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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 23:39

 

 

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Stèle fausse porte du mastaba de Ptahhotep I, le père d'Akhethotep.

 

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Les restes de la salle à colonnes du même mastaba.

 

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Gros plan, on voit le nom de ptahhotep à gauche.

 

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L'entrée de nos jours.

 

mastaba de Ptahotep Page 4

 

Mur décoré du corridor d'entrée.

 

mastaba de Ptahotep Page 3

 

La chapelle de Ptahhotep II.

 

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La table d'ofrande de la chapelle.

Toutes les illustrations viennent de GARIS DAVIES Norman The Mastaba of Ptahhetep and Akhethetep, les photos sont de moi et de Tatiana:  http://tatiana.blogs.com/photos/sakkarah_mastaba_de_ptahh/index.html

 

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 23:21

 

ptah hotep Page 8

 

Le mur Est est le plus décoré de la chapelle et il est divisé en deux parties. Du côté gauche, il y a Ptahhotep qui est accompagné de son fils ainé du même nom. Il assiste aux « activités agréables accomplies par le pays tout entier » les travaux des champs.

Du côté droit, on voit Akhethotep accompagné de son fils ainé Ptahhotep et qui supervise les « contributions des forteresses des villes du Sud et du Nord du domaine funéraire… »

Le décor évoque la vie de la campagne avec les pêcheurs et les paysans. On y voit plusieurs scènes de reproduction animale.

Les scènes sont distribuées en sept registres principaux, parmi lesquels le 4ème et le 5ème sont subdivisés en deux sous registres.

Ptahhotep est de grande taille, il porte un collier large et un pendentif. Il est vêtu d’un pagne et porte une perruque, il a dans la main droite la canne de sa fonction. Dans sa main, il tien un morceau d’étoffe le symbole du titre de propriété.

Le texte se trouvant au dessus de lui nous explique qu’il surveille «  les agréables spectacles du pays tout entier ». ses titres sont inscrits à la fin du texte.

Son fils ainé est l’inspecteur des canaux, il porte le même nom que lui. Il est représenté de plus petite taille et tien dans sa main un oiseau par les ailes et de l’autre la canne de son père se qui symbolise qu’il partage une partie de ses pouvoirs et qu’il lui succédera

Seshemka, autre inspecteur des canaux, suit en retrait le fils de Ptahhotep.

 

 ptah hotep Page 1b

 

 

Partie de gauche :

Premier registre

Il est endommagé. On y voit les scènes de passage d’un gué par un  troupeau et le ramassage du papyrus qui sera mis en bottes et transporté.

Second registre

On y voit des scènes de jeux physiques entre jeunes hommes

Ce sont des représentations de occupations journalières, mais aussi d’une image idyllique de la force de la jeunesse.

Troisième registre

Il est consacré au travail de la vigne.

A gauche, un serviteur du Ka arrose la vigne qui pousse sur un grillage. La suite est un scène de vendanges et le pressage par cinq hommes, le raisin est ensuite placé dans un morceau de tissus qui sera tordu pour en extraite le maximum de jus. Un homme se trouve dans une position acrobatique pour écarter au maximum les deux grands bâtons entre les quels se trouve la pièce d’étoffe avec le mou.

Quatrième registre

Il est divisé en deux demi registres.  On y voit les animaux des bords du désert, des chiens, des antilopes et un petit couple de hérissons dont un a attrapé une petite sauterelle. Un chasseur tien en laisse deux chiens et une vache avec son veau est attaquée par un lion. Plus loin des scènes de chasse avec des chiens dressés attrapent un oryx et une gazelle.

 

 ptah hotep Page 2a

 

 

Cinquième registre

Scènes de la vie du fleuve. À gauche, un homme prépare des poissons à sécher. Un enfant aide un homme à la fabrication de cordages avec des tiges de papyrus. Ce qui servira à confectionner des embarcations dont on voit les étapes successives dans le demi registre de dessous. Le travail de l’enfant est d’assister son père qui lui apprend le métier ; le texte l’explique : "ô vigoureux garçon, porte moi les cordes". Le garçon répond: "ô père, voici la corde pour toi".

Sixième registre

On y voit le travail des chasseurs de volailles des bords du Nil. Le scribe en chef Oupemneferet ordonne aux hommes de tirer sur le filet dans lequel se trouvent les volatiles. Ils iront soit dans la basse cour soit à la broche.

 

ptah hotep Page 2b

 

 

Septième registre

Ce registre décrit des scènes de joutes entre bateaux sur le fleuve qui ramènent des paniers du produit de la chasse fluviale, œufs, petits gibiers ou oiseaux.

À gauche on voit un homme qui mange des produits sur un table, il s’agit peut être du sculpteur qui a décoré la tombe comme en témoigne le texte au dessus de lui : »son mehenkh bien aimé et fidèle, le chef sculpteur Ankhenptah » .

Le fait de s’être fait représenté sur le décor de la tombe de Ptahhotep, lui permettait une vie éternelle prés de celui-ci.

