Tout tend à prouver que le sphinx est une représentation de Khéops, mais qui l'a construit. Peut être le pharaon lui même ou l'un de ses fils en son honneur car Djédéfrê fut son fils et son successeur et Képhren succéda à son frère à sa mort.
Bien entendu, tout ceci ne reste que des hypothèses et je ne veux en aucun cas spéculer et donner des réponses.
Le mystère reste entier, jusqu'aux prochaines découvertes et c'est trés bien comme çà.

 

Références : 

Pyramides, temples et tombeaux de l’Égypte ancienne, Richards Lebeau, Autrement

La fantastique histoires des bâtisseurs de pyramides, Zahi Hawass, éditions du rocher.

Les grands sages de l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Tempus.

L’Égypte des grands pharaons, Christian Jacq, Tempus.

Dictionnaire des pharaons, Pascal Vernus et Jean Yoyotte. Tempus.

L’Égypte au temps des pyramides, Guillemette Andreu, Hachette.

Histoire de l’Égypte ancienne, Nicolas Grimal. Fayard

Égypte, sur les traces de la civilisation pharaonique, H.F.Ullman.

Les grandes pyramides chroniques d’un mythe, J.P. Corteggiani, Gallimard.

Lire et comprendre les hiéroglyphes, Hilary Wilson, Tchou.

Paysages et paradis de l’autre monde selon l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Maison de vie.

Djéser et la IIIème dynastie, Michel Baud, Pyagmalion.

Les cahiers de sciences et vie.

Dossiers d’archéologie.

Et diverses recherches personnelles sur le net.

 

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 05:07

Le grand Sphinx, qui date de l'ancien empire, est construit dans un seul bloc de calcaire.

Le corps est en calcaire plus tendre que la tête et c'est pour cette raison que cette dernière est mieux conservée.

Les pattes ont été restaurées plusieurs fois dans l'histoire et la dernière date de l'époque des Ptolémées.

La tête du Sphinx a été utilisée comme cible par les Turcs qui occupaient l'Egypte au XVIIème siècle, ils tiraient au canon et ont ainsi détruit le cobra et le vautour qui étaient sur le front du roi ainsi que la fausse barbe qui est exposée au British museum de Londres ( celle-ci fut installée par Toutmosis IV avec la stèle en granit ). Le nez a lui aussi disparu.

Deux écoles parlent du commanditaire du Sphinx, une serait Kephren, la seconde serait Khéops lui même. D'autres parlent même de Djedefrê... Comme il manque sérieusement de documents sur cette époque..........................à suivre.

 

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Le relief a été volontairement oublié, le Sphinx se trouvant dans une dépression rectangulaire.

P1300668

Avec au second plan, la pyramide de Khéphren.

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P2131187

On aperçoit les différentes restauration, d'ailleurs une est en cours actuellement.

P1300656

P1300657

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La stèle installée par Thoutmosis IV, il y est écrit:

Un jour il advint que le fils royal Thoutmôsis, qui allait se promener à l'heure de midi, se reposa à l'ombre de ce grand dieu ; la torpeur du sommeil le saisit, au moment où le soleil était à son zénith. Il s'aperçut alors que la Majesté de ce dieu auguste lui parlait, de sa bouche même, comme un père parle à son fils, disant : regarde-moi, contemple-moi, ô mon fils Thoutmôsis ; je suis ton père, Horakhéty- Khépri-Râ-Atoum ; je te donnerai la royauté sur terre, à la tête des vivants, tu porteras la couronne blanche et la couronne rouge sur le trône de Geb, le prince (des dieux). La terre t'appartiendra en sa longueur et sa largeur, et tout ce qu'illuminel'œil brillant du maître de l'Univers. Voilà que maintenant le sable du désert me tourmente, le sable au-dessus duquel j'étais autrefois ; aussi hâte-toi vers moi, afin que tu puisses accomplir tout ce que je désire.

 

A la suite il désensabla le Sphinx, le restaura et monta sur le trône.

 

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La barbe postiche, au musée de Londres.

P2131176

Le temple de la 18ème dynastie.

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