 

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Partie de droite :

Ptahhotep apparaît de nouveau sur le côté droit. Cette fois il est coiffé d'une perruque noire plus longue et une fausse barbe courte. Son vêtement reste un court pagne triangulaire. Il tient en main sa canne de fonction.

Au-dessus de sa tête se trouve un texte : "Voir le tribut, les contributions des forteresses et des villes du Nord et du Sud".

Cette fois il est précédé par son autre  "fils aîné, qu'il aime, le sab-ad-mer Akhethotep". Le fils tient la partie inférieure de la canne de son père et de l'autre main un oiseau.

Ptahhotep surveille la présentation d'animaux, soit capturés dans le désert, essentiellement des herbivores dont on essaiera de domestiquer certains, soit d'animaux d'élevage, surtout du bétail.

Premier registre

Six hommes luttent,  l'un d'entre eux s'appelle Akhethotep et pourrait être le fils de Ptahhotep. À droite, six autres hommes amènent un prisonnier devant eux.

Second registre

Quatre hommes tirent des traîneaux sur les quels sont posés des cages. On y trouve un lion et un léopard. A côté, deux hommes portent des balances avec des animaux capturés, entre les deux, un homme tient une gazelle sur son épaule. Khoumhotep  promène se chiens.

Troisième registre

Six hommes avec cinq antilopes.

Quatrième registre

L'une des vaches est en train de mettre bas. Le petit sous registre du dessus montre du bétail entravé.

 

 

 ptah hotep Page 1a

 

 

mur ouest 

 

Le mur ouest est composé de deux stèles fausses portes et d’une partie centrale comportant la scène des offrandes et les titres de Ptahhotep.

La fausse porte de gauche est classique du type utilisé pendant la Vème dynastie alors que celle de droite est du type d’apparat. C’est devant la stèle classique que se trouve la table d’offrande.

Sur la scène central, Ptahhotep est assis devant une table d’offrandes remplie de pain. Il est vêtu d’un pagne en peau de léopard, tenue des prêtres Sem, la queue va jusqu’à la chaise, on voit les griffes de l’animal sur ses deux épaules tandis que la partie haute de la tenue est nouée sur celle de gauche. Il porte à son nez un vase contenant certainement un parfum.

Au dessus de lui se trouve la liste de ses titres, dont ceux de prêtre des pyramides de Niousserê, Menkouhor et Djedkarê Isési, le pharaon qui régnait à cette époque.

 

ptah hotep Page 9

 

 

Au sommet de la partie centrale, entre les deux fausses portes, se trouve une liste détaillée des offrandes et des cérémonies en rapport avec elles.

En face de Ptahhotep, se trouve quatre registres comprenant les personnages liés au culte funéraire.

En haut, les prêtres lavent le mobilier funéraire, brulent de l’encens et récitent les formules rituelles.

Sur les trois registres suivants, les hauts personnages viennent apporter leur offrandes.

Il est à noter que que la partie gauche du bas et les offrandes n’ont pas été peintes. Peut être Ptahhotep était il décédé à l’époque des finitions. Souvenons nous du pot de peinture oublié.

Sous la table il ya une liste courte d’offrandes résumée par : «  des milliers de pain, de bière, tissus, vêtements, bœufs, antilopes, oies ».

 

 ptah hotep Page 4

 

 

La stèle fausse porte de gauche est du style classique. Elle est surmontée d’une corniche en relief. La décoration de cette fausse porte reprend en intégralité les fonctions de Ptahhotep en résumant sa carrière terrestre. C’est au pied de celle-ci que l’on trouve la table d’offrande.

Chaque jambage de la stèle porte deux colonnes de textes. L’espace entre les architraves représente la table d’offrande.

Les quatre jambages sont terminés par Ptahhotep et son nom. Les deux du centre le représentent debout tandis que les deux autres assis, dont un, à gauche, porté par quatre hommes. Le texte indique qu’un prêtre, qui récite, fera chaque jour un tour d’inspection.

Le texte du jambage gauche commence par »entrer dans sa demeure d’éternité en paix parfaite, étant bienheureux devant Osiris »

À droite on lit : « traverser l’eau en paix parfaite… pris en main par ses pères… »

Les jambages du milieu portent les formules "hetep-di-nesou" habituelles. : "Puisse le roi donner une offrande invocatoire…".

 

La seconde stèle fausse porte est du style d’apparat. Elle ne comporte aucune inscription, pas de nom du propriétaire ni ses titres. Elle remplit quand même la fonction de porte entre les deux mondes.

Elle ressemble en bien des points au mur se trouvant derrière le sarcophage de Ounas dans la première pyramide à textes, peut être que les fausse portes d’apparat des tombes des hauts dignitaires de la Vème dynastie auront servi de modèle pour les pyramide qui suivront, Ptahhotep a servi Ounas vars la fin de sa vie.

Elle représente les décors de façade de palais et comporte tous les élémnts de ce type de constructions.

Ainsi Ptahhotep aurait combiné trois symboles : un passage vers l'au-delà, un passage dans le palais de son souverain et un passage vers sa propre habitation terrestre.

A l’origine cette porte était entièrement décorée et peinte, la couleur est partie avec le temps.

On trouve au centre une rainure portant quatre portes qui ont en leur sommet, un rouleau représentant les portes ouvertes, à cette époque les systèmes de fermetures étaient des tresses de roseaux roulées.

De chaque côté, les grands espaces verticaux sont décorés de structures géométriques rappelant des mâts de navires. Ces "mâts" sont peints comme s'ils étaient attachés à la base par des cordes passant à travers des nœuds.

Les espaces étroits sont emplis de motifs ressemblant à des chaînes qui rappelleraient celles utilisées pour les dresser ou les abaisser. Ces nœuds sont serrés à leur sommet tandis que les cordages s'affaissent en tas au pied.

 

 ptah hotep Page 5

 

 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 15:59

 ptahotep

Ptahhotep

Ptahhotep (Ptah est satisfait) était un haut dignitaire de la Vème dynastie. Il a été haut fonctionnaire sous trois souverains de cette dynastie, Menkaouhor, Djedkarê Isési et Ounas.  L’âge respectable qu’il a dû atteindre lui a valu de rentrer dans la légende avec ses maximes célèbres. Ses titres étaient : inspecteurs des prêtres de la pyramide de Isési, des prêtres purs des pyramides de Niousserrê et Menkaouhor, inspecteur des canaux, premier après le roi, bâton du peuple, gouverneur de la grande maison, directeur de la grande cour, chef du secret de tous les ordres du roi…

Le titre de vizir n’apparaît uniquement que sur le sarcophage de Ptahhotep et suffit pour lui être attribué officiellement.

On pénètre dans une antichambre avant de pénétrer dans la chapelle, l’accès de celle-ci se trouve une petite ouverture dans la partie Sud de la salle à colonne du mastaba. On a retrouvé dans cette antichambre un petit pot de peinture, peut être est ce un reste de celle utilisée par le maître Ptahenankh, qui est cité dans le mastaba.

Vers l’Est se trouve un petit couloir qui mène à une salle aujourd’hui très endommagée peut être par Mariette, son découvreur, pour y installer un escalier qui permettait de pénétrer sur le site.

 

Pour entrer dans la chapelle, un étroit passage de 1mx2,2m nous donne l’accès. Le plafond est constitué de deux énormes dalles rainurées et peintes en rouge, imitant les troncs de palmier. Comme partout dans la chapelle, les murs sont plaqués de calcaire fin de Tourah, sculptés et peints, seule la partie basse est constituée de pierre de moindre qualité. Les dimensions de la chapelle sont de 5,3mx2,3x3,75m de hauteur.

Nous sommes certains que les couleurs étaient encore éclatantes à l’époque de la découverte et que celles-ci se sont dégradées pendant les 50ans qui ont suivi. Une restauration serait peut être à envisager.

 

La décoration des murs de l’entrée montre des animaux et des produits de ferme. Sur le mur Est, on peut voir des bœufs sur le registre du haut tandis que sur les autres on découvre des produits et animaux divers.

 

entrée est

 

Sur le mur Ouest, les trois registres du bas montrent des produits de ferme tandis que celui du haut décrit diverses volailles en le nommant, oies, canards et pigeons.

 

entrée ouest

 

Sur le mur Nord de la chapelle, au dessus de l’entrée, nous trouvons Ptahhotep assis sur sa chaise aux pattes de lion qui reçoit le rapport d’une personne qui lui tend un rouleau, pendant que des serviteurs s’occupent de sa toilette et de son apparence.

On s’occupe de sa barbe et de sa perruque, on lui oint les pieds d’huile parfumée et une autre personne lui apporte des pièces de lins, derrière lui on lui apporte une boite.

Sous on siège on voit un serviteur qui tiens en laisse trois chiens et un singe.

Un harpiste et un accompagnateur lui jouent de la musique sur le registre du haut.

Derrière eux quatre nains s’occupent des bijoux que portera le maître.

 Sur les deux registres du milieu, on compte onze personnes dans une position de soumission, agenouillés.

Le dernier registre montre encore des musiciens et une personne qui se sert dans un grand panier plein de victuailles.

Il semblerait que cette partie du mur représente le début de la journée du vizir.

 

mur nord haut

 

L’autre partie de ce mur,  représente des scènes d’offrandes et de boucherie.

Le registre du haut dit : "Apporter les biens au responsable de la ville de pyramides…Ptahhotep".

 Second registre : "Apporter les tributs, les choses qui germent, et toutes bonnes choses par les serviteurs du ka…".

 

 i

 

Les troisième et quatrième registres  se voient comme une bande dessinée, en effet, des bouchers découpent le bétail en discutant. On voit ainsi au troisième registre, un homme qui tire sur la patte d’un bœuf et étant sa main vers le chef des prêtres ouab et lui dit « vois ce sang » auquel le prêtre répond « il est pur ».

Au dernier registre, les deux hommes de gauche qui coupent la patte d’un bœuf crient » voyez ce cœur ». a droite un homme qui porte un récipient ordonne aux bouchers « donnez moi ce sang ».

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 23:26

 

mastaba de ptahotep

 

mastaba de Ptahotep Page 2

 

mastaba de Ptahotep Page 1

 

Il s’agit d’un groupe de tombes situées à l’Ouest de la pyramide de Djoser, les mastabas D62 et D64. Le premier est celui de Ptahhotep l’ancien, père de Akhethotep I et grand-père de Ptahotep II, tous deux propriétaires du mastaba D64. Ptahotep II aura deux fils qui seront nommés Akhethotep et Ptahhotep .  Ce dernier Akhethotep aura un mastaba qui serait le numéro E17 situé au Nord de la pyramide d’Ounas et au Sud Est de celle de Djoser.

Ptahhotep II est celui qui a écrit les fameuses maximes du même nom, qui serviront de base à la doctrine de vie des coptes chrétiens.

Toute cette famille de courtisans a vécu à la Vème dynastie et Akhethotep I et son fils Ptahhotep II ont été vizirs.

Ptahhotep II aurait été fonctionnaire sous Mekaouhor, Djedkarê Isési et Ounas, période assez longue pour l’époque, ce qui donnerait foi à la légende selon laquelle il aurait vécu 110 ans quand il a écrit ses maximes.

 

  Le seul mastaba à pouvoir être visité, est celui de Akhethotep I et Ptahhotep II le D64. Il a été restauré et est en parfait état. À l’époque de sa découverte par Mariette, il se trouvait être différent si on en croit le plan effectué à cette époque par l’archéologue. Voir plus loin.

 

 

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  Deux photos du mastaba D62 de Ptahhotep l'ancien.

 

On pénètre dans le complexe par une petite rampe qui donne sur une avant cour. Juste en face de nous se trouvent les restes du mastaba D62, partiellement en ruines et donnant sur l’Est. Tout de suite à gauche nous arrivons sur le mastaba D64, double.

L’ensemble est composé de douze pièces dont quatre sont décorées et d’un corridor décoré lui aussi.

L’entrée du bâtiment est un renfoncement rectangulaire portant deux piliers et qui devait être couvert donnant sur l’entrée haute et étroite.  Un long couloir de 7m x 2m est partiellement décoré et fait partie du complexe funéraire d’Akhethotep. De ce corridor ont peut accéder à trois salles par trois sorties différentes. L’une d’entre elles donne sur une salle, à l’Est, très endommagée, qui devait certainement être prévue pour une extension à un des fils du propriétaire. La deuxième donne sur deux salles annexes qui aboutissent directement à la chapelle d’Akhethotep et se situent prés de l’entrée. La troisième au fond du couloir prés de la niche donne sur une grande salle à quatre piliers.

De cette salle nous pouvons accéder à quatre pièces différentes : le corridor d’entrée à l’Est, la chapelle d’Akhethotep à l’Ouest, aux deux salles annexes précédemment citées au Nord et à une petite pièce menant à la chapelle de Ptahhotep au Sud.

La chapelle d’Akhethotep est en forme de T renversé et la fausse porte se situe dans la partie verticale de ce T càd à l’Ouest.

La pièce donnant sur la chapelle de Ptahhotep mesure environ 2mx3m.

La chapelle proprement dite mesure 5mx3m environ et est entièrement décorée.

Je n’ai pas encore trouvé de plan du complexe souterrain pour le moment.

Trois types de pierres ont été utilisées pour la construction de ce tombeau familial : le  calcaire fin de Tourah pour les parties décorées, une pierre calcaire jaunâtre  pour les parties du plafond et les extérieurs et enfin une pierre plus grossière pour tout ce qui est des bourrages et de la maçonnerie.

 Pages-de-mariette_mastabas.jpg

Un extrait d'un recueil de Mariette au moment de la découverte, on voit bien que le bâtiment n'était pas encore totalement mis à jour.

 

Références : 

Pyramides, temples et tombeaux de l’Égypte ancienne, Richards Lebeau, Autrement

La fantastique histoires des bâtisseurs de pyramides, Zahi Hawass, éditions du rocher.

Les grands sages de l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Tempus.

L’Égypte des grands pharaons, Christian Jacq, Tempus.

Dictionnaire des pharaons, Pascal Vernus et Jean Yoyotte. Tempus.

L’Égypte au temps des pyramides, Guillemette Andreu, Hachette.

Histoire de l’Égypte ancienne, Nicolas Grimal. Fayard

Égypte, sur les traces de la civilisation pharaonique, H.F.Ullman.

Les grandes pyramides chroniques d’un mythe, J.P. Corteggiani, Gallimard.

Lire et comprendre les hiéroglyphes, Hilary Wilson, Tchou.

Paysages et paradis de l’autre monde selon l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Maison de vie.

Djéser et la IIIème dynastie, Michel Baud, Pyagmalion.

Les cahiers de sciences et vie.

Dossiers d’archéologie.

Et diverses recherches personnelles sur le net.

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 03:22

Dans la cour aux 25 chapelles et prés du temple funéraire ont été construits des représentations des habitations de l'époque. Pour un souci d'unification des deux terres, les chapelles rappellent les maisons du Nord et du sud de l'Égypte. Elles étaient construites en roseaux tressés et en bois (très rare dans ce pays). Tout est encore représenté dans la pierre, symboliquement, pour l'éternité. La pierre cherche à copier absolument tout ce qui servait à cette époque dans la construction. Plus tôt, on construisait en brique et en bois, matériaux tendres qui ne duraient pas, la pierre apporte la durée et l'éternité. L'innovation apportée par Imhotep est spectaculaire et on a l'impression que l'Égypte franchi un pas énorme à cette occasion. Il sera glorifié à cette occasion avant d'être divinisé, par toutes les civilisations suivantes. On parle encore de lui dans les écoles d'architecture de nos jours comme l'inventeur de cette spécialité. Le complexe de Djoser est le premier de cette importance et le plus vaste construit par les Égyptiens. Bien sur le calcaire n'est pas la pierre la plus solide, mais elle facile d'utilisation et abondante dans ce pays. Et les Égyptiens utiliseront d'autres matériaux pour certaines parties de leurs constructions (chambres funéraires et dallage de temples), notamment le granite et le schiste, qui sont des pierres plus dures. Les statues seront construites dans les pierres les plus dures (diorite, granite, grauwake...) et les obélisques le seront toutes en granit. Et tout cela avec des burins de cuivre...  

 

symbolique des maisons Page 4

 

maison du sud 02

 

Reconstitution avec les couleurs, d'après Audran Labrousse. Les motifs sont semblables à ceux qui décoraient le couloir du mastaba de Hézyrê.

 

 

symbolique des maisons Page 3

 

 

 

maisons 2

 

Représentation des maisons du Sud

 

symbolique des maisons Page 1

 

  Maison en roseau, du Sud de l'Irak actuel, existant certainement déjà à l'époque de Djoser.

 

symbolique des maisons Page 2

 

L'intérieur de cette bâtisse. Photos tirées du film "Aux origines de l'Égypte, les films de Chams"

 

symbolique des maisons Page 5

 

La jonction d'une colonne et d'une "poutre" dans une maison du Sud

 

symbolique des maisons Page 6

 

Ce qu'elle devait représenter dans la réalité. Photos tirées du reportage "la pyramide du roi Djoser à Saqqarah, série architecture de Arte"

 

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 00:43

 

 

vues intérieures Page 03

 

vues intérieures Page 13

 

La seule véritable porte du complexe (sur 15 en tout) telle qu'elle devait se trouver à l'époque de Djoser, resplendissante en calcaire blanc de Tourah et de nos jours.

 

L'entrée principale, un passage étroit d'un mètre (2 coudées) et long d'une dizaine de mètres environ, donnait accès à un long corridor. Les murs latéraux de celui-ci étaient ornés de vingt fausses colonnes fasciculées imitant des faisceaux de roseaux, disposées en saillie aux murs et hautes de 6,60 m. Il ne s'agit donc pas encore de véritables colonnes proprement dites, elles étaient inserrées dans un muret qui les supportait. Peintes en rouge, les murs du corridor l'étaient en noir, comme pour mieux s'effacer. Entre ces murets, on avait créé dans l'espace des niches qui accueillaient chacune une statue du roi.

 

vues intérieures Page 01

 

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On ne voit plus la peinture mais on en a retrouvé des traces.

 

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Les colonnes représentent des faisceaux de roseaux, matériau traditionnellement utilisé à l'époque pour les constructions urbaines. Les plafonds des habitations de cette périodes étaient des poutres de bois brutes, non taillées. Elles aussi ont été reproduites dans la pierre et inserrées dans l'architecture du complexe.

 

vues intérieures Page 05

 

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vues intérieures Page 15

 

  Les fausses poutres étaient inserrées au dessus des niches et dans le corridor, toutes perpendiculaires à la structure.

Sur la 1ère photo, on aperçoit des traces de peinture rouge.

 

Si sur les 15 portes une seule est réelle et ouvertee, on a représenté la porte intérieure du corridor ouverte pour l'éternité, les gongs et les portes étant sculptés dans la pierre.

 

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A la suite des vingts colonnes, un petit hall comprenait 4 colonnes doubles qui étaient placées perpendiculairement aux autres, et ensuite on entrait dans la cour principale.

 

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Ce hall donnait sur une petite porte toujours ouverte et donnant accés libre à la cour.

 

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Les colonnes doubles étaient légèrement plus basses que les colonnes du corridor.

 

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 00:00

 

ouserkafOuserkaf Pure parmis les lieux

 Ouserkaf; Pure parmi les lieux

 

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ouserkaf Page 2

 

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  Le complexe funéraire d’Ouserkaf se situe à Saqqarah, à l’angle Nord/Ouest du complexe de Djeser. Ouserkaf a effectué une continuation dans le changement en choisissant un autre emplacement pour sa pyramide que celui de ces prédécesseurs, comme l’avait fait avant lui Shepseskaf, dernier roi de la 4ème dynastie. Le complexe est très différent de tous les autres par divers points. Le temple funéraire est axé au Sud, alors que tous les autres le sont à l’Est et une chapelle d’offrande se trouve sur la face Est de la pyramide alors que la tradition la plaçait dans le temple funéraire. On suppose que le complexe était relié à un temple de la vallée par une chaussée, mais on n’a, à ce jour, retrouvé aucune trace de l’un ou de l’autre. Certains pensant qu’ils n’ont jamais existé, c’est pour cette raison que je ne les ai pas représentés dans le modèle 3D.

La pyramide du roi mesure 73,30mx49m avec une pente de 53° environ. Elle était revêtue d’un calcaire fin de Tourah. On a beaucoup parlé de la diminution de taille des complexes pyramidaux à partir de la 5ème dynastie, certains avançant même que cette transformation avait commencé par Shepseskaf et son mastaba (qui est de dimensions colossales) et aurait été due à une crise économique. Il faut peut être plutôt y voir un rôle plus important du temple funéraire qui allait en s’accroissant. Les blocs de pierre internes au parement, avaient été posés de façon irrégulière et au moment où les voleurs de pierres se sont servis, le centre de la pyramide s’est écroulé de telle façon que de nos jours, elle ressemble à un tas de pierre plus qu’à une pyramide ce qui contraste avec sa voisine, celle de Djeser. Peut être était ce une nouvelle technique à l’essai qui aurait fait gagner du temps pendant la construction.

L’entrée de la pyramide se trouve sur la face Nord. De là, on passe par un couloir descendant de 18,5m qui donne sur un couloir horizontal contenant les herses de granit dont celle du milieu était énorme. Il donne accès à trois chambres perpendiculaires. À l’Est un petit couloir donne sur un magasin où devait se trouver le mobilier funéraire. Dans l’axe de la pyramide, au centre se trouvait l’antichambre et à l’Ouest la chambre funéraire qui contient le sarcophage de basalte et le coffre à canopes. Elle était pavée de calcaire de Tourah et le plafond avait la forme de voute en chevrons. Tout l’intérieur de la pyramide était dépourvu de décoration.

Pour la première fois, la pyramide satellite se trouve intégrée au temple funéraire, elle mesurait environ 21m. Son entrée était sur la face Nord, le plafond de la chambre interne était en voute à chevron.

La pyramide de la reine, mesurait 26,25m pour uen pente de 52°. Son entrée se trouve sur la face Nord. La chambre funéraire comportait un toit en voute en chevron. On accédait à la pyramide par une cour ouverte du temple funéraire dont il ne reste plus grand-chose de nos jours. On pense que cette reine était Néferhétepès, épouse d’Ouserkaf et mère de Sahourê.

De la chapelle d’offrandes située sur la face Est de la pyramide du roi, il ne reste que peu de traces, elle était constituée d’une petite salle centrale qui contenait une stèle fausse porte devant laquelle les offrandes étaient placées. De chaque cotés de cette salle on trouvait une petite chambre. Ses murs étaient en granit parés de calcaire fin.

Le temple funéraire était construit en calcaire de Tourah et en grés. Les piliers, les portes et les colonnes étaient en granit, le basalte a été utilisé pour les dalles. Malgré son emplacement original, il restera le seul construit de cette manière dans l’histoire, le temple possède tous les éléments qui étaient standards à l’époque. Une porte donne à un vestibule à l’Est. Au Sud de celui-ci, des magasins. Une porte dans un coin donne sur un autre vestibule possédant des piliers de granit. Ensuite, nous tombons sur une cour ouverte à colonnes en granit portant la titulature du roi, elle était pavée de basalte. On y a retrouvé une tête colossale du roi en granit. Il y avait deux portes dans cette cour, elles menaient à un petit hall à colonnes qui ensuite donnait sur un sanctuaire à 5 chapelles. Nous ne connaissons pas grand-chose de la décoration intérieure du temple, mais les quelques objets découverts prouvent que cette décoration devait être de grande qualité.

 

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La pyramide du roi avec celle de Djeser en arrière plan.

 

entrée

 

Gros plan sur l'entrée de la pyramide

 

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Les restes du temple funéraire de la reine.

 

 

Références : 

Pyramides, temples et tombeaux de l’Égypte ancienne, Richards Lebeau, Autrement

Les grands sages de l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Tempus.

L’Égypte des grands pharaons, Christian Jacq, Tempus.

Dictionnaire des pharaons, Pascal Vernus et Jean Yoyotte. Tempus.

L’Égypte au temps des pyramides, Guillemette Andreu, Hachette.

Histoire de l’Égypte ancienne, Nicolas Grimal. Fayard

Égypte, sur les traces de la civilisation pharaonique, H.F.Ullman.

Lire et comprendre les hiéroglyphes, Hilary Wilson, Tchou.

Paysages et paradis de l’autre monde selon l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Maison de vie.

Les cahiers de sciences et vie.

Dossiers d’archéologie.

Et diverses recherches personnelles sur le net.

 

 

 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 20:53

 shepseskafla purifiée

Chepseskaf; La purifiée

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Chepseskaf a choisi de construire son complexe funéraire à Saqqarah contrairement à ses prédécesseurs de la IVème dynastie. Certains y ont vu un bouleversement de la religion. Il aurait remis en question le culte de Râ et aurait choisi de ne pas construire en face d’Héliopolis, la ville de ce culte. D’autres ont parlé de la première crise économique de l’histoire et que l’Égypte aurait été épuisée par les constructions monumentales des rois précédents. Mais il avait terminé le complexe de son père Mikérinos et son mastaba est de dimensions très importantes. Peut être n’y avait-il plus de place à Guizeh, tout simplement. La question serait plutôt pourquoi n’a t’il pas construit de pyramide comme les autres rois de l’ancien empire, il sera le seul pharaon jusqu’à Thoutmosis Ier et l’avènement du nouvel empire a ne pas construire de pyramide, c’est à dire plus de mille ans plus tard, si on excepte Montouhotep et son temple pyramidal. Le monument a été construit dés le départ pour être de ce type, contrairement à ce que pensait certains spécialistes, les fouilles effectuées tendant à le prouver. Le complexe reste quand même typique de l’ancien empire, avec un monument principal, le mastaba, un temple funéraire, une chaussée de 760m et un temple de la vallée. Il semble que le complexe ne possédait pas de pyramide satellite ou de monument de culte. Le temple de la vallée n’a pas encore été retrouvé et personne n’a entamé de fouilles à son égard. Le mastaba a été construit en deux étapes, d’abord en pierres et ensuite il fut terminé en briques crues, du fait du cour règne de Chepseskaf. Deux murs distants de 40m entourent l’édifice. On a retrouvé des restes de statues du roi, confirmant que le culte a été pratiqué.

Le mastaba possède deux degrés et mesurait 104mx78m avec une pente de 70° et une hauteur de 20m. Il restait de dimensions spectaculaires. Il était revêtu de calcaire fin de Tourah sauf à la base qui était en granit rose. Il est composé de blocs énormes qui peuvent être vus de très loin comme le montre la photo prise d’environ 1,5km.

Il a son entrée au Nord et un couloir descendant de 21n et pentu de 23° part de là.

Il est revêtu de granit rouge.  Ensuite on arrive sur un autre couloir horizontal suivi d’un autre bloqué par Blocs herses et 20m plus loin environ on trouve l’antichambre perpendiculaire au monument mais en son centre. Elle est couverte par un système de chevrons. De l’antichambre on accède à deux passages. L’un d’eux, long de 10m, comprend six niches de 2,5m de profondeur, semblables à ceux de Mikérinos. Ils devaient contenir le mobilier funéraire. Le second est un couloir court descendant de 8m x 3,85m x 5m environ et mène à la chambre funéraire. On y a retrouvé des fragments de sarcophage décoré des façades de palais. Il rappelle celui de son père, perdu en mer.

Le plafond de cette chambre est en granit posée en chevrons  retaillé pou lui donner la forme d’une voûte. Encore une fois imitant la chambre funéraire de son père. Le temple funéraire est collé à la façade Est, comme sur tous les autres monuments, il est constitué d’une double enceinte à deux entrées. Une venant de la chaussée et l’autre sur la façade Est. Il y avait une avant cour publique qui donnait accès au temple cultuel. A l’intérieur du temple se trouvait un hall destiné aux rites de purification des offrandes. On y trouvait une stèle fausse porte et des magasins. Mais on n’y a pas trouvé de salle à 5 niches comme partout ailleurs. Un des murs de ce temple possède encore des restes de décoration en façade de palais, fait non produit depuis Djeser.

Sa sœur et épouse Khentkaous 1 est enterrée à Guizeh.

 

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Le monument de nos jours

 

 

Références : 

Pyramides, temples et tombeaux de l’Égypte ancienne, Richards Lebeau, Autrement

Les grands sages de l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Tempus.

L’Égypte des grands pharaons, Christian Jacq, Tempus.

Dictionnaire des pharaons, Pascal Vernus et Jean Yoyotte. Tempus.

L’Égypte au temps des pyramides, Guillemette Andreu, Hachette.

Histoire de l’Égypte ancienne, Nicolas Grimal. Fayard

Égypte, sur les traces de la civilisation pharaonique, H.F.Ullman.

Lire et comprendre les hiéroglyphes, Hilary Wilson, Tchou.

Paysages et paradis de l’autre monde selon l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Maison de vie.

Les cahiers de sciences et vie.

Dossiers d’archéologie.

Et diverses recherches personnelles sur le net.

 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 02:14

 

pépiPépi II Stable et vivante

Pépi; Stable et vivante

 

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Le complexe funéraire de Pépi II est de même type que tous ceux de ses prédécesseurs de la VIème dynastie. Son propriétaire aurait pu faire beaucoup plus grand, mais a préféré garder une pyramide « standard », il a régné plus de 94ans. La pyramide a son entrée au Nord, au niveau du sol, dans une petite chapelle, elle est axée Est/Ouest. Une longue chaussée relie le temple funéraire à son temple d’accueil.

Il possède, comme celui de son père Pépi 1er, des pyramides de reines qui ont chacune leur temple funéraire distinct.

La pyramide mesurait 78,5m x 52,5m avec une pente de 53°.  La sous structure est standard elle aussi, elle est basé sur les pyramides de Téti et de pépi 1er. Elle a été construite comme une pyramide à 6 degrés parée d’un calcaire fine de Tourah.

Directement à la suite de la chapelle, un couloir descendant en calcaire donne sur une chambre horizontale de 16m de long  qui donne elle même sur un couloir horizontal de 23m arrêté par trois herses de granit sur 6m.  un autre couloir horizontal mène à l’antichambre sous le centre de la pyramide, à l’Est une petite salle qui laisse à penser à un serdab ou au magasin du mobilier funéraire. En face de cette antichambre se trouve la chambre funéraire contenant le sarcophage de granit noir. Une ligne des textes des pyramides y est inscrite avec la titulature du roi. Aux deux extrémités sont gravées des fausses portes. Cette pyramide est décorée des textes des pyramides dans la chambre funéraire, l’antichambre et une partie du couloir. La chambre et l’antichambre sont couvertes d’une voute en chevron de calcaire peint en bleu et décorée d’étoiles dorées imitant le ciel étoilé. On a retrouvé dans la chambre funéraire un coffre à vases canopes et des fragments de diorite et d’albâtre ainsi qu’une lame de couteau d’or.

Le temple funéraire est très standard lui aussi, même la décoration en bas reliefs ressemble à celle du complexe de Sahourê, de la Vème dynastie. À la sortie de la chaussée, on entre dans le temple funéraire par un couloir transversal qui donne sur un vestibule décoré de bas reliefs montrant le roi détruisant les forces du mal, symbolisés par des animaux ou frappant les ennemis de l’ Égypte. Ensuite on arrive à une cour ouverte à 18 piliers carrés de quartzite. Les piliers sont décorés du roi avec un dieu. Le sol de cette cour est en calcaire et les murs sont nus. Des magasins sont placés de part et d’autre de la cour. Dans une salle transversale, on a retrouvé des scènes du rituel de l’Heb Sed. Immédiatement en entrant dans le temple intérieur on arrive à la chapelle aux cinq statues. De cette salle on arrive à une petite chambre à un pilier unique en quartzite, décorées de plus de cent dieux et déesses accueillant Pépi. La décoration d’un autre mur montre le roi protégé par Anubis et Nekhbet. À la suite de cette chambre on arrive au sanctuaire contenant la stèle fausse porte. De chaque côtés se trouvaient des magasins avec les objets du culte. Sur les murs du sanctuaire on voit Pépi devant una table d’offrande et les nombreux produits de ses domaines royaux. Une autre scène montre l’abattage du bétail.

La chaussée est très longue, environ 520m. Elle était décorée des scènes traditionnelles, le roi écrasant les ennemis de l’Égypte. Pépi y est représenté en tant que sphinx.

On pouvait accéder au temple de la vallée depuis le désert ou le lac. Sa porte d’entrée en granit donnait sur une salle à piliers carrés de granit. Derrière elle on traouvait une autre salle à piliers. Les salles étaient décorées des habituelles scènes du roi détruisant ses ennemis.

Le temple de la vallée était de grande taille.

 

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La pyramide de nos jours

 

Références : 

Pyramides, temples et tombeaux de l’Égypte ancienne, Richards Lebeau, Autrement

Les grands sages de l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Tempus.

L’Égypte des grands pharaons, Christian Jacq, Tempus.

Dictionnaire des pharaons, Pascal Vernus et Jean Yoyotte. Tempus.

L’Égypte au temps des pyramides, Guillemette Andreu, Hachette.

Histoire de l’Égypte ancienne, Nicolas Grimal. Fayard

Égypte, sur les traces de la civilisation pharaonique, H.F.Ullman.

Lire et comprendre les hiéroglyphes, Hilary Wilson, Tchou.

Paysages et paradis de l’autre monde selon l’Égypte ancienne, Christian Jacq, Maison de vie.

Les cahiers de sciences et vie.

Dossiers d’archéologie.

Et diverses recherches personnelles sur le net.

 

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Les pyramides des reines

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 00:01

 

pépi 1er Page 4

 

1-Pyramide de Pépi

2-Pyramide de Ankhesenpépi 1ère (mère de Mérenrê 1er)

3-Pyramide de Ankhesenpépi 2 (mère de Pépi 2)

4-Pyramide de Rêhêrichefnakht

5-Pyramide de Béhénou

6-Pyramide de Haaherou

7-Pyramide de Méritâtes

8-Pyramide de Nedjeftet

9-Pyramide de Inenek

10-Pyramide de Nebouenet

11-Mastaba de Ankhnes

12-Tombe de Horneteriket

 

  Depuis 1988, une équipe Française fouille le site de Pépi1er et y a découvert, pour le moment, 8 pyramides de reines et plusieurs tombes annexes. Trois de ces pyramides avaient leur propre temple funéraire et deux leur pyramide satellite. Certaines étaient même décorées des textes des pyramides.

 

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